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CIRCUIT AUSTRALIE

 
 
 

Circuit en Australie : Grands espaces aux antipodes, de Canberra à Sydney


Nul ne peut résister à un circuit en Australie… Vous pourrez plonger dans le mystère de la culture aborigène et profiterez du paysage époustouflant de ce pays aux airs de bout du monde. La découverte des fameux kangourous ne sera qu’une étape de cette incroyable évasion.
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VOS RECITS DE VOYAGES

 
     
   
     
  sandrine GASPARD, 41 - Loir-et-Cher :

" Petite ville de l'outback "

 

Photo de sandrine GASPARD " Rien que durant le survol du pays en direction d'Alice Spring's vous pouvez d'ores et déjà vous faire une idée de ce que vous allez découvrir. En effet, le sol est rouge à perte de vue, rien que du désert et encore du désert ! Inutile de vous dire également que l'on est immédiatement saisi par la sècheresse du climat lorsque l'on descend de l'avion. C'est bizarrement très chaud, mais pas étouffant. Mais très sec, ce qui est un peu gênant au niveau respiratoire. Il faut bien quelques heures avant de s'y habituer. C'est une région au climat semi-aride.

Alice Spring's est une petite ville de "l'outback" entourée de désert. On pourrait penser que personne n'y vit, mais des tribus aborigènes n'ayant jamais eu de contact avec la civilisation européenne y ont été découvertes il y a peu de temps. Elle est située environ à 450km de l'Ayers Rock, il nous a donc fallu prendre l'autocar afin de nous rendre sur le site. Tout le trajet se fit en plein désert. Il nous a été rappelé à plusieurs reprises la dangerosité du site car les animaux y sont avant tout sur leur territoire (dingo : ce sont des chiens sauvages, serpents, kangourous....etc). Plusieurs panneaux indiquent d'ailleurs qu'il ne faut pas sortir de sa voiture en cas de panne, mais plutôt attendre les secours. Mais j'imagine qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de véhicules qui circulent sur ces routes. D'ailleurs nous avons eu l'occasion de voir un varant passer juste devant nous, nous n'étions pas très fiers !!


L'Ayers Rock (appelé Uluru en Australie), vous savez c'est le fameux rocher que l'on voit dans les publicités !

Il est situé exactement au milieu de l'Australie. C'est un vestige de la cordillère de Peterman, vieille de 450 millions d'années. C'est un site sacré des aborigènes.

Il est haut de 348m et a une circonférence de 9km, ont peut y faire son ascension mais les aborigènes déconseillent cette pratique considérant cela comme une offense.

En général, les excursions sur ce site se font au levé du jour (5h du matin environ) et au coucher du soleil ; à l'heure ou le soleil l'embrase de couleurs changeantes (parfois pourpre).


Puis nous avons enfilé nos chaussures de marche pour aller sur les Monts Olgas (appelé Kata Tjuta en Australie).


Ce sont des dômes tout aussi impressionnants mais moins connus que l'Ayers Rock (si j'ai bien compté ils sont au nombre de 36).

Il ne faut surtout pas oublier d'apporter votre bouteille d'eau car l'air y est tellement sec qu'on peut se déshydrater en 20 minutes ! D'ailleurs tous les cars de touristes sont équipés de jérikan d'eau et en distribue dès la descente du car.

Ne vous fiez pas aux apparences trompeuses, ces dômes à l'allure de château de sable mesurent plusieurs dizaines de mètres de haut et s'étendent sur 35km2.

D'ailleurs, voyez comme les arbres ont l'air petit à côté !

Les aborigènes d'australie vivent pour la plupart dans l'arrière pays semi-aride de l'outback selon leur coutumes et usages traditionnels. Ils commercialisent leur art traditionnel dans quelques galeries de l'outback (peintures, sculptures...). Il représente des paysages ou des scènes de vie à l'image de leurs ancètres. J'ai vraiment adoré les peintures et sur la matière un peu spéciale sur laquelle ils les font.

Cette partie du pays est pour moi la plus authentique. L'Outback est magique, majestueux, mystique.... Envoûtant. "

Les photos de sandrine GASPARD



 
  nicole DOUTRE, - :

" Réalignement sur le roc "

 

" **La suite du voyage de Nicole DOUTRE en Australie (retrouvez le début de son voyage sur la page billet d'avion Australie de VoyagerMoinsCher.com)**

AYERS ROCK
Deuxième Jour

Sur mon vélo je file sur l'unique route qui permet de rejoindre le Roc. Il est un peu plus de huit heures. Une ascension très matinale est nécessaire, car parfois dès 10H30 ou 11H00 elle est interdite, la température pouvant atteindre déjà 35 ou 38°. De loin, le Roc offre différents tons de mauve. Il se rapproche petit à petit et trois quarts d'heure sont nécessaires pour rejoindre l'espace aménagé au pied du Roc où touristes, voitures, bus, stationnent.

C'est la deuxième fois que j'affronte la pente de cette roche sacrée, sur un site sacré. L'ascension sera longue et plus difficile qu'elle ne paraît : elle m'avait surprise quatre mois auparavant. Ma stratégie est au point : monter très lentement, mais régulièrement, ne pas m'arrêter pour profiter de l'échauffement des muscles et des jambes.

Le démarrage est toujours ardu et je m'aide quelquefois sans hésiter de la chaîne fixée sur des piquets métalliques enfoncés sur la paroi très abrupte. De temps en temps, je fais une courte pause pour régulariser mon souffle et j'en profite pour me retourner et admirer l'environnement plat, sobre, mais coloré des alentours mariant la terre et le ciel. Un vent frais souffle et mes vêtements flottent. On dirait une force adverse.

Après une trentaine de minutes de montée continuelle, au cours de laquelle j'espère apercevoir le plateau d'un moment à l'autre, je gravis une pente plus douce et, enfin une vaste étendue au relief toutefois légèrement accidenté s'offre à ma vue. Sur le sol, la trace épisodique d'une ligne blanche est le repère utile du bon chemin. Encore quinze minutes de marche et me voilà au milieu du plateau. Le livre d'or est toujours là, sur un trépied, attendant la signature d'une file d'une cinquantaine de personnes. Je me promène aux alentours et admire le paysage.

Revenant pour poser ma petite phrase et ma signature, j'entends le bruit d'un bouchon sortant avec bonheur et énergie d'une bouteille de champagne australien, et, à mon grand amusement, je vois un couple de jeunes remplir leurs coupes préparées pour la circonstance, célébrant un mariage certainement très récent.

Sans doute stimulé par cette action originale, un jeune homme sort d'un sac un petit cerf-volant à qui lui aussi l'endroit donne des ailes. Le voici, bien dirigé par son maître, s'élançant dans le ciel, emporté par le vent. Un charmant koala figure sur la toile blanche, se balance, monte, descend dans l'air, tirant le meilleur parti de sa situation extraordinaire. La tête levée pour admirer ce spectacle j'aperçois dans le même temps un hélicoptère survolant le site accompagné d'un vrombissement de moteur. Je souris, heureuse du synchronisme de ces "événements", survenant juste à mon passage.

Le vent très présent me refroidit lors de mon attente pour apposer ma signature et je décide de redescendre aussitôt. La descente est plus rapide, mais la prudence est de rigueur car quelques accidents, parfois mortels, sont survenus déjà sur ce lieu.

Au pied de la masse rocheuse, quelques chauffeurs de bus, en uniforme : short bermuda, chemise bleue à épaulette, style pilote, chaussettes montant jusqu'au dessous des genoux, chapeaux à larges rebords. Ils sont rassemblés et conversent sérieusement entre confrères.. Lors de mes voyages sur les lignes de bus australiennes, j'avais remarqué leur forte personnalité, leur verbe facile, leur humour, particulièrement lorsqu'ils magnifiaient les petits travers des touristes de différentes nationalités, malicieusement démontrés dans une plaisanterie bien structurée.

Seule utilisatrice de bicyclette à cette heure, mon départ est plutôt remarqué. La chaleur ne me dérange pas, je retrouve le ventre maternel, je baigne dans un air chaud, le corps chaud. Let's go !

A l'hôtel j'enchaîne rapidement par une baignade en piscine avec quelques longueurs sous l'eau, me sentant tout à fait en pleine forme, revigorée par l'eau fraîche. Le soleil australien n'ayant pas que de bons côtés, la séance de soleil se termine à la fin de la matinée.

En début d'après midi avec mon appareil radio et enregistrement à la main, je sors pour trouver un endroit ombragé, tranquille, où je pourrai enregistrer quelques pensées sur cassette. La température est élevée et je porte lunettes de soleil et chapeau pour me protéger. A l'indication du terrain de sport, joliment qualifié ici de "oval", j'imagine un bel espace vert et cela m'incite à suivre les flèches correspondantes.

Mon intuition est bonne car, arrivée aux alentours du terrain, je vois une grande pelouse, très verte, toute entourée d'une couronne d'arbres hauts et feuillus. Sur le terrain une colonie de galahs, beaux oiseaux au plumage de couleurs grise, blanche et rose, occupants certainement attitrés, investissent le quart de l'espace libre de la pelouse. L'ombre procurée par chacun des arbres dessine une belle forme plus foncée qui m'invite à m'y installer, ce que je fais.

Cet espace frais est idéal pour s'allonger et méditer sur le style nouveau de "retraite" que représente mon séjour ici à AYERS ROCK, (ULURU pour les aborigènes). Je ne connais personne, n'ai aucune intention de rencontre. Cet endroit mêle nature, Australiens en visite, touristes de la terre entière, personnels et aborigènes vivant sur place.

J'ai envie de me lancer alors dans le "vide sonore" tout à l'inconnu des mots exprimés. Le fait de n'avoir aucun interlocuteur me laisse un espace total d'expression et mes pensées s'élancent :

Ce voyage, ce séjour, sont très importants. C'est la première fois que j'ai envie de choisir un site pour m'en servir comme point d'appui d'une prise d'orientation, de position, de décision sur le plan du corps et de la conscience. Cet endroit est parfait, relié au cosmos, au passé, au présent et au futur.

Mon corps a besoin de chaleur, d'air pur, de s'assainir, de renforcer son immunité. J'espère vérifier les bienfaits physiques constatés lors de mon premier passage.

D'autre part, mon âme, c'est à dire mes plus hautes aspirations, pour la plupart non réalisées à mon niveau personnel et universel, mon idéal utopique, m'entraînent à "réaligner", réordonner, recadrer, ma conscience, en intégrant dorénavant comme une donnée certaine mon intuition, et non plus à la constater sans la suivre la plupart du temps..

Depuis quelques années déjà, ma conscience devient très globale grâce à mes séjours sur différents continents et pays. L'évolution de mes idées personnelles, mes contacts avec différentes cultures, mes expériences dans le travail, le défi permanent de nouvelles rencontres débouchant sur de nouveaux styles d'amitié, de nouveaux environnements, m'obligent soit à une adaptation, soit à une transformation, responsable de nouvelles attitudes et réactions.

Il m'apparaît aussi que le même scénario politique, économique, social, maintenant écologique, existe dans tous les pays. Je ne peux plus accepter la présentation du monde faite par les médias et les institutions nationales et internationales, les hommes politiques, les ordres et hommes religieux.

La coupure du monde en Nord/Sud, après avoir été Est/Ouest, me paraît cacher le laxisme dont les tous gouvernements font preuve, même ceux des pays soi-disant pauvres, pour ne pas solliciter de leurs citoyens et entreprises très riches une contribution plus forte. pour rééquilibrer les finances nationales. Les pays dits du tiers-monde sont toutefois durement pénalisés étant donné les critères de vie retenus par les pays occidentaux et imposés à tous. Ils sont influencés depuis longtemps pour imiter notre style de vie colporté par le cinéma, la télévision, la radio, les journaux et magazines, la publicité.

Nulle part, un pays ne tente de résoudre par lui-même, pour lui-même ses problèmes humains, économiques, écologique, prisonnier des racines qu'il a plantées dans les organisations internationales, humanitaires, et englué dans des ramifications de toutes sortes sur le plan mondial.

Il serait possible d'imaginer un nouveau concept, planétaire et non plus international, instigateur d'une nouvelle gestion de ces domaines et de régler les problèmes. De tels types d'organismes existent déjà pour harmoniser les relations, résoudre les problèmes internationaux dans les domaines, spatial, aérien, les télécommunications, ou des accords de négociation sont toujours possibles à la place de discussions politiques sans issue. Les problèmes écologiques nationaux et internationaux prédits feront-ils l'objet d'une harmonisation de ce type ? Cette nouvelle épée de Damoclès n'est-elle pas le signal d'une concertation planétaire impérative pour adopter des résolutions préventives ?

La terre émet des signaux qui nous effraient mais d'un autre côté n'est-ce pas le moment pour les êtres humains de les intégrer pour constater et rectifier les erreurs commises par tous, dans tous les pays ?

D'autre part, le temps est venu à chaque être humain de trouver très difficilement sa place dans ce monde déformé sans la protection d'un Etat, d'une entreprise, de supérieurs hiérarchiques ou autre relations, même religieuses ou de toute autre organisation.
Comment faire pour franchir les barrières des pouvoirs officiels, politique, économique, médiatique, scientifique, énergétique, et même des pseudo services secrets ? Comment passer à travers les barrières invisibles des pouvoirs "officieux" des diverses sociétés secrètes, des pouvoirs occultes et religieux en place ?

Comment s'échapper d'une prison, d'un camp d'envahisseurs, d'un hôpital psychiatrique, ou même de sa propre famille ?

Souhaitant agir sur ma réalité proche afin de l'accepter sans frustration, je devrai être plus vigilante sur mon environnement naturel et humain, écarter sagement toute force trop négative, trop agressive, trop dissimulée, ou qui me demanderait des négociations trop fatigantes. je dois vivre le plus possible dans un environnement à mon goût, sain et serein.

L'écriture sera dorénavant mon domaine d'expression, me permettant indépendance et action. Elle pourrait réguler mon surplus d'énergie psychique, se focalisant plus sur ma créativité, moins de rabâchage, un nettoyage intellectuel constant dans le cadre d'une discipline régulière.

Le pouvoir de la pensée est énorme, il aide directement à matérialiser les aspirations, les rêves, les souhaits, même vis-à-vis d'autres personnes. Les mots peuvent être utilisés comme une prière ou comme une arme. Leur impact peut parfois être double, à conséquences multiples, et reçu différemment. Ils agissent sur la réalité et le futur. Ils préparent la mise en place des événements qui doivent se produire.

J'espère pouvoir sculpter une nouvelle réalité proche et immédiate que j'accepterais sans rébellion et filtrer la réalité lointaine représentée par celle que nous transmettent les médias de toutes sortes, jusqu'à ce que celle-ci s'épure, se débarrasse de sa propre psychose et de son pessimisme habituel, se transforme.

Je suis l'acteur principal, d'un film que je souhaite démarrer film et je dis "action". La trame du scénario est amorcée, sa poursuite m'oblige toutefois d'y inclure les évènements qui me sont réservés par le destin mais sur lesquels j'aurai un plus très grand discernement.

Je fais partie du groupe d'êtres à transformation, évolution lente. Pour l'autre groupe d'individus qui utilisent les drogues, produits chimiques, alcools, la transformation peut se faire du jour au lendemain, ils obtiennent des données, ils font des expériences, ils ont des intuitions fulgurantes. Dans un premier temps déstabilisés ils doivent enchaîner généralement sur une quête individuelle pour résoudre leur nouvelle équation personnelle, sans d'ailleurs être sûrs de trouver la solution de leur énigme humaine, comme tout le monde.

Accidentellement branchés sur une nouvelle fréquence, qui officiellement, n'a pas encore été négociée et attribuée ou encore jalousement tenue secrète, nous avons passé une "porte" et nous voilà absorbés par la "porte". Ils représentent une sorte de caste inédite et discrète de "penseurs", tous égaux, une caste purement psychique, psychologique, intellectuelle. Les acquis de la naissance, l'éducation, la place tenue dans la hiérarchie sociale et matérielle, l'expérience de l'âge, ne sont d'aucune utilité. Tout est nivelé et résumé à une force psychique, à tendance mégalomane, c'est à dire atteint de délire des grandeurs selon le Petit Larousse, et en l'occurrence il s'agit de grandeur spirituelle, d'appel de vérité.

Dans la foule internationale de ces nombreux frères et rares soeurs, la différence des corps, donc des sexes ne compte pas, c'est le cerveau qui dirige, met les nouveaux mécanismes en action, débouchant sur une lutte âpre et difficile. Bien sûr le contact établi, les attractions intellectuelles peuvent engendrer des attractions sexuelles, ou bien ces dernières exister d'elles-mêmes. Mais l'attraction ne fait oublier en aucun cas que le compromis intellectuel est interdit. Chacun doit aller au bout de lui-même, être en accord avec sa conscience, tout simplement.

De plus, certains d'entre eux, découvrent, étudient leur corps, pratiquent des expériences, tout cela en dehors des chemins balisés par la médecine officielle. Lorsqu'ils auront trouvé des indices supplémentaires permettant de mieux connaître les réactions de leur corps en fonction d'orientations psychiques et environnementales, ils auront créé une brèche dans laquelle n'accèderont que ceux ayant tenté le même chemin original et aventureux, car aucun guide ne montre la voie ou ne donne de conseils.

Leurs actions individuelles frayent de nouveaux passages. Ils régulent mieux les événements de leur vie, se défendent mieux. Ils représentent un pouvoir d'action globale, universelle, non coordonnée officiellement, mais qui s'harmonise peu à peu et le réseau internet leur permet de se relier, maillon après maillon ou de se retrouver ensemble se comprenant aussitôt. Leur volonté et leur capacité de réalisation pourraient leur permettre d'aboutir à la mise au point d'une arme psychique dont aucun leader politique ne détiendrait le bouton.

Leur besoin de vérité fait qu'ils peuvent se trouver mal adaptés au monde tel qu'il nous est offert actuellement. Ce sont des défenseurs de l'âme humaine, des résistants, relayant ceux qui dans le passé ont lutté pour que celle-ci soit toujours libre.

Quant à moi, je pense en particulier aux Maîtres Indiens, grands défenseurs de l'âme, pour qui c'était un sujet fort sérieux et dont j'ai toujours admiré la hauteur de vues. Par leurs expériences et leurs révoltes ils sont de grands précurseurs et visionnaires. Par leurs enseignements, écrits, actions, ils peuvent certes être qualifiés de manipulateurs d'esprits, mais pas d'âmes. Sous considérés par les pouvoirs en place en occident, bannis par les médias, critiqués ou admirés par les individus, ils sont toutefois détenteurs de pouvoir occultes, qui, en dépit de leur disparition physique, ont des effets secondaires dans le présent et dont les répercussions inconnues dans l'avenir se manifesteront certainement.

Ils nous demandent notre participation, notre relais et, s'ils nous déstabilisent, c'est seulement pour une mise en condition psychologique qui nous permettra de faire face plus facilement au futur incertain et sans doute chaotique. Enfin, l'attraction géographique et spirituelle qu'ils représentent leur permet de susciter des rencontres entre de nombreux êtres humains, avec toutes leurs conséquences inattendues et extraordinaires.

Il est évident que l'aspect sacré de cet endroit, l'approche spirituelle des aborigènes vis-à-vis du lieu, de la terre, de cette terre, le respect exceptionnel des autorités à l'égard du site, le texte que j'ai lu et mon impression première profonde, ne peuvent que me conforter dans mes idées, m'encourager dans mes prises de position.

Ce flot de pensées et de mots qui me traversent pourrait se prolonger, car le lieu m'offre apparemment à profusion une énergie convenant à mon esprit et le stimulant. Je décide toutefois d'interrompre le processus et d'enchaîner sur un changement de rythme : revenir au calme, au silence.

Je m'allonge et ferme les yeux. Près d'une demi-heure passe. Le silence n'est accompagné que du bruissement du vent léger, des cris et des battements d'ailes des galahs se déplaçant en groupe.

Je me lève et traverse la pelouse. Mon attention est attirée par quelques jolies plumes roses et grises se détachant bien sur l'herbe verte. Certaines sont toutes fraîches, avec leurs tons plus soutenus et toutes duveteuses. J'en ramasse quelques unes.

L'idée de découvrir le Centre d'Informations réservé aux visiteurs me vient alors.

Lorsque je pénètre dans la pièce de réception, une cassette vidéo intitulée "le triomphe des nomades", est en cours de projection. Elle concerne les aborigènes, leurs déplacements nécessaires pour dénicher leur nourriture, leurs coutumes en la matière, leur lutte pour survivre sur ce territoire australien ou le climat souvent torride rend le sol peu fécond.

Six ou sept aborigènes visionnent la cassette en compagnie de quelques touristes. Je ressens une impression étrange à les voir dans cette pièce, regardant sur un écran de télévision leurs congénères vivant comme leurs ancêtres. Hommes et femmes, plutôt âgés, ils portent de vieux vêtements, tenues de base de notre style vestimentaire : pantalon, chemise, veste, robes blouses estivales. Leur apparence semble négligée, quelques femmes arborent quelques coiffures échevelées. L'une d'elles se distingue par des mèches franchement blondes dans sa chevelure cuivre.

Le film terminé, je me dirige vers l'autre grande salle spacieuse, servant à exposer de grandes photographies et commentaires relatifs au Roc et à l'environnement de la région, les animaux, les plantes, le sol, les coutumes de la contrée. Les photos et les textes correspondants sont intéressants.

Il n'est pas question de rater un seul coucher de soleil durant mon séjour. Je décide donc de rentrer à l'hôtel, récupère mon vélo et pars partir cette fois-ci vers le rocher afin de le contempler de plus près.

A un kilomètre environ à vol d'oiseau de celui-ci, j'ai choisi un endroit où je me sens indépendante de la foule des admirateurs bien présents pour assister au spectacle réputé. Je suis prête pour une cérémonie à double objectif : admirer le coucher du soleil et célébrer la promesse de mes nouvelles orientations.

Assise sur le sol, parmi les arbustes, les herbes, le Roc attire mon attention. Il m'hypnotise. Sa masse, sa densité, son impact terrestre me rappellent le fameux monolithe mystérieux du film 2001 Odyssée de l'Espace.

Puis les tons du Roc, ceux du ciel autour, changent progressivement. Soudain, il semble s'illuminer de l'intérieur. Le flamboiement commence, extraordinaire. L'embrasement dure bien vingt secondes qui paraissent longues, denses, suspendues. Ma solitude favorise l'intensité de ma sensation. Puis le soleil ayant achevé son chef d'oeuvre, il se retire modestement. Le rocher d'un beau marron, immense, se découpe alors dans un ciel à tons dégradés pastel. Le contraste avec l'éclat précédent me stupéfie. L'air devient plus frais, la nuit se prépare….

Je retourne tranquillement à mon vélo. La musique de mon baladeur dans les oreilles, mes jambes pédalent allègrement.

De retour à l'hôtel, j'ai l'impression d'arriver dans une ruche. De nouveaux voyageurs viennent de descendre d'un bus, chargés de bagages élégants ou de sacs à dos parfois monstrueux. Les mouvements du personnel efficace et travailleur se mêlent aux allées et venues des clients déjà installés aux tenues vestimentaires les plus diverses et décontractées que l'on puisse trouver. Toutes les nationalités, toutes les langues m'environnent. Tout cela crée une dynamique stimulante. Cela me rappelle les ambiances tonique et vivante, internationale, de différents endroits :

Tout d'abord, l'ashram situé à POONA, en Inde, de BAGHWAN RAJNEESH, appelé plus tard OSHO, le gourou indien décrié et disparu, qui par sa présence réussissait à créer cette sorte de "champ" rassemblant occupants, curieux et disciples dans une telle atmosphère. L'environnement faisait l'objet d'attentions esthétiques et d'une amélioration constante.

Egalement le quartier de l'ashram de SRI AUROBINDO et de MERE (disparus aussi) rayonnant de présences blanches à pied ou à vélos, ainsi que la communauté internationale d'AUROVILLE, patronnée par l'UNESCO, à 15 kms, implantée dans une nature faite elle aussi de sable ocre, d'arbres et de fleurs.

Enfin le quartier de King Cross à SYDNEY où se situait le quartier des hôtels Backpackers (prévus pour les routards rehaussés de la carapace de leurs sacs de voyage). Ceux-ci de passage dans cette ville animaient ce quartier, créant une ambiance dynamique, cosmopolite et décontractée.

Toutes ces allées et venues, toutes ces sonorités si différentes me fascinent et je reste plantée là quelque temps pour profiter de cette ambiance magique qui me transporte à différents endroits de la terre, en des temps différents.

Je dois me forcer à la quitter pour aller dîner.

Plus tard je m'installe au bord de la piscine. Mais rapidement, gagnée par la fatigue, je décide d'aller dormir.

**Découvrez la suite du voyage de Nicole DOUTRE en Australie sur la page Séjour Australie de VoyagerMoinsCher.com** "



 
  Aurore Dupont-Sagorin, 95 - Val-d'Oise :

" Là-bas "

 

" Tout est neuf et tout est sauvage, libre continent sans grillages chantait Goldman. Certainement une ode à l'Australie. Quoi d'autre?
Ce pays est un rêve, un paradis. On n'y marche pas, on y flotte. Vous ressentez une envie soudaine de vous allonger au beau milieu de nul part, de gouter cette plante à l'aspect bizarre? C'est la liberté que vous sentez vous envahir.
Un besoin soudain de courir, de crier, d'aimer? C'est le pays tout entier qui est en train de vous changer.
Des kilomètres de désert, de forets, de nature à son état le plus pur. Un bonheur indicible.
Une fois que l'on a gouté à l'extrême diversité de ses saveurs, on ne veut plus jamais partir. On veut pouvoir, pour l'éternité savourer la myriade de sensations qui s'empare de notre corps, de notre esprit. Je suis revenue physiquement de ce continent mais mon esprit y est resté, mon âme s'y balade encore.
Le peuple est chaleureux, ouvert. Les paysages fabuleux et infinie semble être la mer. Quand on quitte l'effervescence heureuse des villes, on se trouve face à l'état sauvage des choses. Des créatures terrestres se baladent par centaines sous nos yeux ébahis. Pauvres européens que nous sommes, nous ne connaissons plus ces êtres qui peuplent notre planète. Les voilà, soudainement, libres, heureux.
C'est ce que nous devenons aussi, à force de côtoyer tant d'amour, de grandeur, de splendeur. Les mots viennent parfois à manquer.
Ses richesses sont infinies. C'est la vie que l'on goute quand on découvre l'Australie. "



 

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