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VOS RECITS DE VOYAGES
Jean Zucchet, 36 - Indre :
" Désert du Thar "
" Jaisalmer
Arrêt forcé. Quelque part dans le désert du Thar, près de la frontière pakistanaise. Hasard du voyage. Un village comme 10.000 autres.
Une atmosphère brûlante mais sèche. Un été sans espoir de mousson comme tous les étés. Seule curiosité, à quelques kilomètres de là ont eu lieu les essais nucléaires indiens.
Nous revenons de Jaisalmer, ville mirage ciselée dans le grès ocre, ville forteresse que l’on croirait sortie d’une nouvelle de Buzzati. Les sables menacent cette ancienne halte sur le chemin des caravanes, ruinée par la création du port de Bombay. Ils ont bloqué plusieurs fois notre véhicule. Impossible d’aller plus loin avant la nuit.
Le chef de ce petit village nous offre la terrasse de sa maison. On nous installe des matelas de sangles.
C’est l’heure où les femmes reviennent du point d’eau. Silhouettes élégantes. Robes rouges et safran. Sur la dune, en contrepoint, les taches noires des chèvres que surveille un vieillard. Instant indicible d’émotion esthétique.
Tout bascule, la nuit s’empare brutalement du village. Quelques rougeoiements de foyers ponctuent l’obscurité.
Un vent fort et tiède se lève, il souffle régulièrement, sans pause. Le troupeau de bovins faméliques se calme peu à peu. Ne restent que la voix du vent et celle d’une flute sous la terrasse. Hommage aux voyageurs que nous sommes ? Sous la couverture trouée du ciel, on se surprend à imaginer que l’on est arrivé, que ce village est le but du voyage. Force et fascination de l’Inde. La flute s’est tue. A-t-elle jamais joué ? L’haleine du désert semble d’autant plus chaude que l’on s’enfonce dans la nuit. Le temps glisse et, déjà, se dessinent les silhouettes des huttes de terre. Là-bas, dans le quartier des intouchables, on s’affaire. Il faut tenter de vive. Et ici ce n’est pas facile.
On nous retient alors que les sacs sont déjà bouclés.
Cérémonie de l’opium. Une partie des villageois est assise en cercle autour du chef. On lui prépare une sorte de décoction d’opium filtrée dans un linge blanc. Il boit cette mixture qu’un assistant lui offre dans le creux de sa main.
Les yeux déjà injectés de sang, il nous invite à participer à ce original petit déjeuner et nous avons beaucoup de mal à lui expliquer que nous préférerions le thé traditionnel... "
cecile, 31 - Haute-Garonne :
" Ma première fois en Inde "
" Mon père est un fanatique de l'Inde, il souhaite y vivre dés qu'il aura pris sa retraite. Son rêve le plus cher était de m'y amener et malgré des rapports assez compliqués entre nous, j'ai décidé d'y aller.
Nous sommes partis 3 semaines dans le nord de l'Inde, l'Himashal Pradesh, j'avais 19 ans.
L'arrivée à Delhi a été un choc. Malgré mes nombreux voyages autour du monde, je n'ai jamais ressenti un tel dépaysement.
Nous sommes vite parti de cette ville où tout n'était que bruit, odeurs et où l'air était irrespirable. Nous nous sommes dirigés vers les montagnes ; Shimla, ville du partage des Indes où l'on peut voir un niveau de vie assez aisé et des petits panneaux un peu partout où il est noté "interdiction de cracher", Rishikesh, ville sacrée au bord du gange où l'on se retrouve à fumer avec des Sadou qui essaient de nous faire passer un peu de leur sagesse, Tabo, future demeure du Dalai Lama pour sa retraite et bien d'autres endroits où tout est différent de nos normes.
Ce voyage a été pour moi très difficile au niveau humain. Bien que consciente de la misère humaine dans le monde, y être confrontée est vraiment très déstabilisant. Je ne comprenais pas pourquoi tout les occidentaux un peu "baba cool" adoraient aller en Inde pour y passer seulement une dizaine de jours à visiter tel ou tel endroit. Pour moi, ce pays est magnifique, la population y est totalement respectueuse et généreuse mais vu l'état de la majorité des gens, je refuse de retourner dans ce pays pour seulement aller "visiter". Je me suis promise d'y revenir, pas pour aller dépenser mon argent d'occidental dans des souvenirs divers ou des hôtels mais pour aller donner un peu de moi à une population à qui son gouvernement ne donne pas grand chose. Je veux retourner aider cette partie laissée pour compte.
Dans tous les cas, je suis revenue de ce voyage grandie et beaucoup moins focalisée sur ma petite personne et mon confort. Depuis, je ne râle que très peu et j'essaie de vivre pleinement ma vie sans m'attarder à des petits détails insignifiants. Nous avons de la chance d'être dans un pays où il est difficile de mourir de faim, même si cela est le cas pour une petite partie de la population. Nous nous devons d'apprécier ce que nous avons, ne serait ce que par respect à ceux qui n'ont pas le dixième de ce que l'on a.
Je conseille à tous ceux qui sont déprimés par des petites choses d'aller là bas. Ils reviendront guéris et auront envie d'y retourner pour aider ceux qui ont moins qu'eux. Ce pays a une force cachée qui touche n'importe qui s'y rendant. "
Laurence Ponchon-Barège, - :
" Odeur de l'Inde "
" Carnet de voyage, Inde, Février 2010
Kerala, Tamil Nadu, 14 février 14h30
Fin du « Petit Nicolas » de Godard sur mon petit écran. Il fait très chaud dans l’avion de Qatar Airways et il me semble déjà que l’hiver est loin. Une lumière forte nous arrive de l’extérieur par les hublots. Nous survolons la mer Noire. Il serait peut-être sage de dormir car la nuit va être courte.
15h30
Quelques respirations contrôlées apprises au cours de yoga m’ont permis de me reposer. Le sommeil n’est pas pour autant venu. Peut-être dois-je encore digérer ce bon repas de vol (curry poulet, pour s’habituer) de la Saint Valentin.
Et quelle fête de prestige avec mon Valentin. Nous survolons la Turquie, bientôt, nous atteindrons la Syrie. Il fait vraiment très chaud dans l’avion. Impossible de s’imaginer qu’il y a quelques heures la neige nous faisait frissonner. Une ambiance orientale commence à nous saisir. Il est difficile de calmer mon esprit qui commence à se projeter vers de nouveaux horizons. Quel sera ce monde dont nous avons tant parlé ces derniers mois ? L’Inde, un voyage espéré il y a vingt ans. Un beau livre qui amenait au rêve avec ces belles couleurs, et puis l’idée s’était éteinte d’elle-même. Le voyage de Pierre l’an passé nous a à nouveau plongé dans ce monde intense et différent.
L’Inde, dans quelques heures, nous y serons.
Encore deux heures et nous serons à Doha.
DOHA 20h50
Notre deuxième avions s’envole pour Cochin. L’ambiance dans l’appareil n’est plus la même. Beaucoup d’Indiens autour de nous et beaucoup d’hommes ? Sont- ils des travailleurs de Qatar ? Pour notre voisin, c’est sûr. Nous le saurons car il nous demande de l’aide pour remplir sa carte d’information à la douane.
Le sommeil ne viendra pas car l’ambiance est plus bruyante.
Nous marchons donc dans l’aéroport de Cochin un peu ahuris par le voyage. L’endroit est propre et neuf. L’ambiance est calme. Pas de bruit, pas de bousculade
COCHIN 15 février.
Nous pensons bientôt pouvoir nous installer dans le Pick-up que nous a envoyé Bernard Bungalows. Mais avant, il nous faut récupérer nos bagages et, c’est sans compter sur la disparition du sac à dos de Patrick. Il n’arrivera jamais sur le tapis. Nous finissons par apprendre que le sac est égaré.
Beaucoup de temps et beaucoup de coups de tampons pour espérer le revoir demain.
Arrivés à trois heures trente du matin à Cochin, nous ressortons de l’aéroport vers cinq heures. Le taxi commandé n’est pas là.
Un taxi qui n’est pas de première jeunesse se charge de notre commission. Montée à l’arrière, j’essaie par automatisme de dérouler la ceinture de sécurité. Cela amuse beaucoup un groupe de chauffeur qui attend dehors à côté du véhicule. Un détail : la ceinture est cassée. Les sièges sont recouverts par de grosses serviettes éponges qui ont déjà longtemps servies.
Commence le chassé croisé avec d’autres véhicules. Les phares défilent, il fait nuit. Il faut faire confiance.
Nous croisons un accident. Les véhicules sont bien esquintés. Une foule s’est amassée. Où sont les passagers ?
Le long de la route, des hommes à pieds. Les phares les éclairent au dernier moment.
Ce devait être une pseudo autoroute car voici un péage, enfin deux hommes sur deux chaises qui prennent un billet au chauffeur.
Le long du trajet, parfois, des odeurs coupent ma respiration. Nous avons vu défiler les chantiers, beaucoup d’immeubles recouverts d’affiches publicitaires exposées dans l’anarchie.
Croisement plus insolite : sans ralentir, nous doublons deux éléphants. Ils portent des branchages. La voiture frôle les branches. En tendant le bras, Patrick pourrait toucher les pachydermes. Dans la nuit, ils sont deux masses sombres. Ils me paraissent énormes. Les fenêtres sont ouvertes et l’on entend le bruit de grosses chaînes entrechoquées.
Nous arrivons à Fort Cochin. En approchant de Bernard Bungalows (et en aidant notre chauffeur à trouver notre chambre d’hôtes) le quartier devient plus résidentiel même si sur la chaussée, les trous et déformations restent tout de même de rigueur.
Un problème de date de réservation va contrarier la propriétaire. Enfin, ceci nous permettra de réceptionner la chambre dès six heures trente.
Repos.
Petite matinée. Promenade le long de la mer. Voici les fameux filets chinois vus par tous les touristes. Aux abords, la vie indienne. Marchands ambulants, gens de la rue.
Nous retrouvons une ambiance paisible à Dal-Roti, petit restaurant, très propre et très bon prêt de Bernard Bungalows. La clientèle est essentiellement européenne. Le patron joue la convivialité et le prix est indien.
Le contexte est parfait pour moi. Vraiment, je ne me vois pas manger dans la rue, dans la poussière où une multitude de marchands propose de la nourriture locale. L’hygiène de nous ne correspond pas.
L’après-midi, nous déambulons dans le quartier de Fort Cochin. Nous nous égarons dans quelques ruelles défoncées, sans touristes. Parfois l’odeur est très forte et je suis obligée de la refuser. Les trottoirs sont défoncés et les égouts sont à l’air libre. Une multitude de mini boutiques se touchent. Tout se vend. Une diversité d’objets s’amoncelle. Ce ne sont pas les derniers modèles en vogue. Beaucoup d’objets semblent déjà avoir eu une longue vie ou plusieurs vies. Et pourquoi pas ? Ceci m’interroge sur nos habitudes de consommation.
Mais, ici aussi la nouvelle consommation existe. Au milieu des objets rouillés et des devantures bancales et passées, une boutique différente attire mon attention. Plus claire, la peinture fraiche, c’est Nokia. Le téléphone portable semble un commerce lucratif.
Nous rejoignons un quartier plus touristique et visitons la synagogue ; un rabbin passe rapidement sur son beau vélo. Dans la ville les religions se croisent, s’entrecroisent.
Nous avons chaud. A l’heure du thé, nous faisons une pause dans une galerie d’Antiquités qui fait également salon de thé. La galerie est à l’ombre et ventilée. Nous y sommes bien.
Nous rentrerons en rickshaw. C’est notre baptême avec ce moyen de transport. Dans ce petit habitacle, le bruit d’un moteur de mobylette nous accompagne et toujours et encore le klaxon sacré. Sans le klaxon, que serait la conduite indienne ?
Je n’ai pas peur. Je trouve la promenade gaie comme un manège. Nous doublons les deux roues aux multiples passagers avec ces femmes en sari qui accompagnent leurs maris comme de belles amazones. Certains rickshaws sont bondés de jeunes enfants en uniforme qui rentrent de l’école. Les enfants sont souvent gais, très souriants, fiers dans leurs habits d’école. Ils sont nombreux : la population est jeune, dynamique.
Nous voici dans notre chambre d’hôte. Je ne l’ai pas encore présentée. Elle est dans une ancienne maison coloniale portugaise qui a gardé beaucoup de charme. Colonnades intérieures, marbre, vieilles boiseries. La décoration est indienne. Quelques objets kitchs et rétro, l’affichage de la pratique de la religion chrétienne.
Dans la chambre, nous bénéficions de l’air conditionné et également comme partout dans les autres pièces, d’un gros ventilateur. Quand Patrick y est rentré la première fois ; il a pensé et vécu en sueurs, la chanson de Bernard Lavilliers « Sertao » « Les pales du ventilateur coupent tranche à tranche l’air épais comme du manioc ».
Ce soir en rentrant, je dis à Coral (la propriétaire de la demeure) que je souhaite acquérir un panjabi. Elle commande pour nous un rickshaw et nous envoi chez une de ses connaissances. Je choisis le tissu et le couturier prend mes mesures. Après marchandage, c’est fait, je l’aurai pour demain en échange de quarante euros. Je trouve les tissus indiens magnifiques, les couleurs splendides et pourtant je me décide pour un tissu à fond noir (mon éternel noir) Un beau, brodé de rouge avec un pantalon rouge.
COCHIN 16 février
Levé sept heures. Après une bonne douche froide, nous prenons notre petit déjeuner chez Coral. Sa confiture d’oranges amères est des meilleures. Un thé et une bonne nouvelle nous attendent. L’aéroport a téléphoné ce matin, notre bagage égaré arrivera dans la journée.
Coral nous a orchestré moyennant huit cents roupies une journée dans les backwatters.
Un mini bus nous promène dans Fort Cochin pour prendre lors de plusieurs haltes des touristes qui feront également partie du voyage. Nous passons dans des rues plus larges et beaucoup plus propres que celles du quartier que nous avons abordé hier. La circulation est dense et plus rapide. Les klaxons fusent. Nous roulons plus vite et ceci génère quelques frayeurs. Après deux heures de trajet, nous arrivons à l’embarcadère.
Un bateau avec un bel habitacle en bois et fibres de coco nous attend. Nous nous installons dans nos fauteuils. Ici, c’est un véritable contraste avec la ville. Tout est calme et lent. L’eau est propre et limpide. Nous glissons lentement bercés par un petit tangage rythmé par le doux bruit des pagayeurs (un devant et un à l’arrière de l’embarcation). Nous sommes entourés d’une végétation luxuriante. Les cocotiers se dressent majestueusement. Les odeurs sont douces et naturelles.
Nous prenons un petit canal où le bateau doit se frayer un passage. Les feuilles et les branchages claquent sur la coque.
Une halte s’impose dans un village qui doit vivre faiblement du passage des touristes. En anglais, le guide nous explique la vie autour du cocotier. Deux femmes nous font une démonstration de filage de fibre de coco. Une nouvelle expression s’impose à nous « attention tu files un mauvais coco !! ».
Diverses plantes et épices nous sont présentés (hibiscus, muscade, poivre noir, culture de l’épinard rouge …). C’est curieux, certains d’entre nous ne peuvent pas concevoir la fleur sans la cueillir et l’épice sans l’arracher pour le gouter. Devant toute cette verdure, un peu plus d’éducation devrait s’imposer.
Dans les backwatters, il y a pour les photos de belles petites maisons aux couleurs vives, ces belles couleurs de l’Inde, mais, il y a aussi des baraques plus crasseuses. Les habitants vivent simplement. La richesse n’est pas de mise. Quelques vaches, quelques chèvres. Des paysans sur les rives portent des herbes. Des ouvriers torses nus travaillent le ciment. Au loin, l’appel à la prière pour le monde musulman et les rameurs continuent inlassablement.
Nous arrivons au niveau d’un lac. Un repas végétarien nous est servi sur des feuilles de bananier.
Nous reviendrons à Fort Cochin dans un quatre-quatre, cheveux au vent, musique indienne à fond , accompagnés de quelques frayeurs. Cette voiture va plus vite et à 90 km/h j’ai une impression de 180 km/h quand nous frôlons les autres pour les doubler.
Le soir, nous irons prendre une bière à Malabar House (relais château à coté de Bernard Bungalows).
COCHIN 17 février
Un petit déjeuner dans la cuisine d’Arlène avec un couple d’anglais et un couple d’américains (qui vient de New-York). Arlène est la sœur de Coral. Comme cette dernière affichait complet, elle nous a proposé de continuer notre séjour chez sa sœur qui fait également chambre d’hôte à deux pas.
Un ferry nous fait traverser un bras de mer (le lac Vembanad) pour rejoindre la ville moderne de Cochin, Ernakulam. Là-bas, tout bouge sans cesse. Nous prenons plusieurs rickshaws pour visiter divers quartiers. La circulation est dense et incessante. Nous apprenons à traverser comme piéton dans toute cette cohue. C’est déboussolant. Il vaut mieux croire en sa bonne étoile. Nous pourrions tout comme les chauffeurs de rickshaw sur leurs rétroviseurs, attacher une croix ou Shiva autour de notre cou.
Je suis frappée par ce melting pot religieux. Tout comme la circulation, dans cette ville les religions semblent se croiser en tout sens sans se heurter. Ici, y-a-t-il parfois des accidents ? Je ne sais pas.
Dans cette cohue inondée d’énormes affiches publicitaires, de chaussées déformées, de trottoirs défoncés, de fils électriques en tous sens, nous nous accordons deux havres de paix. Un dans un immense magasin où, sur plusieurs étages des milliers de tissus (parfois très riches) sont présentés dans un univers très luxueux et paisible, l’autre dans un restaurant très silencieux au décor très épuré et moderne. Les biryanis sont délicieux. Je pense qu’en mangeant avec ma main droite, je suis loin de l’élégance.
Nous repérons le « geste » à Ernakulam, ce geste si bien décrit par Paolo Pasolini dans son livre « L’odeur de l’Inde ». Pour approuver, l’indien dodeline de la tête et donne pour nos valeurs une attitude de négation. Cette gestuelle m’oblige à réinterpréter.
Aujourd’hui, nous avons avancé nos achats. Il faut penser aux présents que nous voulons distribuer en rentrant. Pour moi, ceci est compliqué, le choix, la négociation que j’ai du mal à maitriser. Cochin n’est sûrement pas le meilleur endroit pour le shopping car très touristique. Je pense à Pierre qui l’an passé s’est débrouillé comme un roi pour ramener nos trois panjabis.
Fin de la journée dans un salon de thé « Teaopot », ambiance chic sur le thème du thé avec une superbe collection de théière. Le massala chai est délicieux.
En fin d’après-midi, je suis allée dans un centre ayurvédique pour un massage bien agréable. L’ambiance y est zen et étudiée pour le touriste !
**Découvrez la suite du voyage de Laurence et Patrick sur la page Circuit Inde de VoyagerMoinsCher.com** "
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