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CIRCUIT NÉPAL |
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Circuit au Népal : De Katmandou aux sommets himalayens
Situé dans l’Himalaya, le Népal est un pays mythique. Optez pour un circuit à travers ses terres et découvrez la magie de son pays avec ses histoires de divinités se transformant en animaux, de démons, de sorcières, de rois et de reines… Terre de contrastes et de diversité, elle vous réserve bien des surprises. Comparez les offres de Circuit Népal pas cher de nos partenaires.
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VOS RECITS DE VOYAGES
jean Zucchet, 36 - Indre :
" cache cache "
" Robe rouge, yeux noirs très maquillés, cheveux en désordre, regard malicieux. Elle s’est aperçue que mon téléobjectif cherche à fixer son portrait et de toute évidence elle a l’intention de jouer à cache-cache, se retournant sans cesse au bon moment, remontant rapidement les marches d’un petit temple pour déjouer toute mise au point, offrant un instant un sourire lumineux pour disparaître aussitôt derrière une statue. Elle ne semble d’ailleurs pas vouloir monnayer son image mais simplement m’entrainer dans une sorte de safari à travers le village.
Le défi est lancé et accepté. On change de terrain. Peut-être que le jeu consiste à égarer le photographe dans le dédale des cours et des ruelles. Elle a choisi comme appât un énorme dragon de bronze qu’elle chevauche du haut de ses dix ans. A croire qu’elle a le génie de fabriquer des photos-regrets, celles que l’on a pas su rapporter par erreur technique ou par manque de rapidité, celles dont on parle longtemps comme du cliché qui aurait été « du siècle », si… Un petit signe comme pour dire : « Pas mal la photo que tu n’auras pas de la petite fille en robe rouge sur le dragon népalais… tout y est n’est-ce pas ? Le thème de l’enfance pauvre mais heureuse, le sacré et le profane, la douce lumière du matin... ». Bien sûr, dès que je suis à portée d’objectif, elle saute de sa monture et s’enfonce dans les cours intérieures.
Je la retrouve assise dans une attitude faussement nonchalante sur une natte où sèchent des centaines de piments. Derrière elle une vieille femme fume un gros cigare. Choc des rouges. J’enrage et elle le sent ; elle prend même le risque de me laisser réussir mon cliché en retardant le plus possible le moment de sa fuite…
Cette foi-ci on sort du village. Rizières en terrasses. Vert fluo des jeunes pousses. Elle a pris le temps de se confectionner un bouquet de fleurs jaunes et mauves et s’est installée sur un petit rebord d’agile sèche entre deux parcelles, à l’endroit le plus « couleurs saturées » de la rizière. Nouveau petit signe. Espoir tout de même de l’amadouer. Mais tout se termine les deux pieds dans la boue…Eclats de rire. Quelques mots lancés à un paysan qui travaille tout près et qui s’esclaffe lui aussi… OK... j’ai perdu, pouce, on ne joue plus… D’ailleurs elle a disparu.
Retour au village. Le soleil commence à frapper fort, le sac photo à peser lourd. Au loin une trouée, rare en cette saison de mousson, laisse entrevoir les neiges de l’Himalaya. L’immense globe de pierre du stupa s’enveloppe de drapeaux à prières multicolores Peints sur les quatre faces de la lanterne supérieure, le regard pénétrant du Bouddha.
Un son de cloche attire mon attention, la revoilà, un gamin dans les bras, le petit frère ou tout simplement un emprunt de quelques instants pour rallumer mon intérêt. Elle frappe de nouveau la cloche avec le marteau attaché à la colonne. L’enfant se met à pleurer ; en plus, il a la larme photogénique…Mais cette fois ci je résiste et range ostensiblement mes appareil pour m’installe à la terrasse d’un bar curieusement aménagé dans un ancien temple. Bouddha rime désormais avec Cola… Quant aux tables, ce sont de merveilleuses fenêtres de bois sculptées que l’on a recouvertes d’une feuille de verre.
Situation idéale pour observer la vie de la rue. Le vendeur de tranches d’ananas assailli par les enfants, l’étal d’écheveaux de laines rouges et noirs et sa nombreuse clientèle féminine. Au dessus, faute de vent les cerfs volants ont bien du mal à tenir l’air.
Un frôlement derrière moi. Je me retourne juste à temps pour voir disparaître à l’angle de la rue une silhouette rouge.
Sur mon sac photo, trois fleurs liées par une sorte de bracelet d’herbes tressée ont été déposées. "
Gérard SALERT, 13 - Bouches-du-Rhône :
" Beautés népalaises "
" Dire que le beau n'est pas laid parait au premier abord une lapalissade mais la palissade elle-même est une espèce de barrière séparant deux espaces et lorsque cette barrière culmine à plus de 8000 mètres d'altitude et s'appelle Himalaya, on peut alors comprendre que le népalais ne peut être que beau! Le pays en forme de berceau ou de lune monte jusqu'au paradis pour nous faire toucher les étoiles. Au pied de cette chaîne, les indigènes ne pouvaient que s'agenouiller devant ces montagnes pour rendre comme un hymne à cet alaya puisque en langue népali him-alaya signifie demeure des neiges.
Dans sa partie sud, le pays est situé sur le plateau deccan pour connaître un climat sub-tropical avec une végétation luxuriante, une jungle où l'on rencontre tigres, éléphants, singes et najas mais sitôt parti vers le nord, la route devient sinueuse et pentue pour passer en quelques dizaines de kms de 300 à plus de 1500 m d'altitude. Les précipices sont vertigineux et les pluies génèrent des cascades imprévues sur les routes et des éboulements de terrain qui coupent ces dernières. Des vallées verdoyantes apparaissent et chaque versant de colline est sculpté de terrasses, les routes serpentent comme les rivières.
Toute une symphonie de vert défile sans cesse à chaque lacet : du vert à perte de vue qui va du réséda des pinèdes à celui de l'émeraude des lacs en passant par les verres à pied des randonneurs et ceux à boire dans leurs pauses ces verres d'eau sont tendus pour inspirer les vers plus tendres des poètes.
Il y en a pour tous les goûts pour que les pêcheurs en recherchent même en terre et les curieux jusque dans votre nez. Comment le népalais pourrait-il désespérer dans cet océan de verdure?
C'est ainsi que sans y prendre garde, on se retrouve devant un des plus beaux amphithéâtres himalayens pour que l'on s'écrie: -C'est Pukhara, ça!. Un cadre à vous filer bien sûr le ...cafard, sitôt que vous l'avez perdu de vue! Songez que des aiguilles de 5 à 7000 m brodent ici la chaîne dont les pics du Ghandruck et du Machhapuchharé en forment la dentelle. Leurs dents mordent dans le bleu du ciel pour que les randonneurs en rang d'oignons et bien au pas aillent marcher à la commission. A pied d'oeuvre sur les sentiers et les chemins, on les voit qui se donnent la main et qui trop bien dans leurs souliers prennent leur jambe à leur cou dès qu'ils se trouvent nombreux.
Avec pour seul loto que la météo, ils font toujours bonne route lorsque, jambes en l'air, ils prennent leur pied à gravir de douces pentes et que, le long de ces flancs, ils découvrent sur leur versant de ravissantes gorges. Sur le chemin du col, ils grimpent pour le plaisir et, tout haletant en plantant leur bâton, s'envolent vers les faîtes au sommet de leur désir. C'est vrai que ces lieux sont la demeure de la déesse Annapurna qui dispensait tant de ressources sous la protection de cet abominable yéti que vous ne trouverez plus que dans les deals des villes pour écouler sa neige, une neige qui met en boule les raisons les plus sensées.
Lorsqu'on n'a pas froid aux yeux, on a peur de rien, pas même de tomber de haut et, pris dans les vertiges de la fête, les voici, pour faire des monts une merveille, à vouloir prendre refuge auprès des cieux.
Tout hélas a une fin et il faut redescendre sur terre. Heureusement, l'atterrissage se fait en douceur car il reste à parcourir de beaux vallons où l'on doit encore, même en cordée, assurer ses prises pour éviter que l'on ne dévisse à sa guise! Pas facile de revenir sur terre d'autant plus que le lac Pewa, reflètant les cîmes, démontrent que ces paysages, même tombés à l'eau, surnagent dans la mémoire collective.
Il reste alors à partir vers la vallée voisine de Katmandou à 8 heures de route pour découvrir un autre paradis. La ville tentaculaire s'est bien agrandie depuis l'époque des beatnicks et nombre de tibétains fuyant la répression chinoise s'y sont installés. C'est ainsi que le temple boudhiste de Swayambhunath auparavant situé à l'extérieur de la ville est maintenant bien ancré dans la cité. Construit au sommet d'une colline qui surplombe la vallée, on est contraint de prendre bien de la hauteur pour gagner les mérites d'une vie meilleure. C'est encore ainsi que l'on trouve aussi la réplique du temple du Jockland de Lhassa avec celui de Bodnath où, comme au cinéma mais sans caméra, on tourne. On tourne autour des stupas comme des mouches autour d'un pot et, pareillement aux petits chevaux de bois de chez nous, les moulins de prières tournent mais au gré des pélerins.
Katmandou s'ordonne autour de la Durgar place que les temples, pagodes et palais né...palais royaux remplissent. Des milliers de pigeons l'habitent, une foule bigarrée la traverse à toutes heures. Tout près de là, des dévots affairés viennent voir la déesse Kali réincarnée dans la Kumari, cette enfant qui, dès le premier saignement, sera déchue de son rang divin.
Un peu plus loin, l'Inde mystique est présente avec le temple Pashupatinath traversée par la rivière sacrée Bagamati équivalente au Gange et dans laquelle les cendres des insinérations sont jetées. On pourrait se croire à Bénarès et des milliers de pélerins sont venus jusque là pour honorer Shiva. Avec l'arrivée de ces villageois, les couleurs vives des saris donnent un air de fête à la ville en joie. Seules les vaches manquent au décor de la rue mais au moins acquiert-on alors la sérénité de ne plus redouter un de ces coups en ...vache dont l'animal a le secret.
Pis encore, la condition féminine est meilleure pour que la femme n'ait nul besoin de dot et ne puisse valoir quelques têtes de bétail qui lui font porter autant de cornes. Dans les ruelles avoisinantes des vieux quartiers tout un monde, essentiellement d'ethnie newar, se presse : des porteurs, des rickshaws, des parfums d'encens, des tintements de cloches mais peu de sherpas dans cette ville où tours et gratte-ciel appréciés en tant qu'échelles n'existent pas. Dès lors, épris de liberté, les voilà qui font le mur surtout s'il tombe à pic pour aimer autant que les poètes, les marches et les balades qu'ils rythment au bout de leurs fers.
Le cirque de la chaîne du Langtang-Lirum culminant à plus de 7000 m est à portée de main mais il faut aller bien plus loin à une bonne journée de car à l'est pour les trouver dans les solitudes minérales des hautes altitudes du massif de l'Everest.
J'ignore pourquoi on a préféré accoler le nom de ce topographe anglais au toit de notre monde car les appellations respectivement tibétaine et népalienne de Chomolungma et Sagarmatha se traduisant par déesse des vents et tête dans le ciel étaient bien plus poétiques et surtout s'accordaient bien mieux aux lieux ... car c'est bien là que les sherpas, pas chers payés, ont réalisé les plus grands exploits montagnards avec la discrétion, la modestie et l'humilité propre à ces boudhistes pour qui l'essentiel n'est pas d'acquérir les honneurs ou les biens matériels mais de garder au coeur sa pureté, d'atteindre la sagesse pour demeurer maître de soi et devenir serein.
Une attitude commune à presque tous les autochtones qui ont su cultiver aussi bien que le riz, la cordialité, l'hospitalité comme la convivialité pour que leur visage se pare du plus beaux des ornements, je veux parler de leur sourire. Pour un népalais, comment la vie pourrait-elle ne pas être belle?
Gérard SALERT "
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