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Noëlle STOECKLIN, 68 - Haut-Rhin :
" Rhodes l'inoubliable "
" Enfant, j’étais imbattable en ce qui concerne la mythologie grecque, cela me fascinait, maintenant que je suis une adulte j’ai un peu oublié les déesses et les dieux, mais pas leur pays aux nombreuses iles et ilots remplis d’histoires et de vestiges.
Sur l’ile de Rhodes à quatre kilomètres de la ville du même nom, se trouve un village du nom d’Ixia. A Ixia se dresse un hôtel majestueux l’Amathus Beach hôtel. C’est un bâtiment massif de 12 étages dont 9 sont réservés aux chambres, le restaurant occupe le dixième sur toute sa surface et au onzième étage se trouve le bar et une belle piscine avec vue imprenable sur leur pays voisin la Turquie. Outre le bâtiment central, l’hôtel loue également des bungalows accrochés à flanc de colline noyés dans la pinède d’où le chant, limite agaçants, des cigales vous inondent.
Le luxe et le confort sont au rendez-vous. Notre chambre est au neuvième étage nous ne pouvions pas être mieux logés, elle est spacieuse et très bien agencée, la vue sur la baie d’Ixia est un régal pour les yeux, le soir le soleil couchant donne au ciel une couleur orangée avant de s’effacer derrière l’ile de Symi, c’est grandiose. On est bichonné, dorloté et gâté, le personnel est aux petits soins pour vous. Quand le soleil est au zénith et qu’il fait une chaleur torride, un employé distribue, pour vous rafraichir, des serviettes au parfum de chèvrefeuille, elles sont gelées, elles sortent tout droit du congélateur. Le top du top.
A bord d’un voilier nous sortons du port de Rhodes en longeant les géants de la mer qui sillonnent la Méditerranée hebdomadairement et qui sont en escale journalière. Leurs passagers rieurs et criards debout sur la jetée attendent le guide avant d’aller à l’assaut des vestiges de la ville. Nous passons devant les 3 moulins à vent amputés de leurs pales et croisons la colonne surmonté d’une antilope mais sans apercevoir la moindre trace du célèbre Colosse. Le dieu Eole est notre allié, toutes voiles dehors nous filons dans la direction de Lindos à l’autre extrémité de l’Ile, nous passons devant la crique Antony Quinn où mouillent déjà plusieurs bateaux. Nous nous arrêtons dans une calanque à l’eau limpide, le moindre caillou, le plus petit poisson sont visibles tellement l’eau est transparente. Nous sautons tous dans la mer, elle est chaude, nous nageons vers le rivage, nous ne sortons pas de l’eau, les galets de la plage nous rebutent c’est le côté négatif de la majorité des plages grecques.
En route pour Lindos après une rapide douche sur le voilier.
La citadelle est en vue, nous accostons et prenons le chemin de la forteresse, la voie grimpe elle est si étroite qu’elle n’est praticable qu’à pieds ou à dos d’âne, l’équitation ne me disant rien j’opte pour l’assaut de la pente avec mes petits petons. Le macadam fait place à des escaliers confectionnés tel un puzzle avec de petits galets gris et blancs, c’est méticuleux et pour sûr c’est du travail d’artiste. Des échoppes diverses parsèment la route du château, des mamies essayent de nous vendre des nappes qu’elles ont elles-mêmes brodées, le travail est minutieux et de longue haleine. On trouve dans le village de Lindos énormément de restaurants et d’innombrables chapelles. Visite rapide du castel nous revenons sur nos pas sans oublier de prendre quelques photos, assise à l’ombre d’un frêle amandier j’attends que mon mari immortalise ce village à la couleur blanche dominante. L’air est chaud et sent l’odeur de résine de pin. Ne cherchez pas l’herbe verte, elle n’existe plus, brûlée par le soleil c’est devenu du foin. L’ile est rocailleuse, les arbres sont majoritairement des pins, des amandiers, des figuiers et des oliviers.
Dernière trempette dans la mer avant de remonter sur le voilier, nous prenons tour à tour la barre. Un magistral coup de vent a failli nous renverser, il s’en est fallu de peu, heureusement notre barreur est expérimenté, ouf ! On se voyait déjà tous à l’eau. Retour au port puis à l’hôtel.
Le soir un concert est donné au onzième étage, quatre jeunes gens aux allures de Beatles entonne un "She loves you, yeah, yeah, yeah", suivi d’un "Hey Jude", nous aurons droit à un récital de chansons de ce groupe mythique, cela nous a donné la chair de poule tellement c’était beau, des gens se lèvent et dansent, je les imite.
Un autre soir c’est ABBA qui est parodié, mais les chanteuses ont tellement massacré l’air de "Fernando" (personne n’est parfait), que nous ne sommes pas restés.
Les petits-déjeuners à l’hôtel sont mémorables la coupe de champagne est de mise, pour ma part je préfère le jus de pamplemousse, un bon café, des œufs au bacon et la vue imprenable sur Marmaris de l’autre côté de la mer.
A l’heure où les premiers clients s’attablent pour le repas du soir, nous sortons de l’hôtel pour nous rendre au bar Arkos Sea chez Nikos déguster sa bonne bière (avec modération) agrémentée de quelques cacahuètes et pistaches sous sa tonnelle à l’ombre des clématites en fleurs. Quel bon souvenir que cet été à Rhodes. "
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