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moolmaster, - :
" Comme Cousteau (mais sans le bonnet) "
" J'étais parti de Paris depuis près de deux jours quand enfin l'avion se posa dans le dernier aéroport de la longue liste de l'agence de voyage.
J'étais vanné, je sentais la sueur et mes genoux étaient encore douloureux du contact répété contre le fauteuil du passager de devant. Une fois de plus il fallait attendre que l'avion déverse sa cargaison de passagers et me permette enfin de récupérer mes bagages.
Depuis une vingtaine d'heures déjà je rêvais de me coucher dans un lit en tendant mes jambes. Enfin être seul et horizontal. Je voulais boire à la bouteille et pouvoir tendre les bras.
Quand le tapis me rendis mes deux gros sacs, je me demandai si ce voyage en valait la peine. Le sourire de mes amis déjà sur place depuis une semaine me rassura. Ils me dirent d'attendre d'avoir vu la grande barrière pour en être sûr ...
Après une nuit des plus agréables dans un hôtel proche de l'océan, mes amis et moi-même embarquâmes sur un gros bateau destination La Grande Barrière de Corail. C'était pour moi une nouveauté. Venant de Paris, je ne suis ni marin, ni plongeur et l'enthousiasme croissait pour moi de voir des poissons autant que cet édifice de corail.
Quand le bateau s'arrêta, un des matelots jeta de quoi appâter l'océan tout entier. Ainsi, je rentrai dans l'eau au beau milieu d'un zoo aquatique des plus fournis en poissons colorés étrangement.
En effet, quoi de plus normal qu'un poisson gris pour un français !
Quelle ne fut pas alors ma surprise de découvrir ce qu'était en fait la grande barrière de corail : un édifice de couleurs vives et d'animaux semblables aux films de Cousteau. Tout cela sans bouteilles et autres matériel qu'un maillot de bain, un masque et un tuba.
Toute la beauté du monde et sa fragilité reposent moins de 4 mètres sous moi. Des tortues, des poissons clowns ... même NEMO, le dessin animé, avait l'air moins coloré ! Le corail est un temple et la faune est son roi.
L'Australie m'en mis plein la vue. Sur terre, elle est gigantesque, sous l'eau elle est magnifique. Tout est dangereux, tout est étrange, tout y est hors normes. Mêmes leur chauve-souris y sont impressionnantes.
Quand au bout d'un mois je suis rentré à Paris, j'étais pressé de raconter tout cela à mes amis et ma famille, pourtant une fois dans le métro, je réalisai que je marchais bien moins vite que les autres : je m'étais australisé, je prenais enfin le temps de contempler ce qui m'entourait.
En effet, on ne va pas en Australie pour voir un monument (même si le rocher d'Uluru déplace son lot de touristes) mais on y va pour contempler l'espace, l'outback, le vide, le fond des océans, les îles de sable, les canyons et leur fabuleuse faune colorée. "
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