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Noëlle STOECKLIN, 68 - Haut-Rhin :
" Cayo Coco une ile paradisiaque "
Photo de Noëlle STOECKLIN
" Cayo Coco un nom enchanteur pour une ile dont on revient enchanté.
Petite ilot située dans l’archipel des Camagüey entre Cayo Romano et Cayo Guillermo, au Nord-Nord-est de Cuba, seule île possédant un aéroport répondant au charmant nom de "Jardines Del Rey" (les jardins du roi).
La moiteur de la nuit nous étouffe à la sortie de l’avion, il fait encore bien chaud alors qu’il est déjà 22 heures.
L’hôtel est situé à peine à 15 mn en autobus du terrain d’atterrissage, nous avons hâte de se poser après 10 heures d’avion et une escale d’une heure à Varadéro.
Le chauffeur de bus débarque, au compte goutte, des passagers affublés de grosses valises, au gré des hôtels qui bordent sa route.
Ah, Voilà le nôtre ! Notre pied à terre pour les 15 prochains jours, beau bâtiment, belle réception, après les formalités d’usage, on nous emmène en voiturette de golf à rallonge vers notre chambre. Elle est au rez-de-chaussée d’un bâtiment d’un seul étage. Elle est belle, pas extraordinaire mais spacieuse et sympa quand même, assez éloignée des restaurants, mais cela ne nous dérange pas les navettes sont régulières, l’avantage c’est qu’elle est en bord de mer, il n’y a qu’à traverser un petit pont de bois et l’on est à la plage. Et quelle plage ! Le sable d’un blanc immaculé s’étale à perte de vue, c’est à peine si quelques algues charriées par l’océan viennent déranger cette blancheur ; nos yeux s’écarquillent en découvrant la couleur turquoise et transparente de la mer, elle est encore plus belle que dans les magazines.
Petite excursion à pieds en dehors de l’hôtel, la chaleur torride de ce mois de février ralentit nos pas, on se dirige vers la mangrove, un spectacle étonnant s’offre à nous, une colonie de flamants au plumage flamboyant, têtes plongées dans l’eau, sont à la recherche de la nourriture composée de crevettes et d’algues qui leurs donnent cette si jolie couleur rose vif, voire même presque rouge.
La végétation de cette ile est luxuriante et composée de cocotiers, de palmiers et de palétuviers, un cormoran prend son envol suivi de près par un ibis blanc tandis que la frégate au jabot rouge claquette perchée sur un palétuvier. C’est magnifique !
Un peu plus loin la plage de sable fin laisse sa place à une côte escarpée et torturée, dont les rochers volcaniques entaillent la voûte plantaire à ceux qui osent s’y aventurer pieds nus, une bonne paire de baskets est plus adaptée pour crapahuter sur ces cailloux.
Visite de La Havane : un vieil ATR bariolé, aux bruits de moteur douteux, nous attend sur la piste de Cayo Coco, décollage, saut de puce, atterrissage dans la capitale. Aussitôt sortis de l’avion vous êtes happés par les guides, La Havane n’a pas de secret pour eux, ils connaissent toutes les bonnes adresses pas chers et voilà, c’est parti : on commence par la place de la révolution et la visite du monument dédié aux révolutionnaires, c’est là que Fidèle Castro tenait des discours pouvant durer jusqu’à 8 h ; il fallait tenir le choc ! Tout autour on trouve des bâtiments abritant différents ministères, sur l’un d’entre eux est plaquée l’image mythique de Che Guevara. On peut également admirer des vieux tacots des années "Laurel et Hardy" garés non loin de là. Le tour de La Havane se poursuit par la visite du Capitole, c’est un bâtiment impressionnant identique à celui de Washington en un peu plus petit, d’abord il faut gravir les 55 immenses marches, passé la gigantesque porte d'entrée vous arrivez dans un vestibule où se trouve un diamant insérer dans le sol, la visite de l’intérieur continue par la salle des pas perdus, dorures aux plafonds, marbres de différentes couleurs, des portes aux dimensions impressionnantes s’ouvrent sur des pièces gigantesques, meubles et tableaux témoignent d’années fastueuses, c’est riche et c’est beau.
Les immeubles qui bordent le Capitole ont des façades rococo rénovées, mais malheureusement les intérieurs sont délabrés et souvent habitées par plusieurs familles.
De petits triporteurs jaunes ressemblant à des œufs servent de taxi, cela coûte moins cher que les taxis habituels, mais vous êtes garantis d’avaler du gaz carbonique, vous pouvez aussi vous laisser tenter par une petite ballade en calèche.
La Havane est impressionnante, on dirait que l’évolution des automobiles s’est arrêtée dans les années 50, les vieilles voitures américaines sont légions, l’une plus belle que l’autre, leurs chromes sont rutilants et les peintures des carrosseries sont lustrées tel des miroirs, les cubains sont des artistes pour réparer leur véhicules sachant qu’il n’y a pas ou plus de pièces de rechange.
Visite de la Cathédrale San Cristobal, sur la place une agitation fébrile indique qu’une soirée est en train de se préparer, nous sommes en février et c’est le carnaval, des femmes en boubou, costume local aux couleurs chatoyantes, vous accostent en vous invitant à danser la salsa. Rencontre avec un personnage hors du commun, un vieux cubain avec un cigare d’une taille gigantesque vous agrippe pour la photo souvenir moyennant quelques billets, Oh surprise ! Il est très connu car il figure sur des cartes postales vendues dans les magasins de souvenirs.
On arpente les rues vers les incontournables maisons des gouverneurs, dans leur cour flânent des paons criards, quelques unes de ces rues ont des vieux canons plantés dans le sol, bouche vers le ciel veut dire que c’est une bataille gagnée, mais bouche enfouie dans le sol la bataille a été perdue.
Direction le Castillo del Morro de l’autre côté du port de la cité, on y accède par un tunnel, visite du fort ainsi que des musées, l’un d’entre eux est le musée maritime. Au sein du château on trouve également un vendeur de cigare cubain, un négociant de rhum, quelques exposants de peintures naïves et des étals de souvenirs et autres babioles essaimés tout au long du chemin de visite.
Dans le vieil Havane vous pourrez visiter le bar El Floridita le berceau du Daiquiri, boisson si chère à Hemingway. Puis la Bodeguita del Medio l’autre repaire de l’écrivain où il venait boire le fameux Mojito. Petit tour vers la célèbre et immense maison Bacardi dont personne n’ignore leur célèbre rhum du même nom.
Promenade sur le célèbre boulevard du "Malecon", il longe la mer sur 8 km, mais c’est une côte sans plage où les vagues viennent se fracasser contre un muret en bêton. Sur cette route déserte un peu plus loin on trouve un bâtiment en béton c’est l'ambassade de Russie. Hormis quelques belles demeures bourgeoises transformées en consulats ou ambassades et quelques restaurants, l'endroit ne présente aucun intérêt. C’est juste pour dire qu’on y était…
Visite du boulevard du Paséo del Prado lieu cher aux havanais, son allée centrale est réservée aux piétons.
Il y a énormément de petits marchés à La Havane où vous pouvez trouver de jolies voitures (Buick, Chevrolet, Cadillac, etc.) en bois, sculptées devant vous par des artistes, nous en avons ramené un certain nombre pour nos amis.
Retour sur Cayo Coco par les airs, on peut accéder à Cayo Coco par une route artificielle de 27 km construite par les prisonniers, cette route traverse des marais, l’ile est interdite aux cubains exceptés pour ceux qui travaillent dans les hôtels.
La beauté des lieux et la couleur de l’eau vous incitent à la plongée sous-marine, la mer est chaude et la faune sous-marine est abondante et colorée. On se croirait au paradis sur terre.
Que dire des cubains, ils sont accueillants et généreux même s’ils ne sont pas très riches.
Si vous décidez d’aller à Cuba sur Cayo Coco, c’est un lieu magique que vous n’oublierez jamais. "
Les photos de Noëlle STOECKLIN
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