CIRCUIT THAÏLANDE

Circuit en Thaïlande : Découverte des vestiges des royaumes thaïs

Trouvez un circuit ou un combiné pour visiter la Thaïlande, le pays des Bouddhas couchés, des anciennes cités khmères enfouies dans la jungle. Sa capitale, Bangkok, est déjà source de nombreuses découvertes avec ses marchés flottants et ses temples, et les anciennes cités royales d’Ayuthaya et de Sukhothai promettent un séjour hors du temps. Une excursion dans le Triangle d’Or vous fera découvrir les minorités et leur culture et dans les montagnes du nord-ouest vous partirez à la rencontre des « femmes girafes ».
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Spécialiste Thaïlande : Victor Jouniaux

Victor Jouniaux

Vos récits de voyages en Thaïlande

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Nous voici arrivés à Ko Lanta.... Après l'installation à l'hotel nous partons à la recherche d'une excursion pour les îles. Un jeune homme au prénom de Tong nous propose la journée à un prix défiant toute concurrence. Nous repartons du bureau, billet en poche, en croisant les doigts pour que le lendemain soit une journée ensoleillée. Au réveil, quelques nuages, mais certainement passagers. Des tuk-tuks viennent nous chercher à l’hôtel et après une bonne demie heure de route nous arrivons sur un quai. De là, des sortes de pirogues à moteur nous attendent. En route ! La mer est assez forte mais nous sommes assez confiant, bien qu'au loin un chalutier immense semble immobile alors que nous lui fonçons dessus.... Au dernier moment nous passerons derrière lui. Nous avons bien cru finir à l'eau...La journée se déroule tranquillement. Des arrêts snorkelling au pied d'immenses rochers dans des eaux turquoises, un arrêt pique nique sur une plage de sable blanc et un retour avec une mer si houleuse que nous finirons notre périple avec masques sur les yeux et tubas en bouche pour en finir avec les vagues qui nous font boire la tasse à chaque fois ! Arrivés sur la terre ferme, nous nous regardons en nous disant que nous ne reprendrons pas le bateau de sitôt !
Mais il le faudra quand même, car nous repartons le lendemain pour Ko Phi Phi. Un bateau chargé de sacs à dos, des touristes qui se pressent sur les ponts pour profiter du soleil, bref, un doux rêve.... La mer semble calme, aucune raison de ne pas avoir confiance me direz vous ? le matelot passe de temps à autre la barre à un jeune équipier qui semble relativement expérimenté... Mais le bateau tangue énormément, on nous demande de temps à autre de passer de droite à gauche sur le bateau ou inversement..... On nous dit que le bateau est un peu trop chargé (et peut être même mal chargé) ! Ça recommence... Le matelot en arrive même a couper le moteur en haut d'une vague et là, on se dit qu'il n'a pas coupé que le moteur mais notre souffle aussi tant il n'y a plus un seul bruit sur le bateau... Nous finissons notre traversée qui heureusement ne dure pas trop longtemps (45 minutes environ).... Ko Phi Phi, nous voici !

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bangkok, ou krung thep en thailandais, une mégalopole immense, électrique, grouillante, vivante jour et nuit et ce tous les jours sans exceptions, en effet la fête est toujours de mise dans cette ville très intéressante, et chaude, comme sa population, toujours ouverte à la discussion, même si on ne parle pas le thaïlandais, l'anglais est là et sauve la mise..
Le quartier de kaoh san road est l'endroit par excellence pour y rencontrer des gens venus de tous pays. Les contacts se font rapidement, et l'ambiance est comme folle dans cette rue.. C'est aussi le quartier des hotels et des restaurants pas chers et de bonne qualité.... Parfois. Enfin on est routard ou on ne l'est pas.. En face se trouve rambutri road, une autre rue sympa, on y trouve tous les commerces nécessaires, et de jolies petites guesthouse, afin d'y passer quelques nuits avant de partir pour les iles du sud ou pour le nord, dans les environs de chiang mai. Il suffit de réserver un ticket de train ou d'avion et le tour est joué..
C'est aussi la ville du marchandage, tout cela est un jeu bien comprit par la population, on y trouve des merveilles d'Asie.
Les petites échoppes aussi, où on nous prépare des noddle soup, du riz frit, tout ça dans la rue. Un vrai régal toute cette nourriture.
quel dépaysement dans cette ville un peu folle, mais c'est ce qui fait son originalité..
De beaux temples à visiter aussi, le wat pho, où est installé une des meilleures école de massage du royaume tenu par rama 9, le roi, vénéré là bas..
Le wat arun aussi, de l'époque khmer, une merveille d'architecture, noir comme l'ébène, fait de pierres, et majestueux, surtout le soir, quand il s'illumine. Je claque des doigts et il s'allume.. Oui c'est comme la tour eiffel, j'ai les heures.. Tout cela au bord de la rivière khao praya, un cours d'eau bien pratique pour se balader en ville, on évite les embouteillages comme ça..
Voilà je quitte l'immensité pour me rendre dans des contrées plus clémentes..le sud. A moi les iles, magnifiques colorées....

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Nous avions économisé 7 ans pour nous offrir ce voyage qui nous faisait tant rêver, la maison était finie d'être construite, les enfants plus grands. Nous avions choisi un circuit plus un séjour sur phuket de quelques jours. Il y avait eu le tsunami 5 semaines auparavant et nous n'avions pas pu annuler, juste changer phuket pour une autre destination car l'hôtel avait été détruit. Je peux vous l'avouer nous sommes parti un peu la boule au ventre, comment passer des vacances de rêve en arrivant dans un pays dévasté.
Quel ne fut pas notre surprise d'arriver dans un pays rempli de sourire de joie de beauté à l état brut. Le circuit en bus nous a fait découvrir des villes magnifiques, des villages perdus entre ciel et terre et de découvrir des locaux rempli de sagesse et d'optimisme chose que nous avons oublié dans notre pays. Mon beau plus beau souvenir est peut être le spectacle des éléphants, un éléphant qui peint sur une toile ça ne se voit qu'une fois dans sa vie mais le clou du show c'est la ballade à dos d'éléphant, nous avons vécu un grand moment de pur bonheur de fou rire avec le guide qui pour me faire peur s'approchait des falaises, pour me faire crier comme une gamine et j'avoue ça a bien marché.
Nous sommes revenu en France avec les yeux rempli d'images merveilleuses, d'émotion, de zen attitude, et d'une philosophie différente en se disant qu'après ce qu'ils avaient vécu ils étaient plus fort et toujours gracieux et d'une gentillesse que je n'ai plus retrouvé dans d'autres pays.

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Dès l'arrivée à Koh Phi Phi, un bateau taxi me propose de partir pour la plus belle et majestueuse plage de Maya Bay, cette plage qui servit de décor pour le film, la plage avec Leonardo Di Caprio et Virginie Ledoyen ainsi que Guillaume Canet.. et en effet, cette plage est d'une rare beauté, le sable blanc immaculé règne ici, ainsi que les eaux turquoises à souhait de l'océan, la mer d'Andaman pour être plus précis. Lorsque j'y étais il n'y avait pas beaucoup de monde pour mon plus grand plaisir, que d'espace et de tranquillité avec ce sentiment de bout du monde.. calme et volupté sont bien au rendez vous ici, à l'ombre d'un cocotier.. Attention tout de même au chutes de noix de coco, sur la tète ça peut faire mal... il faut choisir son emplacement, ce ne sont pas les dieux qui peuvent me tomber sur la tête là.. J'en profite pour gouter à cette eau merveilleuse et chaude comme toutes les mers du sud, j'y resterai des heures tellement c'est bon et agréable.. Mais je décide d'aller faire un tour dans le village, jonché de bungalows en bambous, c'est dans l'un de ceux là que je m'installerai, chance supplémentaire, il dispose d'un hamac, je vais donc pouvoir me relaxer tout en me balançant, comme si je retournais à mon berceau de mon enfance.. Chouette sentiment que ce retour aux sources..
Le village propose, sur d'autres plages, dans les restaurants en plein air, de délicieux fruits de mer, cuits au barbecue, le tout les pieds dans l'eau.. Dieu que c'est bon.. Je profite donc de cette dolce vita, un moment de bien être et d'abondance de plaisirs, qu'offre ce petit paradis terrestre.. Les ballades à pieds sont des plus agréables, le vent rafraichissant l'atmosphère.. les embruns...
Deux autres plages se tournent le dos, en arc de cercle, comme on peut les imaginer telles qu'elles sont sous les tropiques.. Une est plus propre et plus calme que l'autre, où les bateaux taxis sont légion.. Je me dirige donc vers l'autre, plus paisible, allongé sur un transat, histoire de me faire caresser par le soleil, le dieu ra, présent tout le temps, un des avantages sous ces latitudes..
J'y suis resté 3 jours, avant de partir pour Koh Lanta, pas très loin d'ici.. pour de nouveaux plaisirs... allez! en route..

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Moins connue et moins courue que les villes et les provinces au nord de Bangkok c’est Kanchanaburi. Grande ville étudiante de l’ouest de la Thaïlande. Capitale de la province du même nom. Kanchanaburi. Connue pour le tristement célèbre pont qui enjambe la rivière Kwai. Connue aussi pour son controversé temple de tigres.
Les tigres de Kanchanaburi. Ces tigres sont recueillis et soignés par des moines. Des moines aux peaux brunes vêtus d’une toge orange vive. Des moines à qui chaque tigre est associé. Des moines qui sourient et qui vous permettent d’approcher et de toucher leur tigre. Toucher un tigre en liberté.
C’est un évènement hors du temps. On pose sa main sur le dos du tigre. Il fait deux fois notre taille. On sent sa peau chaude, son poil rêche mais doux et sa respiration. Parfois il tourne la tête. Il vous regarde. On se sent alors tout petit devant lui. Écrasé devant tant de majesté. Écrasé par un simple regard. Proie innocente. L’instant se brise lorsqu’il détourne la tête. Nous ne sommes pas assez intéressants pour lui.
On découvre alors qu’ils sont prisonniers. Prisonniers d’une cage dorée. Certes. Mais plus tout à fait libres. Ils sont soignés. Nourris. Admirés. Certes. Mais ils ne sont plus sauvages. Leur instinct a été dompté. Pour leur malheur, pour notre bonheur. Car c’est un terrible sentiment de bonheur lorsqu’on les touche. Lorsqu’on marche à côté d’eux, une main sur leur dos. Lorsqu’on serre un bébé tigre entre ses bras.
Souvenir inouï. Souvenir d’un rêve unique. Les bébés tigres. Gros chats rayés à grosses pattes qui ne pensent qu’à jouer. Qui se laissent caresser. Qui se laissent donner le biberon. Qui se laissent à dormir sur les genoux des gens chanceux. La nurserie. Paradis sur Terre pour ceux qui aiment les tigres. La nurserie. Maison des bébés tigres et de leur enfance.
Et puis on part. Et on se jure de revenir.
Allez à Kanchanaburi. Voyez et jugez par vous-même. Partagez un instant. Vous aimerez et défendrez la cause des tigres pour l’éternité.

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l'ackha vient d'une tribu du nord de la thailande, dans la province d'isan, elle plantait du riz l'ackha, le dos courbé, les mains usées, sous un soleil de plombs, face aux intempéries, tous les jours comme une forcenée, grain par grain, un travail difficile, usant ,pénible..
elle est belle l'ackha, avec son bonnet birman,du myanmar devrais-je dire,elle l'a quitté sa montagne et sa rizière, pour aller chercher une vie meilleure, à bangkok, la mégalopole folle..
elle a son petit panier, garni de bracelets en caoutchouc, de quelques bagues,d e cigares birmans de couleur verte, le tabac n'est pas complètement séché,
elle me le dit, sa vie est meilleure à la capitale, il y a le tourisme, alors elle préfère marcher dans la rue pendant des heures, pour vendre ses objets, avec ses copines, qui ont le même parcours, toutes viennent du nord, c'est mieux la ville,polluée, et bruyante, électrique, fatigante..
elle sait bien que de toutes façons, elle n'avait pas le choix, c'est ça ou alors, les os cassés,alors..
mais elle a le sourire, on dirait qu'elle est heureuse quand même, et il est franc son sourire, ça se voit un sourire forcé, le sien ne l'est pas, alors que lui dire??
bonne chance l'ackha, bonne chance ma belle, et garde ton sourire, surtout..

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Il était une fois une jeune fille à l'esprit aventurière et empli d'un désir d'évasion qui eut chance incroyable de pouvoir effectuer un séjour en Thaïlande.

Pour situer un peu le contexte, il y a quelque année, cette fille, que nous nommerons Lola, s'était liée d'amitié avec une jeune fille d'origine thaïlandaise, que nous nommerons May, qui était arrivé en France quelque mois auparavant pour suivre son père.

Lola la remarqua directement lorsqu'elle arriva dans sa classe de seconde, et elle fit tout ce qui était en son pouvoir pour lui permettre de s'intégrer comme il faut dans un pays où le mode de vie est loin de la culture asiatique; une solide amitié c'était crée.
May rendait visite tous les deux ans à sa famille en Thaïlande et proposa donc à son amie Lola, qui rêvait de découvrir l'Asie, de l'accompagner. Départ donc de l'aéroport de Lyon, l'aventure commence!

9300 Km plus tard, Lola sort enfin de l'avion. Premier choc: quel climat humide et étouffant! Mais bon le bonheur d'être arrivé permet une acclimatation rapide, de même que l'adaptation au décalage horaire!

La ville de destination: Chiang Mai, 800 km au Nord de Bangkok où l'avion a atterri! Cela conduisit donc à la première expédition à travers la Thaïlande pour Lola. May, qui connaissait bien les lieux, lui proposa de faire ce trajet en Bus. 800 km en Bus pour 30€, il faut dire que c'est abordable mais incroyablement long, mais qu'importe! Cela permettra de découvrir le paysage local.

C'est donc parti pour une dizaine d'heures de transports. Il faut dire que les paysages qui défilent sont tout simplement magnifiques, mais cela dit le bus n'était pas climatisé, Lola était donc en pleine sueur.

Enfin, elles arrivère à destination: Chiang Mai, ou encore " La Rose du Nord" En thaîlande.
C'était tout simplement merveilleux: les temples bouddhistes, les statues, les montagnes, cette forme si particulière des maisons asiatiques... bref, un dépaysement total pour cette européenne de Lola, perdu au milieu de l'Asie. Mais la sensation était indescriptible.

Finalement, Lola et May arrivèrent dans la famille de May, située en périphérie de Chiang Mai. L'accueil fut très chaleureux et malgré la barrière linguistique, cette famille était heureuse d’accueillir Lola parmi elle. May jouait de temps en temps la traductrice mais se plaisait à contempler le jeu de signe que s'instaurait entre l'asiatique et l'européenne.

C'était donc parti pour un mois de vie à l'asiatique, dans cette famille si généreuse et si humaine, que cela remplissait Lola d'une grande émotion. C'était là la chance qu'avait réellement Lola: Pouvoir s'imprégner de la culture en vivant chez l'habitant, découvrir leurs traditions, vivre leur vie. Ce sont des expériences inoubliables. Bien entendu, May avait d'autres membre de la famille dispersée dans la Thaïlande, ce qui a permis à Lola de voyager en compagnie de May dans plusieurs endroits du Pays, tel que Lampang, Chiang Rai ou encore Chiang Dao. A chaque fois, des paysages magnifiques se succédaient.

Ce qui la perturba également était la fréquence de l'alimentation des asiatiques. Les asiatiques mangent peu, mais souvent! Ainsi, son amie May se plaignait d'avoir faim environ toutes les heures, ce qui était assez amusant.

Parmi les activités que Lola a pu découvrir, outre la visite continuelle de temples tous les uns plus beaux que les autres, elle eut la chance de se balader à dos d'éléphant, chose assez courante dans les environs.

En un mois, Lola pu donc découvrir la culture thaï, vivre dans une famille avec son amie, fa fait également une cure de riz (^^) et malgré une barrière linguistique, des liens s'étaient crées. Il faudrait des pages entières pour décrire toute l'aventure, mais les choses essentielles ont été dites. La culture asiatique est une culture du partage, les gens sont accueillis à bras ouvert, cela fait chaud au cœur.

Lola, c'est moi, et j'ai eu beaucoup de plaisir à faire ce voyage, après un mois de découverte, je rentre en France des souvenirs pleins la tête avec des moments inoubliables!

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Photo de Hélène Schneider Photo de Hélène Schneider Photo de Hélène Schneider Photo de Hélène Schneider Mon cœur est comme le bitume de l’aéroport de Roissy : fondu. Il peut faire chaud par ici en juillet ! Mon âme est comme ce grand hall où j’attends mon avion : glacée par l’air conditionné. Souvent, quand on voyage, on porte dans ses bagages des chagrins de vie et d’amour. Mais n’est-ce pas pour cela aussi qu’on part ?

Devant moi passent le capitaine et ses hôtesses. Elles ont des voilettes latérales ; des oreillons aériens ?
Derrière moi, il y a de nombreuses traces de pas. Empruntes profondes ou légères. J’aimerais les retrouver dans un mois : autres !

De Bangkok, mes premières impressions sont nocturnes. Seule dans le soir de cette ville inconnue, je n’ai pas le courage de prendre un bus. Je plonge dans la facilité d’un taxi. Mon hôtel n’est pas loin du fleuve, pas loin de Khao San road. Comme tout le monde.
Je me retrouve comme hier : petite bulle de froid dans le chaud du dehors. A travers les vitres, je vois des panneaux publicitaires, des voitures filantes, des buildings illuminés. Mon dernier voyage, c’était l’Inde. J’en suis loin ici.

Au bar de l’hôtel, je suis seule. Le mot bar est un peu pompeux. Cafétéria sonnerait plus juste. Tout est carrelé de bleu. Ouvert sur la moiteur de la rue. La minuscule piscine clame « With oil on your skin, no swim. No oil on your skin, you can swim.” Si la vie pouvait toujours être aussi simple…
Devant moi, une Singha blonde et mon cahier…
Devant moi, le temps d’un voyage à penser…

Le lendemain matin : I’m still alive ! No oil on my skin : je peux plonger dans la ville.
Je prends le bateau. Ca s’appelle Chao Praya River Express. C’est comme un gros ferry qui boursicote avec les berges noires. Une pièce pour embarquer. Une pièce pour traverser. Une pièce pour s’éloigner.

J’arrive au Wat Pho avant les groupes de touristes. Dans la cour, devant le pavillon où rêve le Bouddha d’or, un chat fait sa toilette. Couchée sur le flanc de ses 46 mètres de long, la statue ignore mon arrivée. Son visage monumental exprime la sérénité de qui n’est jamais dérangé. J’ai presque envie de lui chatouiller les pieds pour voir s’il ouvre la paupière. Mais chatouiller les pieds d’un dieu de 15 mètres de haut, est-ce bien raisonnable ?

Le Wat Phra Kaew, quant à lui, est déjà envahi par les groupes de fourmis visiteuses. Suivez le guide, la rose, le parapluie ! Tous avec le même bob sur la tête ! Tous en rang, et au pas de course ! Je me réfugie sous les colonnades latérales. Derrière moi, il y a de jolies perspectives palatiales. Devant moi, il y a des fresques brillantes. Rama et Sita sont endormis dans la gueule du démon. Enlacés. Ignorants du lieu- même qui couve leur amour. Faut-il y trouver une édification ? Un miroir ?

Je prends un autre bateau jusqu’au marché aux fleurs de Pak Khlong. Des bouquets de lotus y trônent à chaque coin de rue. Partout des femmes tressent des colliers de jasmin. Il y a des roses aussi, toutes serrées, dans des cornets de papier journal. Et des orchidées, dont certaines s’agglutinent en camaïeu de couleurs chaudes. Alors que je m’offre un collier de jasmin, la pluie se met à tomber. Lourde et rafraîchissante.

Sur le bateau, je feuillette mon guide de voyage. Je lis de jolis noms. Quand, dans un mois, je reprendrai mon cahier, je les y verrai ces noms. Ko Pha Ngan, l’île paradisiaque aux plages écrasées d’immobilité. Ayutaya et Sukkothaï, des probabilités de buddhas : couchés, debout, assis. Ko Chang, sauvage, isolée, battue par des vents de mousson qui lui donnent des airs de ‘Deauville sans Trintignant’. Ko Samet, petite virgule mercantile où voguent les travestis en jeep.

Petites virgules et grands sourires. Toujours de grands sourires. Sawadika !

Quand, dans un mois, je reprendrai mon cahier, le collier de jasmin aura commencé d’y sécher. Un peu jauni déjà. Autre.

Il a cessé de pleuvoir. Je lève les yeux. A temps pour apercevoir la parade amoureuse du soleil couchant sur les mosaïques du Wat Arun. Dans son pavillon d’oubli, le Bouddha du Wat Po n’aura pas vu passer la journée.

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