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Circuit en Thaïlande : Découverte des vestiges des royaumes thaïs
La Thaïlande est le pays des Bouddhas couchés, des anciennes cités khmères enfouies dans la jungle. Sa capitale, Bangkok, est déjà source de multiples découvertes avec ses marchés flottants et ses temples, et les anciennes cités royales d’Ayuthaya et de Sukhothai promettent un voyage hors du temps. Une excursion dans le Triangle d’Or permettra de découvrir les minorités et leur culture. Comparez les offres de Circuit Thaïlande pas cher de nos partenaires.
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nomadsland, 25 - Doubs :
" l'akha "
" l'ackha vient d'une tribu du nord de la thailande, dans la province d'isan, elle plantait du riz l'ackha, le dos courbé, les mains usées, sous un soleil de plombs, face aux intempéries, tous les jours comme une forcenée, grain par grain, un travail difficile, usant ,pénible..
elle est belle l'ackha, avec son bonnet birman,du myanmar devrais-je dire,elle l'a quitté sa montagne et sa rizière, pour aller chercher une vie meilleure, à bangkok, la mégalopole folle..
elle a son petit panier, garni de bracelets en caoutchouc, de quelques bagues,d e cigares birmans de couleur verte, le tabac n'est pas complètement séché,
elle me le dit, sa vie est meilleure à la capitale, il y a le tourisme, alors elle préfère marcher dans la rue pendant des heures, pour vendre ses objets, avec ses copines, qui ont le même parcours, toutes viennent du nord, c'est mieux la ville,polluée, et bruyante, électrique, fatigante..
elle sait bien que de toutes façons, elle n'avait pas le choix, c'est ça ou alors, les os cassés,alors..
mais elle a le sourire, on dirait qu'elle est heureuse quand même, et il est franc son sourire, ça se voit un sourire forcé, le sien ne l'est pas, alors que lui dire??
bonne chance l'ackha, bonne chance ma belle, et garde ton sourire, surtout.. "
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Lola, 58 - Nièvre :
" Voyage au coeur de la "Rose du Nord" "
" Il était une fois une jeune fille à l'esprit aventurière et empli d'un désir d'évasion qui eut chance incroyable de pouvoir effectuer un séjour en Thaïlande.
Pour situer un peu le contexte, il y a quelque année, cette fille, que nous nommerons Lola, s'était liée d'amitié avec une jeune fille d'origine thaïlandaise, que nous nommerons May, qui était arrivé en France quelque mois auparavant pour suivre son père.
Lola la remarqua directement lorsqu'elle arriva dans sa classe de seconde, et elle fit tout ce qui était en son pouvoir pour lui permettre de s'intégrer comme il faut dans un pays où le mode de vie est loin de la culture asiatique; une solide amitié c'était crée.
May rendait visite tous les deux ans à sa famille en Thaïlande et proposa donc à son amie Lola, qui rêvait de découvrir l'Asie, de l'accompagner. Départ donc de l'aéroport de Lyon, l'aventure commence!
9300 Km plus tard, Lola sort enfin de l'avion. Premier choc: quel climat humide et étouffant! Mais bon le bonheur d'être arrivé permet une acclimatation rapide, de même que l'adaptation au décalage horaire!
La ville de destination: Chiang Mai, 800 km au Nord de Bangkok où l'avion a atterri! Cela conduisit donc à la première expédition à travers la Thaïlande pour Lola. May, qui connaissait bien les lieux, lui proposa de faire ce trajet en Bus. 800 km en Bus pour 30€, il faut dire que c'est abordable mais incroyablement long, mais qu'importe! Cela permettra de découvrir le paysage local.
C'est donc parti pour une dizaine d'heures de transports. Il faut dire que les paysages qui défilent sont tout simplement magnifiques, mais cela dit le bus n'était pas climatisé, Lola était donc en pleine sueur.
Enfin, elles arrivère à destination: Chiang Mai, ou encore " La Rose du Nord" En thaîlande.
C'était tout simplement merveilleux: les temples bouddhistes, les statues, les montagnes, cette forme si particulière des maisons asiatiques... bref, un dépaysement total pour cette européenne de Lola, perdu au milieu de l'Asie. Mais la sensation était indescriptible.
Finalement, Lola et May arrivèrent dans la famille de May, située en périphérie de Chiang Mai. L'accueil fut très chaleureux et malgré la barrière linguistique, cette famille était heureuse d’accueillir Lola parmi elle. May jouait de temps en temps la traductrice mais se plaisait à contempler le jeu de signe que s'instaurait entre l'asiatique et l'européenne.
C'était donc parti pour un mois de vie à l'asiatique, dans cette famille si généreuse et si humaine, que cela remplissait Lola d'une grande émotion. C'était là la chance qu'avait réellement Lola: Pouvoir s'imprégner de la culture en vivant chez l'habitant, découvrir leurs traditions, vivre leur vie. Ce sont des expériences inoubliables. Bien entendu, May avait d'autres membre de la famille dispersée dans la Thaïlande, ce qui a permis à Lola de voyager en compagnie de May dans plusieurs endroits du Pays, tel que Lampang, Chiang Rai ou encore Chiang Dao. A chaque fois, des paysages magnifiques se succédaient.
Ce qui la perturba également était la fréquence de l'alimentation des asiatiques. Les asiatiques mangent peu, mais souvent! Ainsi, son amie May se plaignait d'avoir faim environ toutes les heures, ce qui était assez amusant.
Parmi les activités que Lola a pu découvrir, outre la visite continuelle de temples tous les uns plus beaux que les autres, elle eut la chance de se balader à dos d'éléphant, chose assez courante dans les environs.
En un mois, Lola pu donc découvrir la culture thaï, vivre dans une famille avec son amie, fa fait également une cure de riz (^^) et malgré une barrière linguistique, des liens s'étaient crées. Il faudrait des pages entières pour décrire toute l'aventure, mais les choses essentielles ont été dites. La culture asiatique est une culture du partage, les gens sont accueillis à bras ouvert, cela fait chaud au cœur.
Lola, c'est moi, et j'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce voyage, après un mois de découverte, je rentre en France des souvenirs pleins la tête avec des moments inoubliables! "
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Hélène Schneider, - :
" No oil on your skin, you can swim "
Photo de Hélène Schneider
" Mon cœur est comme le bitume de l’aéroport de Roissy : fondu. Il peut faire chaud par ici en juillet ! Mon âme est comme ce grand hall où j’attends mon avion : glacée par l’air conditionné. Souvent, quand on voyage, on porte dans ses bagages des chagrins de vie et d’amour. Mais n’est-ce pas pour cela aussi qu’on part ?
Devant moi passent le capitaine et ses hôtesses. Elles ont des voilettes latérales ; des oreillons aériens ?
Derrière moi, il y a de nombreuses traces de pas. Empruntes profondes ou légères. J’aimerais les retrouver dans un mois : autres !
De Bangkok, mes premières impressions sont nocturnes. Seule dans le soir de cette ville inconnue, je n’ai pas le courage de prendre un bus. Je plonge dans la facilité d’un taxi. Mon hôtel n’est pas loin du fleuve, pas loin de Khao San road. Comme tout le monde.
Je me retrouve comme hier : petite bulle de froid dans le chaud du dehors. A travers les vitres, je vois des panneaux publicitaires, des voitures filantes, des buildings illuminés. Mon dernier voyage, c’était l’Inde. J’en suis loin ici.
Au bar de l’hôtel, je suis seule. Le mot bar est un peu pompeux. Cafétéria sonnerait plus juste. Tout est carrelé de bleu. Ouvert sur la moiteur de la rue. La minuscule piscine clame « With oil on your skin, no swim. No oil on your skin, you can swim.” Si la vie pouvait toujours être aussi simple…
Devant moi, une Singha blonde et mon cahier…
Devant moi, le temps d’un voyage à penser…
Le lendemain matin : I’m still alive ! No oil on my skin : je peux plonger dans la ville.
Je prends le bateau. Ca s’appelle Chao Praya River Express. C’est comme un gros ferry qui boursicote avec les berges noires. Une pièce pour embarquer. Une pièce pour traverser. Une pièce pour s’éloigner.
J’arrive au Wat Pho avant les groupes de touristes. Dans la cour, devant le pavillon où rêve le Bouddha d’or, un chat fait sa toilette. Couchée sur le flanc de ses 46 mètres de long, la statue ignore mon arrivée. Son visage monumental exprime la sérénité de qui n’est jamais dérangé. J’ai presque envie de lui chatouiller les pieds pour voir s’il ouvre la paupière. Mais chatouiller les pieds d’un dieu de 15 mètres de haut, est-ce bien raisonnable ?
Le Wat Phra Kaew, quant à lui, est déjà envahi par les groupes de fourmis visiteuses. Suivez le guide, la rose, le parapluie ! Tous avec le même bob sur la tête ! Tous en rang, et au pas de course ! Je me réfugie sous les colonnades latérales. Derrière moi, il y a de jolies perspectives palatiales. Devant moi, il y a des fresques brillantes. Rama et Sita sont endormis dans la gueule du démon. Enlacés. Ignorants du lieu- même qui couve leur amour. Faut-il y trouver une édification ? Un miroir ?
Je prends un autre bateau jusqu’au marché aux fleurs de Pak Khlong. Des bouquets de lotus y trônent à chaque coin de rue. Partout des femmes tressent des colliers de jasmin. Il y a des roses aussi, toutes serrées, dans des cornets de papier journal. Et des orchidées, dont certaines s’agglutinent en camaïeu de couleurs chaudes. Alors que je m’offre un collier de jasmin, la pluie se met à tomber. Lourde et rafraîchissante.
Sur le bateau, je feuillette mon guide de voyage. Je lis de jolis noms. Quand, dans un mois, je reprendrai mon cahier, je les y verrai ces noms. Ko Pha Ngan, l’île paradisiaque aux plages écrasées d’immobilité. Ayutaya et Sukkothaï, des probabilités de buddhas : couchés, debout, assis. Ko Chang, sauvage, isolée, battue par des vents de mousson qui lui donnent des airs de ‘Deauville sans Trintignant’. Ko Samet, petite virgule mercantile où voguent les travestis en jeep.
Petites virgules et grands sourires. Toujours de grands sourires. Sawadika !
Quand, dans un mois, je reprendrai mon cahier, le collier de jasmin aura commencé d’y sécher. Un peu jauni déjà. Autre.
Il a cessé de pleuvoir. Je lève les yeux. A temps pour apercevoir la parade amoureuse du soleil couchant sur les mosaïques du Wat Arun. Dans son pavillon d’oubli, le Bouddha du Wat Po n’aura pas vu passer la journée. "
Les photos de Hélène Schneider
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