VOYAGE PHILIPPINES

Voyage aux Philippines : Le pays aux 7 107 îles

Archipel de plus de 7 000 îles paradisiaques, les Philippines vous offriront de beaux moments sur ses plages au bord de la mer. Un climat idéal, la forêt tropicale, de nombreuses églises anciennes, des vestiges d'un patrimoine riche datant de l'époque espagnole… Un voyage merveilleux vous attend.
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Photo de Le retraité "philippin" Photo de Le retraité "philippin" Photo de Le retraité "philippin" Photo de Le retraité "philippin" 13h de bus (et ferry) avec climatisation et télé à fond qui projette des films de bagarre ou des karaokés m'ont conduit au sud de l'ile de Mindoro, à Bulalakao. Comme le staff m’avait attribué une place VIP, je suis devant pour bien voir et bien entendre les enceintes juste au dessus … ; il m’a fallu 2 dolipranes.

Pour l'hébergement, je vais au couvent où mon livre guide annonce des sœurs qui proposent des chambres. En fait de sœurs dans un couvent, je trouve le « Père Marlon » dans son presbytère…. Je lui dis pourquoi je suis là (erreur du livre), il me questionne pas mal : séminariste ? chrétien ? ce que je souhaite faire, et finalement mon objectif l'intéresse. Il me propose une chambre - 1 lit, toilettes et douche à la casserole, très rudimentaire mais ça me va. Il est cool le Père, en bermuda bleu vif à fleurs, la bière à la main avec un ami !!!

Il a 2 aides : Eran a 16 ans et aide le Père pour la gestion du presbytère. Il aide son 2nd (Joebert) pour la cuisine mais il est aussi le driver (en motobyke ou voiture) du Father Marlon. En dehors de l’école (High school - notre collège, il passe la majorité de son temps au presbytère. Il voit rarement sa famille, peut être à noël mais pas sûr car il préfère retrouver sa girl-friend qui est au Collège (lycée) à Calapan. Il veut travailler plus tard comme forgeron. Le travail au presbytère lui permet de gagner un peu d’argent.

Le lendemain matin, à 8h Bong, contacté par le father Marlon, arrive avec sa motobyke pour m’emmener à Bahit (25 kms de Bulalakao). Hier soir j’ai exposé ce que je voulais voir au prêtre et à son ami : essayer de rencontrer les mangyans et les Hanunoos. Ce sont des ethnies uniquement présentes sur Mindoro et qui font tout pour préserver leur culture, ce qui est accepté par le gouvernement. Après quelques discussions ils m’ont conseillé d’aller à Bahit (village mangyan) mais eux-mêmes n’y sont jamais allés.

Bong est formateur pour les catholiques leaders qui doivent ensuite aider les prêtres. Il a laissé son groupe ce matin car il est lui aussi très intéressé pour aller voir ce village qu’il ne connaît pas.

Nous prenons donc la route et il doit demander la direction plusieurs fois sur les 5 derniers Kms de chemin très caillouteux. Nous avons de la chance : c’est le jour du marché au village mangyan et les Hunannoos sont descendus de la montagne.

Les mangyans se reconnaissent par un visage plus foncé que les philippins. Les Hanunoossont beaucoup plus typés avec des dents complètement usées à force de chiquer. Ils portent juste une ceinture à la taille avec un grand couteau et une sorte de tee shirt.

Nous allons jusqu’au village et Bong demande au chef mangyan de nous recevoir et la permission de visiter le village. Il est jeune (34 ans) est élu pour 2 ans et vit seul dans sa maison. Il ne parle pas l’anglais, Bong me sert de traducteur. Les familles sont ici monogames et ont en moyenne 5 ou 6 enfants, voire plus. Un médecin allemand vient 1 fois par mois pour vacciner contre la tuberculose. Les mangyans vivent de leur production, tubercules, noix de coco, bananes, maïs cultivé sur brulis (donc déforestation) principalement. Ils vont jusqu’à Bulalakao pour faires les courses importantes. La lessive est faite à la rivière et la toilette avec des bidons d’eau pris dans la rivière. Nous sommes allés jusqu’à l’école (High school). L’école est sur un petit plateau avec un terrain de basket au milieu, devant le drapeau qui est monté tous les matins ; tout cela au milieu d'une végétation très luxuriante. L’instituteur est arrivé en retard car il a la grippe ; c’est vrai qu’il n’a pas l’air très en forme !!! Là, la rivière est basse mais en période de pluie, il doit faire les 3 derniers kms à pied. Aujourd’hui c’est une journée d’examen. Les élèves révisent ; ils sont en moyenne 30 par classe et qu'est ce que c'est calme !!! Ils étudient le tagalog (philipinos), l'anglais (les cours sont alternés en anglais ou philipinos) et le mangyan ; donc 3 langues.

On croise pas mal d’Hanunoos qui ont l’air bien pauvres et d’un autre temps. Quand les américains étaient présents (après les espagnols au début du 20ème siècle) ils les avaient parqués dans des réserves. Ils ont obtenu du gouvernement philippin le droit de conserver leurs coutumes. Aujourd'hui, ils sont descendus de la montagne (2 à 3h de marche) pour le marché. Très peu d'enfants Hanunoos vont à l'école, seulement l'école élémentaire qu'une soeur a réussi à créer sur place. Après, la High school serait trop loin. Ils sont généralement animistes.

Après quelques bonnes heures passées au village, Bong souhaite rentrer pour reprendre sa formation. Nous prenons le chemin de retour pour Bulalakao (j’adore ce nom !!!). Riche découverte !!! C’était la 1ère fois (excepté le médecin allemand) qu’un « blanc » montait à leur village. C'est très bien que ces peuples puissent conserver leurs traditions (nous on accepte bien les bretons ...) mais pour quelles conditions de vie pour les Hanunoos !!!

Le restant de mon séjour à Bulalakao a surtout consisté à faire de grandes ballades à pied dans la campagne qui révèle une agriculture traditionnelle (pas de tracteur mais transport du foin par les bœufs de même que dans les rizières). C’est l’époque de la plantation de l’ail, des oignons, échalotes, et de la préparation du terrain pour le riz. J’ai droit à chaque rencontre à un sourire, un « Hi ! » ou salut de la main. Je ne passe pas inaperçu et dès que je m’arrête on vient me parler et on me demande où je vais.

Le dernier après midi je suis allé à un combat de coq, Il y n'y avait que des hommes. C'est violent mais traditionnel aux Philippines. Violent car le combat s'arrête quand 1 des 2 coqs est mort. C'est surtout l'objet de paris (en moyenne 3 à 4 euros par parieur à chaque combat) et il y a des combats tout l'après midi. Chaque propriétaire vient avec son coq et quand 2 se sont entendus, ils font combattre leurs 2 coqs l'un contre l'autre. Comme 1 coq peut combattre plusieurs fois, ça peut durer jusqu'au dernier ...

Durant mes 3 jours à Bulalakao, je n'ai pas rencontré 1 seul touriste. Par contre j'ai pu réellement discuter au presbytère. C'est comme les missions en Afrique ; énormément de passage. Des gens qui emmènent des dons (riz, bananes ..) , des prètres et séminaristes de passage, des jeunes femmes, enseignantes de la réligion catholique qui prennent leurs repas ici.... Dès que j'étais là, tout le monde venait s'assoir et discuter avec moi . C'était un échange très riche - j'ai même eu droit à 1 gateau de riz et du riz au chocolat (comment elles ont deviné ?). J'ai moins vu le Père très occupé à la préparation de noël. Les célébrations commencent ici 9 jours avant noël par "La missa del Galio" (La messe du poulet). Dimanche, les cloches ont donc sonné à 3h du matin durant 30 mn (je dormais sous le clocher) pour annoncer la messe de 4h à laquelle de toute façon j'avais prévu d'aller. Messe très moderne avec chant sur écran vidéo (les philippins sont les rois du karaoké). Une foule importante qui n'a pu tenir dans l'église (l' église avait pourtant été agrandie et il y avait 3 messes de prévues pour accueillir tout le monde) et qui chantait avec une grande ferveur.

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Photo de Le retriaté philippin Photo de Le retriaté philippin Photo de Le retriaté philippin Photo de Le retriaté philippin Le festival, le plus réputé des Philippines, à Kalibo sur l'île de Panay, dure une semaine et l'ambiance va crescendo jusqu'au dimanche (3ème WE de janvier).

Atihan signifie "comme les Atis" (nom d'une tribu aborigène qui vit toujours dans les forêts sur l'île de Panay). L'origine de la fête date du 13ème quand les familles qui fuyaient Bornéo ont été accueillies par les Negritos qui leur offrirent des terres à cultiver. Une grande fête a été alors organisée et les invités se recouvrirent le visage de peinture noire pour ressembler à leurs hôtes et montrer qu'il souhaitait la paix. Plus tard, les espagnols ont repris ce rite pour se faire passer pour des négritos et éviter les invasions. La paix a donc régné sur Panay et le miracle en a été attribué à Santo Nino ; la fête a depuis pris une signification religieuse.

Durant une semaine, ce ne sont que des défilés en l'honneur du saint avec des statues et de grandes affiches "Viva Kay Señor Sto Nino". Le mercredi le tour des entreprises, banques, associations, écoles et quand on n'appartient pas à l'un de ses groupes c'est le barangay (village) qui défile. C'est ininterrompu de 14h à ... (je suis rentré à 22h et ça continuait encore). Chaque groupe (des dizaines et des dizaines) a sa "banda" avec une dizaine de xylophones et autant de tambours et grosses caisses. Et tout le monde danse de plus en plus joyeusement, aidé par les ravitaillements (bière, liqueurs, rhum) transportés par tricycle. C'est un mélange de caravane publicitaire, braderie, défilé religieux, carnaval, fiesta dans un bruit indescriptible.

Parallèlement des messes, baptêmes sont célébrés pratiquement chaque heure ; des familles viennent prier, faire bénir leurs statues, demander la protection du saint en se faisant passer sur le corps une statuette.

Le samedi matin, j'y suis retourné à 9h et les défilés avaient déjà bien repris. C'est le jour des différentes ethnies des Îles de Negros et Panay, là encore au son des bandas. Ca n'arrête pas et cela a duré jusqu'à la nuit. En marge des défilés c'est une grande braderie dans toute la ville, 2 lieux de concert avec les meilleurs groupes de Manille, beaucoup de touristes philippins et coréens (qui ont réservé les hôtels il y a déjà plus de 6 mois) mais surtout une grosse, grosse ambiance de fête, un peu assourdissante quand même ... Il est pratiquement impossible, sans se réfugier dans un café, de pouvoir discuter avec quelqu'un.

Ati Atihan se termine en apothéose le dimanche.

A 7 heures le dimanche, je suis allé à la messe des pèlerins ; 10 messes sont célébrées ce jour. Je n’ai pas eu de mal à trouver mon chemin ; j’ai suivi les familles, toutes avec leur statue de Santo Nino. Tout le monde s’est retrouvé dans le parc central de Kalibo, face à la cathédrale. La messe concélébrée par plusieurs évêques et retransmise à la télé est suivie dans un grand recueillement ; les tambours ont cessé l’espace d’un instant. L’évêque fait son homélie en tagalog, excepté la fin en anglais ou d’un ton ferme il assimile les mots « sexe – contraception – immoralité ». Aux Philippines, depuis plusieurs années, le gouvernement, appuyé par des associations, essaye de mettre en place la contraception et le planning familial pour limiter la natalité. L’Eglise, très puissante ici s’oppose fermement. Il semblerait qu’un décret soit passé voici quelques mois mais l’Eglise lutte encore.
A la fin de l’office, un prêtre remercie les évêques qui sont applaudis et brandit la statue de Santo Nino en criant 3 fois "Viva Kay Santo Nino !!!". La foule reprend à chaque fois en brandissant les statuettes. Dans la seconde qui a suivi le sol a tremblé !!! Toutes les ethnies, les bandas de xylophones et tambours (au moins une cinquantaine de 10 tambours) qui s’étaient réunies dans le parc ont explosé en jouant, dansant dans un rythme infernal, et à 8h 30, les défilés sont repartis ….

A 14h, (une procession avec la statue de Santo Nino) part de la cathédrale pour parcourir la ville. Suivent les ethnies, entreprises, associations, familles ; tout le monde défile, danse et des porte-voix crient inlassablement "Viva Kay Santo Nino !!!" repris en cœur par la foule. A 20h les évêques ont eu un peu de mal pour clore les célébrations alors que le 61eme char arrivait avec ses tambours. C'est loin d’être fini puisque la fête est prévue jusqu’aux aurores.

Ce que j’en retiens ? D’abord une grande ferveur, sans fanatisme mais exprimée avec beaucoup de joie. Il y a une autre grande fête religieuse, au nord de Manille, mais là avec des fanatiques qui se font clouer sur la croix. Ici rien à voir ; Ati Atihan respecte la religion catholique. Ensuite j’ai vu des philippins très heureux de défiler en costume pour montrer leur identité, leurs origines, leurs racines ; ils sont fiers d’être ‘Negritos’ comme on les appelle ici. Les philippins sont très attachés à la famille dans un premier temps, mais aussi à une tribu, à une entreprise …. Ati Atihan n’est donc pas un carnaval ni un défilé folklorique, mais bien une fête religieuse célébrée dans la joie de vivre, certes avec ses excès, et je suis super content d’avoir pu y assister, d’autant plus que Santo Nino avait prévu le soleil ....

Je vous encourage à venir retrouver le soleil et la joie de vivree des philippins !!!

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Les galeries Lafayette du bout du monde.

Manille ressemble à une fourmilière, à moins qu’elle ne vibre comme un essaim géant, à l’approche de l’envol pour une autre vie. La fin de l’année est proche. Ici, Noël commence dès octobre avec les rassemblements religieux, les pétards toute la journée, et la quête du cadeau original. Le sapin de Noël aussi pousse dans les magasins asiatiques…
La circulation est pire que d’habitude. Les voitures rivalisent en nombre avec le piéton.
J’ai mis 2 heures à traverser la ville en taxi depuis mon logement à Quezon city, ville limitrophe au nord. Il a fallu négocier avec le chauffeur pour qu’il accepte la course. Trop de circulation, trop de temps, pas assez de gain. La course sera donc plus chère.
Les chauffeurs personnels patientent en écoutant la radio, protégés dans leur enclave climatisée, aux vitres tintées, tandis les jeepneys, ces énormes taxis collectifs puants et bondés appelés Rois des routes, klaxonnent sans repentir et slaloment entre les files trop lentes.

Le ciel étrenne sa parure de fin d’année entre le voile gris des nuages lourds de la mousson et le bleu, brouillé d’une pollution permanente au dessus des toits, des condominiums du quartier des affaires, ou des immeubles insalubres, aux multiples câbles tordus, entremêlés.
Je m’étonne toujours que les incendies soient plutôt rares dans ces rues surpeuplées. Comme si les prières naïves des différentes formes du christianisme pratiquées dans le pays protégeaient les habitants.
La foule multicolore est en mouvement, dans tous les sens. Ca va, ca vient, à se glisse entre badauds, ça sort, ça rentre dans les boutiques, sous les halles. Le flot humain inonde les malls érigés au bord du périphérique. Mall Sangria, Mall Robinson. Concentrés démesurés d’une pléiade de commerces, immenses, climatisés. Refuges à la chaleur éprouvante, à l’averse soudaine et brutale, catalyseurs du rêve occidental. Lieux de néons où le Ricano (l’Américain, le nom donné à tout étranger venu de l’Ouest) trouve un répit dans le regard des Philippin : le Ricano, aussi appelé le Géant, n’est-il pas chez lui, ici dans ce décor-là ?
J’étais venue vivre dans un pays d’Asie du Sud Est et je me retrouve aux galeries Lafayettes.

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