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VOYAGE INDONÉSIE |
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Voyage en Indonésie : Mer, volcans et forêt tropicale
Mosaïque de cultures, l’Indonésie est aussi une immense aire de jeux en plein air. A Bali ou ailleurs, faites du surf, de la planche à voile, du scooter de mer ou de la plongée sous-marine. Voyager à travers ses terres et découvrez ses paysages magnifiques : montagnes volcaniques, îles, végétation luxuriante. Comparez les offres de Voyage Indonésie pas cher de nos partenaires.
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TTC : Taxes d'aéroport et frais de dossier inclus dans le prix.
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VOS RECITS DE VOYAGES
nomadsland, 25 - Doubs :
" bali,une ile, leur terre et leur eau... "
Photo de nomadsland
" Voyager,c'est se laisser aller, s'oublier, se laisser imprégner par ce qui nous entoure, afin de ressentir le plus possible ,ça n'est pour moi possible que comme cela, ouvrir ses sens, sentir, voir, toucher, écouter, écouter même le silence parfois, juste interrompu par le clapotis de l'eau, le bruit des vagues de l'océan indien déferlantes sur une plage sublime, aux allures de carte postale, êter impressionné par la beauté et la majestuausité des lieux, des paysages à couper le souffle, comme le volcan batur, un géant trônant là, auprès du lac, rester simple et respectueux des peuples rencontrés, leur générosité si naturelle, si grande, sans intérêts, aucun, dans les campagnes environnantes, que d’être eux mède; la notre s'installe à son tour, une belle leçon de vie, reçue là bas, la preuve que même vivant dans des conditions difficiles, ces qualités et leur joie de vivre prennent le dessus, la confiance est de mise, et n'est jamais remise en cause, un partage fusionne..un geste, un sourire, un don en fait, le vrai don de soi..
bali, autosuffisante en riz, possède un charme fou, des rizières en terrasses, aux couchers de soleil au couleurs chaudes et chatoyantes,quel spectacle à jamais gravé dans ma mémoire..
MERCI BALI. "
Les photos de nomadsland
pampers69, 69 - Rhône :
" Batutumonga "
" Le 4*4 nous dépose sur la piste en nous disant de finir à pied, les pluies de la mousson ont été très fortes et le chemin est trop défoncé pour qu’il puisse continuer sans s’embourber.
D’après notre chauffeur, Batutumonga, notre destination, n’est plus très loin.
Nous chargeons nos sacs sur le dos et partons en navigant entre les flaques, en essayant de ne pas glisser.
Nous ne sommes pas seuls : nous doublons deux hommes pieds nus, qui portent un cochon noir, suspendu par les pieds à un grand bambou, bambou en équilibre sur les épaules des deux hommes.
Un peu plus loin, c’est sur ces pattes, mais motivé par une branche servant de cravache que nous croisons un nouveau cochon noir. Le jeune homme qui l’asticote ainsi répond d’un beau sourire édenté à notre « salamat pagui », bonjour en indonésien.
La vue est époustouflante : nous sommes à flanc de montagne, et les rizières se déroulent en terrasses jusqu’à la vallée. Des hérons s’envolent à notre passage et vont se poser sur un arbre flanqué au milieu des rizières.
Nous découvrons nos premières tombes Toradja, creusées dans le rocher qui surplombe le chemin. Elles sont fermées par des portes en bois, et un balcon accroché à la paroi lui aussi accueille des statues de taille humaine, représentant les défunts enterrés sur le lieu. Ils sont vêtus des habits des personnes décédées et nous suivent de leurs regards fixes.
Les premières maisons apparaissent enfin, telles des vaisseaux échoués en plein champ. Construites sur pilotis, leur formes de bateau est impressionnante. Nous entrons dans une cour où se baladent quelques poules décharnées pour demander où se trouve le « losmen » de Mama Rina, le logement chez l’habitant répandu en Indonésie.
Nous n’en sommes pas loin, mais à notre arrivée, nous trouvons le lieu trop… « touriste », trop « installé » et continuons notre marche dans l’espoir de trouver un lieu plus convivial et plus proche de la vie d’ici. Un peu plus loin à gauche nous ne tardons pas à trouver la perle rare. Un petit panneau de rien indique « losmen » et nous entrons dans un cour en faisant fuir quelques poules décharnées. Une femme au sourire lumineux vient à notre rencontre, suivie par deux fillettes rieuses, et nous proposent le grenier à grain comme logement. C’est simple, très simple : nous grimpons à l’échelle pour atteindre le grenier qui est en fait une seule et même pièce, avec des ouvertures un peu partout dans les planches, laissant passer l’air. L’endroit est magique. Nous sommes à l’intérieur d’une vraie maison Tongkonan. Même si la salle de bains se résume à un minuscule cabanon avec un pneu comme bassine, c’est parfait.
Nous allons passer plusieurs jours sur place, partant nous balader dans les rizières, au calme, et profitant de la convivialité de nos hôtes. Nous mangeons à leur table des plats délicieux comme le « chicken bamboo » poulet cuit à l’étouffé dans un énorme bambou creusé, du riz rose à tous les repas et des fruits de la passion cueillis directement devant nos yeux !
Les petites filles ne sont pas farouches et nous partageons avec elles des jeux et apprenons à parler indonésien : notre accent les fait hurler de rire. En échange, nous leur apprenons quelques mots français et des chansons enfantines qu’elles retiennent avec une facilité déconcertante.
Même le grand-père vient s’asseoir sur une murette pour nous tenir de long discours auxquels nous répondons par des hochements de tête, pour lui signifier que nous sommes à l’écoute, même si nous ne comprenons pas ce qu’il nous raconte. Cela n’a pas l’air de le déranger.
Nous sommes hors du temps, dans un endroit magnifique et avec des personnes magnifiques elles aussi. Que demander de plus ? "
Thierry Perraud, 69 - Rhône :
" l'urgence de prendre son temps "
" Séjourner à Bali n’est pas une punition. Tout y est plus beau, plus calme plus simple. On y goûte une quiétude que l’on n’imaginait pas pour peu que l’on sache s’écarter des plages du Sud où des surfeurs australiens viennent rouler des mécaniques et se remplir de bière le soir venu, ignorant le monde raffiné qui s’épanouit à quelques kilomètres à peine.
J’ai connu Kuta à une époque où Bali rivalisait, dans le panthéon routard, avec San Francisco, Kaboul ou la route des Indes jusqu’à Katmandou. La ville n’existait pas et on logeait chez l’habitant pour quelques roupies, on mangeait chez les pêcheurs, sous des abris de tôle, ce que la mer leur avait offert. Les amateurs de champignons hallucinogènes déliraient gentiment et les nuits de pleine lune donnaient l’occasion de gigantesques rassemblements agités par des musiques planantes jusqu’au petit jour.
L’île aux dix mille temples n’a pas de comparaison sur la planète. Je n’aurais pas la prétention de croire connaître le monde entier mais s’il y a un bout de ciel sur terre, il ne doit pas être très loin d’ici.
A force de persévérance, avec beaucoup de chance aussi, j’y ai découvert mon coin à moi caché dans un repli de la côte. Rien de bien extraordinaire en soi : on y vit au rythme du soleil, se levant avec lui et se couchant avec les poules. On s’y fatigue à ne rien faire, à se baigner au bord d’un tombant où s’épanouissent des gerbes de poissons multicolores. On y grandit à des discussions apaisées avec des sages locaux qui ont compris depuis des lustres l’urgence de ne rien faire. Chaque soir les villageois se retrouvent et viennent puiser une parcelle de sagesse auprès d’anciens conteurs. A la lueur d’une lampe-tempête et devant un auditoire conquis d’avance , un vieux raconte sans se lasser l’histoire de la lune et des neuf soleils. Les enfants boivent les paroles pourtant connues et maintes fois répétées, conscients de devoir un jour en assumer l’héritage.
Quand les dieux eurent fini de modeler la terre, ils créèrent neuf soleils pour l’éclairer et la faire rapidement sécher. Mais elle sécha si vite que la terre se mit à craqueler et à devenir stérile au grand désarroi des hommes. Ces derniers firent appel à la lune pour les aider à retrouver un ciel plus clément. La lune demanda aux hommes de lui donner tout leur bétel. Le sacrifice, on l’imagine, fut énorme. La lune chiqua tout le bétel et cracha de puissants jets rouge sang à travers le ciel qui se retrouva ensanglanté à l’aube. Lorsque le père soleil apparut, suivi de ses huit fils, il demanda à la lune la raison de la présence de tant de sang dans le ciel. La lune répondit qu’elle avait dévoré ses filles les étoiles et qu’elle s’en était régalée jusqu’à la dernière. En effet, plus une étoile ne brillait dans le ciel. Le soleil gourmand, alléché à l’idée d’un festin, engloutit sur l’heure ses huit fils.
La terre retrouva alors une juste température à la satisfaction des hommes mais lorsque les étoiles réapparurent le soir venu, le soleil sût qu’il s’était fait berner. Dans sa colère, il chassa la lune du ciel et lui interdit de se montrer en sa présence. Depuis ces temps, quotidiennement, la lune fuit le courroux de l’astre du jour.
L’histoire s’enrichit chaque soir, se nourrit des exclamations et des étonnements, des commentaires qui fusent comme des répliques mille fois entendues mais qui font rebondir la légende et l’enracine dans les mémoires. Pour l’éternité.
Les yeux s’écarquillent de plaisir et de respect. La lune envahit le ciel et tous lui envoient un signe de remerciement et goûtent à la paix d’une nuit vouée aux dieux.
La vie s’écoule avec bonheur, sans surprises, sans sursauts, sans faux-semblants.
J’ai appris ici la force de me regarder en face, d’accepter mes faiblesses et de vivre avec. C’est là que je me comprends le mieux, que je sais faire se côtoyer mes deux visages sans que l’un d’eux en souffre. C’est là que j’ai compris que le voyage met en situation d’urgence qui oblige à élargir son champ de vision, à regarder différemment, sans a priori et sans compromis. On est, ici, ce que l’on a décidé d’être.
Les gens d’ « ailleurs » ont ceci de supérieur sur nous qu’ils savent dépasser le jeu des apparences, de manière innée. Ils ne trichent pas, ne travestissent pas leur pensée et peuvent ainsi voir plus loin.
J’ouvre les yeux. La quiétude de la nuit n’a fait qu’amplifier le bruit régulier du ressac qui fracasse, roule et polit les galets depuis la nuit des temps. Les nattes de bambou du plafond dessinent une rosace où s’enchevêtrent losanges et croix et me laissent imaginer le patient travail d’ouvrières joviales et affairées lors de veillées familiales. Le soleil perce lentement et s’insinue peu à peu par la fenêtre judicieusement placée pour ne pas inonder de lumière la chambre spartiate mais belle où je me suis installé.
On arrive à Tulamben presque par hasard car rien ne laisse deviner la présence de vie le long de la route qui paresse le long de la côte. Quelques lits de rivières asséchés attestent que les colères du ciel créent parfois de méchantes cataractes qui dégueulent vers la mer et repoussent, encore et encore, les roches noirâtres crachées par le volcan. Le village s’étire en longueur, s’enivre d’un silence rompu ça et là par un warung où viennent s’encanailler le soir les quelques jeunes qui n’ont pas eu la force, le courage ou l’argent pour partir d’ici.
Quelques restaurants vite comptés, trois gargotes enfumées, tuées par le désœuvrement, quelques magasins de bric-à-brac où l’on trouve un nécessaire dépannage et c’est tout. Si l’on n’y prenait pas garde, on dépasserait le village sans s’en apercevoir.
J’allais oublier bien sûr une poignée d’hôtels accueillant des voyageurs du monde entier venus pour aller voir la curiosité locale, l’unique raison objective de s’arrêter ici.
Une rapide explication. Pendant la guerre du Pacifique, la marine japonaise a torpillé le cargo américain « Liberty » au large des côtes. Soucieux de préserver une précieuse cargaison, le capitaine a échoué le navire sur la plage où il y est resté pendant vingt ans. En 1963, une magistrale colère du volcan doublée d’un tremblement de terre a bouleversé l’histoire. : une langue de lave a repoussé le cargo à la mer et il gît là, entre trois et trente mètres de fond.
Le temps, la mer, le corail et les poissons ont fait le reste.
Car sous des apparences de plage quasiment inhospitalière se cache une merveille d’aquarium en technicolor à trois brasses du rivage. Au monde terne et gris d’un village étouffé par un soleil inamical s’est opposé un kaléidoscope insensé, une profusion de couleurs, une explosion de nuances qui éclatent et se renouvellent encore et encore. Des poissons comme s’il en pleuvait, des coraux éclatants, feux d’artifice insoupçonnés aux couleurs inimaginables dans le monde noir et blanc brûlé et desséché de la surface. Il suffit simplement de braver les mauvais rouleaux du rivage et de mettre la tête sous l’eau pour rentrer dans une autre dimension.
Qui, sans la présence ici de ces merveilles, viendrait perdre une seule heure dans ce trou paumé ? Qui aurait la patience de vivre ici en comptant des minutes lourdes comme des heures, dans l’atmosphère lourde et languide d’un village sans désirs.
Même la plage, qui n’a de plage que le nom, rebute les baigneurs. Entrer dans l’eau relève d’une épreuve que seule la récompense du spectacle justifie. Avec une régularité de métronome, chaque lame ramène vers le rivage les pierres vomies par le volcan. Les galets roulent en craquements sinistres venus du fond de la mer. A chaque vague, on entend un signe des cieux et on se surprend à tourner le regard vers le Gunung Agung en soumission respectueuse aux forces de la nature.
Les lèvres du volcan semblent se relever alors dédaigneusement en un rictus malin pour nous rappeler la puissance de la terre et montrer que les forges de Vulcain, loin d’être éteintes ne sont que dangereusement, sournoisement assoupies.
La nuit a été courte. Comme si le silence devenait trop cruellement assourdissant pour empêcher le repos des corps. On se réveille tôt, écrasé dès l’aurore par une chaleur que le soir parviendra à peine à dissiper. J’aspire avec volupté les secondes qui s’égrènent, délicieusement volées à l’ennui. On ne peut être là que de passage même si les gens d’ici accueillent le voyageur avec gentillesse mais acceptent comme une fatalité le fait que la route puisse continuer pour vous alors que la vie les condamne à rester.
Bruit des vagues. Roulement, encore et encore, des galets piétinés par la mer.
Quelques femmes s’abrutissent à transporter les bouteilles et l’équipement des plongeurs venus du monde entier s’éblouir aux ballets des poissons perroquets, des barracudas, des raies pastenague ou de petits requins des récifs. Ces femmes s’esquintent les pieds dans les cailloux pour glaner au fil des jours quelques roupies qui adouciront le quotidien. Quelques jeunes s’ennuient à vendre des colliers de pacotille, des tee-shirts ou des cerfs-volants en attendant une improbable originalité, un simple imprévu dans une journée déjà mille fois vécue.
J’ai longuement marché le long de cette route, abruti par le soleil, à la recherche d’une hypothétique raison d’aimer cet endroit. J’ai fait le cauchemar qu’un autre tsunami venait encore endeuiller ce pays et touchait ce village du bout du monde. Aurait-il alors la force, par l’ironie d’un destin qui hésite à choisir son camp, de rejeter l’épave sur la plage ? J’ai imaginé alors que ce fantôme des mers, ce pantin déjà désarticulé, pourrait revenir hanter le rivage. Extirpé de l’eau par les forces telluriques, il offrirait sa carcasse impudique au soleil qui calcinerait ses vieux os en forgeant une de ces destinées qui tardent à s’accomplir et sur lesquelles pèse une incertitude céleste.
Je ne suis resté que quelques jours à Tulamben où j’aurais bien vu se dérouler une version exotique d’un Désert des Tartares : un endroit triste et beau où l’on tuerait sa vie dans l’attente d’un événement fantastique.
Une fois encore, l’envie de découvrir un ailleurs m’a poussé à mettre un peu d’ordre dans ma tête et à ranger mes affaires.
En me retournant lors de mon départ, j’ai vu l’énigmatique sourire d’une jeune vendeuse de mangues. Souhaitait-elle une autre vie, loin d’ici ? Avait-elle un jour comme moi imaginé ce pire qui ferait définitivement plonger Tulamben dans l’oubli, et qui l’obligerait à trouver le courage de quitter l’ombre du volcan ?
J’ai décidé encore une fois que j’irai toujours là où le vent me poussera. Partir à l’autre bout du monde ou m’arrêter au premier village, prendre plaisir à une virée en famille ou entre amis à dix minutes de chez moi, aller de toute manière là où l’on ne m’attend forcement pas avec, pour seules vérités apprises au long de ma route, la volonté de regarder au-delà des apparences et l’urgence de prendre mon temps. "
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