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Maroc : infos pratiques

Le Maroc, terre de contrastes : visitez Marrakech, perle rouge du couchant, puis Essaouira la bleue, plongez dans l’eau turquoise de la mer Méditerranée ou tonique de l’océan Atlantique, foulez le sable d’un désert millénaire puis partez à la recherche du mythique Jardin des Hespérides sur les hauts plateaux des montagnes de l’Atlas, goûtez aux saveurs enivrantes des plats orientaux, laissez-vous conter le Maroc éternel à travers ses médinas et ses jardins suspendus…

Climat

12 ° janv. 14 ° fev. 16 ° mars 18 ° avr. 21 ° mai 24 ° juin 28 ° juil. 28 ° août 26 ° sept. 21 ° oct. 17 ° nov. 13 ° déc.

A faire lors de votre voyage

Côté terre : Découverte du désert à dos de chameau, en 4X4 ou en quad ; trekking et équitation dans les vallées et sommets escarpés du massif du Toukbal ; golf sur les très beaux greens de la Palmeraie de Marrakech

Côté mer : Thalasso et balnéothérapie, sports nautiques (surf, planche à voile) sur les plages de l’Atlantique et de la Méditerranée…

Côté culturel : Visite des Cités Impériales (Marrakech, Fès, Meknès, Rabat) et des petits villages authentiques ; découverte des ruines romaines ; et surtout, prendre le temps de découvrir un autre monde, entre les charmeurs de serpents et les conteurs de merveilles des bazars !

Spécialiste Maroc : Victor Jouniaux

Maroc : Vos récits de voyages

Concours Récits de Voyages : week-ends et repas gourmands à gagner ! Je participe

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Mon employeur me demande d'aller dépanner un ordinateur au Maroc.
Je passe ma journée du vendredi à dépanner (eh oui, férié la-bas mais la panne durait depuis 15 jours).
Le samedi, il me passe par la tête de rechercher un copain marocain connu quand j'étais étudiant.
Son père travaillait à l'ONCF (SNCF de là-bas). Je vais donc à la gare de Rabat et en croisant le responsable de la sécurité, je lui demande s'il connaît le père d'Abderrahmane. Un jeune à coté de lui connaît Abderrahmane et m'informe qu'il vit à Marrakech et m’emmène « d'office et d'autorité » rencontrer son frère qui travaillait comme comptable.
Nous faisons connaissance. Le frère m'invite chez lui pour manger un couscous.
M'offre une belle petite table ciselée car j'ai eu le « culot » de trouver qu'elle était belle. Les pieds de cette table se dévissaient et rentraient dans ma valise. Le lendemain, il m’accompagne au SOUK et je fais des emplettes pour un bon prix. Puis retrouvailles d'Abderrahmane plusieurs années après.

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C'était la 1ère fois que je prenais l'avion, j'étais un petit peu stressée, quelle drôle d'idée d'aller au Maroc, j'aurais du tout annuler. Il fait froid dehors, nous sommes début décembre 2014, il fait nuit aussi, je suis fatiguée et j'ai un peu faim. Arrivé à l'aéroport, il faut attendre l'enregistrement. C'est chose faite. D'un coup une dame nous dit qu'il faut que nous embarquions, elle vérifie nos billets et je vois enfin ! Il parait assez petit, je me demande si j'ai bien fait. Il est quand même assez joli. Je prends place, on me donne une petite sangle pour mettre mon bébé sur les genoux. J'attends quelques minutes, et là nous décollons ! Je regarde avec émerveillement le paysage de cette hauteur, c'est magnifique je n'avais jamais rien vu de pareil, les lumières, le lever du soleil, la mer qui semble ne pas bouger, les autres avions parfois et les nuages qui semblent être un doux lit de coton ! La terre change de couleur et prends des teintes ocres, nous arrivons ! L'avion se pose, je vois des palmiers et des maisons oranges, c'est magnifique, quel dépaysement. Un mini-bus nous amène jusqu'à l'hôtel en banlieue de Marrakech, vite j'ai tellement hâte de tout visiter ! Je dépose les valises et demande comme on peut se rendre à Marrakech, on me réponds alors que je peux y aller en navette dans 2 jours ou bien maintenant en taxi ou bien en stop ! Qu'à cela ne tienne, un vieillard en mobylette passe par là et nous propose de monter derrière dans sa remorque, nous voilà donc avec mon bébé d'un an cheveux au vent à 50 km/h sur la route, c'est exotique, j'adore ! Il y a des chameaux sur le bord de la route, ce sera pour plus tard. Marrakech nous voilà ! Quelle ville étonnante, ces odeurs d'épice qui flottent dans l'air, toute cette foule qui bouge dans tous les sens, quelle belle architecture ! Les gens sont souriants, nous décidons de faire un tour en calèche avant de nous engouffrer dans le souk et toutes ses ruelles pleines de marchands. Nous sommes rentrés avec 3 paires de babouches, du thé, une djellaba et ravis de cette journée magnifique, en taxi cette fois et en négociant comme de vrais marocains :) Le lendemain, bébé restera à la garderie et nous pourrons déambuler à dos de dromadaire, c'est étonnant comme sensation, cela bouge comme sur un bateau au gré des vagues, je l'avoue j'ai eue un peu peur ! Mais c'était aussi très amusant ! Les marocains ont une cuisine excellente je me suis vraiment régalée, je suis rentrée chez moi un peu nostalgique, me disant que j'y reviendrais, c'est sur, pour partir à l'aventure dans de nouveaux endroits de ce beau pays qu'est le Maroc !

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Ce dimanche 5 avril 2009, à notre arrivée à Marrakech, en descendant du Boeing 747, nous sommes agréablement surpris par la température estivale alors que nous avons quitté Paris sous la pluie. De magnifiques massifs de plantes grasses et de rosiers semblent nous souhaiter la bienvenue, un festival de senteurs et de couleurs accueille les voyageurs. Après les formalités d’usage et la récupération de nos bagages, nous trouvons le véhicule de l’hôtel sur un immense parking encombré de cars numéroté.

Une grande avenue bordée de palmiers laisse entrevoir des villas ocre rouge aux jardins plantés de bougainvillées, jasmins, agave et rosiers. Aucune tour ne dépare le paysage.

L’hôtel a fière allure dans son écrin de verdure mais on y accède sur un trottoir défoncé ! Le hall à la décoration orientale, bordé de petits salons, se prolonge par une galerie marchande. Notre chambre située au 5ème étage est spacieuse mais les toilettes vétustes auraient besoin d’être rénovées.

Après un repas trop épicé, nous passons une bonne nuit jusqu’à l’appel du muezzin à 5 heures 15, nous subirons cet inconvénient jusqu’à notre départ. Peu importe, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Une journée chargée nous attend, pour commencer nous partons à la découverte de la ville extérieure.

Installés confortablement dans le car, nous sommes effarés par la circulation anarchique des véhicules de toutes sortes y compris des carrioles tirées par des bourriquots qui se croisent dans tous les sens. Les feux existent seulement aux croisements des avenues à grande circulation, pour le reste chacun de débrouille. Nous traversons le quartier de Guéliz puis celui de l’Hivernage, quartier chic de la ville créé sous le protectorat Français. Le guide commente avec humour les endroits parcourus jusqu’à la Ménara. Une promenade au milieu des oliviers centenaires nous conduit devant un grand bassin construit au 12ème siècle puis réaménagé au 19ème siècle dont les canalisations souterraines permettent l’irrigation. Un pavillon à toiture pyramidale de tuiles vertes se mire dans l’eau, il servait de délassement au Sultan et aux femmes de son harem.

En route vers la célèbre palmeraie ! Grosse déception à la vue des palmiers décimés par un parasite. Il ne reste que cent mille exemplaires sur le million d’arbres plantés à l’origine, certains privés de leur feuillage ressemblent à des poteaux télégraphiques. D’autres ont été abattus pour construire des villas ce qui donne l’impression d’un vaste chantier. Quelques kilomètres plus loin, une étape dans un restaurant nous permet d’admirer des arbres sains dans un parc privé. Des chameliers proposent une promenade à dos de dromadaire mais je ne suis pas tentée.

Nous reprenons la route en direction du jardin Majorelle créé par le peintre du même nom. Le jardin exotique est planté d’espèces végétales du monde entier, des bassins ajoutent une note de fraîcheur dans ce décor magique, la maison bleue de l’artiste veille sur son œuvre. Une stèle à la mémoire d’Yves Saint Laurent rappelle que le grand couturier l’avait acheté avec son compagnon Pierre Bergé. Ils ont restauré et entretenu les lieux devenus un centre de promenade.

Ensuite nous roulons vers la Médina et la mosquée de la Koutoubia dont le minaret domine la ville depuis le 12ème siècle. Depuis un décret du Maréchal Lyautey, les maisons ne doivent pas dépasser 5 étages pour préserver la vue de cet édifice qui servait de repère aux voyageurs. Cela explique l’absence de bâtiments modernes élevés et l’architecture traditionnelle de la ville. Un autre décret toujours en vigueur interdit aux non musulmans de pénétrer dans les mosquées que nous ne visiterons pas.

Le dernier circuit consiste à faire le tour du mur d’enceinte de 19 km de longueur et de 6 à 10 mètres de hauteur. Ces remparts construits au début du 12ème siècle sont construits avec un mélange de pierre, de terre et de chaux. Les trous inégaux faits par les échafaudages ont été laissés pour permettre la dilatation et la rétraction des matériaux suivant les saisons ce qui a permis la bonne conservation de l’ouvrage. Dix portes fermaient l’entrée de la ville, elles ont maintenant une fonction décorative.
La visite d’une grande herboristerie termine le programme de la journée. Un bonimenteur se disant pharmacien vante les vertus de l’huile d’argan et de plantes qui guériraient toutes les maladies. Nous repartons sans rien acheter.

Le lendemain, nous retrouvons notre car pour une nouvelle excursion. Nous prenons l’avenue Mohammed V par la porte Bab Nkob pour nous rendre au palais Bahia construit pour le Grand Vizir Ahmed Ben Moussa et ses 80 concubines, il lui aurait fallu de la santé pour les honorer toutes ! Certaines de ces femmes ne connurent jamais l’hommage de leur maître, seules quelques privilégiées eurent cet honneur, en particulier la grande favorite. On ne visite pas tout car une partie des 150 pièces richement décorées est réservée à la famille royale qui y séjourne quelquefois.
Nous continuons à pied en empruntant des ruelles de terre battue bordées de maisons sans fenêtres extérieures, aux nombreuses échoppes d’artisans groupés par métiers. La circulation est incessante malgré l’étroitesse des rues. Motos, mobylettes, vélos, charrettes à bras et carrioles se fraient un passage à travers la foule, il faut se plaquer le long des murs si on veut rester indemne.
Après la visite d’un ancien caravansérail converti en ateliers, nous allons voir l’ancienne école islamique de la Médersa Ben Youssef construite par le sultan saâdien Moulay Abdellah et achevée en 1564 pour accueillir tous les enfants désirant étudier dans tous les domaines mais principalement la théologie. Les étudiants au nombre de trois cents à mille recevaient les cours pendant six ans. Une centaine de chambres, un immense patio entouré d’une galerie, une salle de prières et quelques dépendances constituent l’ensemble de ce bâtiment paré de motifs finement sculptés en bois de cèdre ou en marbre de Carrare. Maintenant désaffectée, elle reçoit des touristes venus admirer le raffinement de la décoration.
Poursuivant notre périple, nous traversons le quartier des teinturiers, des menuisiers et des forgerons, gens du peuple travaillant durement pour un maigre salaire.

Je fais quelques emplettes avant d’arriver à la célèbre place Jemaa El Fna grouillante de monde et de marchands de toute sorte. Des saltimbanques, des musiciens et des charmeurs de serpents essaient d’attirer les badauds pour gagner quelques sous. La chaleur étouffante accentue la fatigue, il est temps d’aller déjeuner dans l’un des restaurants donnant sur la place.

L’après-midi est consacré à la découverte du Palais El Badi dont il ne reste qu’une immense esplanade entourée de hautes murailles où nichent de nombreuses cigognes.
Ensuite, le guide nous emmène visiter la nécropole royale des tombeaux saâdiens où reposent les membres de la dynastie saâdienne qui régna de 1524 à 1659. Les tombes à ras du sol abritent les restes des serviteurs, ceux des souverains et de leur famille reposent dans des mausolées en marbre de Carrare situés dans une pièce décorée de stucs finement ciselés et protégée par une grille.
La journée se termine par la visite d’un soi-disant musée des artisans qui n’est en fait qu’un magasin genre supermarché où sont exposées les produits de l’artisanat local vendus au prix fort. Tout le monde est déçu du procédé et personne n’achète.

Le mercredi, rien n’est prévu avec un guide. Nous décidons de flâner sans contrainte. Nous prenons le chemin de la Médina à environ 20 minutes à pied de l’hôtel. Les trottoirs défoncés par endroit nous obligent à marcher sur la route. Nous côtoyons des villas aux massifs de roses splendides et passons devant les calèches décorées qui attendent les clients.
La grande place apparaît avec sa foule hétéroclite et ses marchands de fruits secs et d’agrumes vendus sous forme de jus. Nous croisons des individus étranges vêtus d’un costume bigarré et d’un grand chapeau. Des timbales autour du cou et une outre dans le dos, ils attirent l’attention avec une cloche. Ce sont les porteurs d’eau sortis tout droit d’un autre temps. Ils gagnent leur vie grâce à leur accoutrement folklorique très couleur locale ! On peut les photographier pour un euro mais personne ne se hasarde à boire l’eau qu’ils transportent.

Nous empruntons l’un des passages qui débouchent sur la place. Les véhicules motorisés ou non circulent de tous côtés. Habits et objets locaux de toutes sortes sont exposés au regard des passants. Il suffit d’en montrer du doigt pour se faire agripper par un vendeur dont on a grand mal à se défaire si on n’achète pas. En nous éloignant, nous arrivons dans les quartiers populaires aux ruelles de plus en plus étroites.
Les ménagères s’approvisionnent en fruits et légumes frais qui garnissent les étals des maraîchers. Des poulets vivants dans des cages au fond des boutiques de volaillers attendent d’être sacrifiés avant de finir en tajine ou dans un couscous. Les bouchers exposent des quartiers de viande pendus à l’extérieur, des têtes d’ovins ou de bovins attirent une quantité de mouches qui tourbillonnent autour.
La foule est dense, les charrettes à bras ou tractées par un âne ont du mal à se frayer un chemin mais elles passent, les badauds se réfugient dans les recoins pour leur faire place. Toute cette foule colorée et bruyante représente la vie journalière du petit peuple, loin des sites réservés aux touristes.

Après une pause déjeuner nous repartons en fin d’après-midi à l’aventure.

La place Djemaa el Fna devient de plus en plus animée. Des attroupements se forment autour des conteurs d’histoires, des cracheurs de feu, des danseurs acrobates, des dresseurs de singes et des charmeurs de serpents sous fond hurleur de musique locale.
On voit surgir des rues avoisinantes des hommes poussant des charrettes remplies de tables, de bancs, d’aliments, d’ustensiles de cuisson et de lampes à gaz. Ils installent des petits restaurants à ciel ouverts pour accueillir les clients marocains pour le dîner.
Des mendiants misérables quémandent quelques dirhams, des femmes berbères essaient d’agripper les dames pour leur faire un dessin au henné sur les mains, nous sommes sollicités de tous côtés. Des petits marchands assis par terre essaient de vendre des bricoles de toutes sortes
Des danseurs africains gesticulent au son de tambours tonitruant. Les spectateurs arrivent de tous côtés.
La fumée des grils commence à envahir l’atmosphère, les premiers clients surgissent pour s’installer.
La nuit commence à tomber, le vacarme devient assourdissant, il est temps de rentrer

Satisfaits de notre escapade, nous attendons demain pour reprendre l’apparence du parfait petit touriste.

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La pluie tombe depuis des jours. Au début, j’aimais cette soif étanchée de la terre. Ce sont les arbres qui donnaient toute la lumière. Et puis jour après jour la pluie mettait du gris dans nos yeux.
Je ne suis plus qu’une travailleuse depuis des mois. Penchée sur ce brevet blanc qui n’en finit pas, qui n’est toujours pas fini à l’heure où j’écris, je ne perds pas courage.
Car un mardi matin, je pars. Ma tante m’amène à la gare et le train se met en route pour Toulouse.
Le voyage commence là, sous le soleil de l’amitié : je retrouve Delphine et nous partageons un heureux moment au Jardin des thés (et de notre amitié).
Puis je m’envole et je passe par-dessus les Pyrénées enneigées, tellement massives, blanches et belles que je m’extasie devant la puissance de la nature. Puis c’est l’Espagne brune, la mer bleue, pour atterrir dans le crépuscule à Casablanca. Puis un dernier avion me dépose à Marrakech, à l’heure du croissant de lune. Et je m’endors dans un merveilleux lit douillet.

Je me réveille le matin sous le soleil. Les cigognes volent autour de la Koutoubia. Je baigne dans cette douceur d’ailleurs et le chant des oiseaux au petit déjeuner, riant de ces oiseaux huppés qui tentent de picorer nos croissants. Et je baigne dans la piscine divinement chaude, tandis que les très hauts palmiers frissonnent dans l’air de l’Atlas et que les cigognes continuent leur ronde. Pur moment de bonheur.
Je m’aventure dehors, essayant de semer des poursuivants trop insistants, obligée de cueillir très vite le parfum des roses. Longeant les murs ocre, parfois un peu plus vite que mon ombre, je cherche les jardins Majorelle. Mais me voici happée par un marchand qui m’entraîne dans sa boutique de peintures tandis que son collègue prépare le thé. Je sais alors que je ne pourrai pas sortir facilement de là. Le thé ne se refuse pas… Il peint pour moi un dessin d’enfant mais en me racontant une histoire qui me fait rire. Le marchandage commence pour gagner ma liberté, éviter le mariage, et gagner les jardins Majorelle, havre de paix, de douceur et de beauté… où je prends un délicieux déjeuner près d’une petite fontaine qui bruit.

Je cherche désespérément l’église qui a donné son nom au quartier de Guéliz, en ne demandant mon chemin qu’aux vendeurs coincés dans leur kiosque (c’est moins risqué) mais personne ne sait. Finalement, je demande à un vieux conducteur de calèche. Il ne comprend pas et m’amène vers la Koutoubia, mais je vois, au détour d’une rue, la fameuse église ! Arrivés au rond-point, nous voilà en « panne » de roue… Le conducteur répare la roue tandis que les chevaux s’énervent et que je me vois partir seule dans la calèche, au milieu d’une circulation inimaginable. Mais tout va bien et on arrive à (bon) port. Je suis sur la place Djemaa El Fna où l’affluence est à son comble. Musiques, serpents, jus de fruits, mendiants… Je me fraie un chemin pour avancer dans la médina, mais c’est l’enfer tant nous sommes serrés, sollicités… Je préfère rentrer, le soleil se couche sur la Koutoubia.

Le lendemain, après le merveilleux moment de détente du matin, piscine, dans ce jardin d’oiseaux, je repars le long des rues ocre. Je me promène dans la médina, plus calme, et je me refais des forces avec un lait de dattes si épais que je pourrai jamais le finir, assise sur un bout de bois, tandis que la rue vit au rythme de ses passants. Pour déjeuner, je me réfugie dans un hôtel riad magnifique, avec patios, piscine, décor andalou, petites fontaines remplies de pétales d’hibiscus, loin de l’agitation des ruelles et des rabatteurs.

Puis je pars en quête de la pâtisserie des Princes. Mais ma chaussure se casse en chemin et je traîne mon pied jusqu’à une boutique. Je finirai ma visite en babouches… Je trouve la pâtisserie où je me régale. Au moment d’emporter des gâteaux, je me retrouve nez à nez avec une élève, encore plus étonnée que moi ! Mais il ne faut pas s’étonner de me trouver là où on trouve des gourmandises…
Puis me voilà sur la place, un serpent sur les épaules… « Santé à ta famille », me dit-on. « Santé au serpent », je réponds, car je ne suis pas sûre qu’il soit si bien traité…
Et je me faufile dans le souk. Pour être tranquille, je montre mon porte-monnaie vide…

Au moment de repartir, la chaîne de télévision de Marrakech m’interviewe au sujet de la visite de la ville…
Alors je tente de longer l’avenue Mohammed (elles s’appellent toutes Mohammed…) et je retrouve l’église, face à la mosquée, preuve que des cultures et des religions peuvent cohabiter avec intelligence. Et un vieux monsieur me parle après sa prière.
Je reprends le chemin de l’hôtel, longeant cette fois la demeure du roi, volant une fleur de jasmin de son jardin… tandis qu’un garde remet ses gants blancs pour poser avec moi devant la porte.

Lumières du couchant sur la Koutoubia, les hauts palmiers, les martinets, où tout devient ocre…

Mais la journée ne s’arrête pas là : je pars avec une guide pour la Palmeraie dans la nuit, nous allons dîner chez Ali, où nous attend un repas typique, délicieux, tandis que les chanteurs entonnent les chants folkloriques, de l’Atlas, des Berbères, des Marrakchis… Nous dînons sous des tentes somptueuses, sur des tapis sans fin, sortis des rêves berbères, et tout fait penser à un palace…
Puis nous assistons à un spectacle de fantasia, les cavaliers s’élancent et tirent avec leurs armes tout en s’arrêtant à deux mètres à peine du public. Acrobaties, danses, tapis volant dans les airs, petit feu d’artifices, c’est un voyage dans la féérie…

De retour dans la nuit…
Je dois déjà reprendre la route le matin, alors je vois l’Atlas enneigé, les dromadaires allongés… Le voyage a lieu à chaque instant.
A l’aéroport, un peu excédée par un accompagnateur trop directif (l’habitude de me sentir libre…), je me retourne et vois… Jamel Debbouze et sa famille, juste à côté, s’enregistrant pour Paris Orly.
Arrivée en France, fatiguée (c’est que je vais tomber malade au retour…), j’attends le train à Bordeaux. Au moment de monter dans la voiture, je me retrouve nez à nez avec… Silvia, mon amie d’enfance !! Quel bonheur ! Deux heures à parler de voyages, à la retrouver avec son sourire d’enfant…
Le voyage se termine là, malgré la nuit grise, sous le soleil de l’amitié…


SOPHIE

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Les marocains disent toujours : « Marrakech, arnakech ! » D’abord je me suis perdue dans les souks-termitières, comme droguée par toutes ces images, toutes ces odeurs qui dansent autour de vous. La place Jemaa-el-Fna dès que la lune fut bien dessinée dans le ciel, cria aux passants : « Réveillez-vous, il fait nuit ! » Les charmeurs de serpents et de touristes ont sorti leurs instruments de musique. Un vendeur de brochettes, qui savait bien séduire, m’a proposé une « tête de Sarkozy confite » : irrésistible…
Sur la route, les amandiers étaient en fleur et les chèvres, perchées dans les arbres, grignotaient des noix d’argane.
Les marocains disent toujours : « Essaouira, et ça ira ! ». Dans la médina, les mosaïques, si grandioses, rient de nos photographies qui jamais ne leur rendent un si bel hommage que de les voir en vrai. Les mouettes vont et viennent, malignes, attendant gentiment qu’on détourne la tête pour nous voler nos sardines.
Les marocains disent toujours : « Agadir, rien à dire ». Et c’était vrai.
Les marocains disent toujours « Ouarzazate et mourir ». Et qui s’étonnerait en effet que les studios de cinéma aient établi leur camp dans un pareil décor ?

Et moi je dis toujours « Aït-ben-Haddou, le contourner serait être fou ». Car au bout de la route se tient, debout, la majestueuse cité ocre entourée de ruisseaux et de collines dorées. Là-bas, le soleil ardent ne tue pas les roses.

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me voici au Maroc, non loin de Ouarzazate, à Mhamid, le point de départ pour Tombouctou au mali ; il fait chaud, les dromadaires sont là qui attendent de partir faire une grande ballade dans le Sahara, et les hommes bleus, les touaregs appelés ainsi à cause de la couleur bleue laissée sur leur peau par leur djellabah, sous l'action du soleil et de la pluie.. des gens pacifistes et accueillants.
ce sont eux qui m'accompagneront tout le long de ce périple, tenant l'animal en laisse pour le guider, lui tout seul n'en fait qu'à sa tête. A chaque arbres, il s’arrête pour y déguster ses feuilles, mais yalla, il avance au moindre mot de ses maitres.
de ci de là sur le parcours, des tentes, où des gens passeront la nuit, au chaud, dans de bons gros duvets, il en faut, les nuits sont fraiches par ici..
arrivé au campement, le thé à la menthe, tradition oblige, coule à flot.. ça fait du bien..
le tout sur de la musique gnaoua, la musique des berbères, qui résonne au milieu de presque rien, dépaysement garanti, je suis servi.. quel silence aussi, sauf le bruit du vent, le vent chaud. je cours dans les dunes. ça me rappelle mon enfance..

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Ouarzazate, quelle drôle de nom et quelle drôle d'idée quand tout le monde s'envole pour Marrakech ou Agadir.
"-Ouarzazate en Juillet ? Mais vous êtes fous ? Vous allez mourir de chaud!"
Mais non nous n'étions pas fous, nous avions juste nos vacances à ce moment là, nous adorions le Maroc et ses habitants d'une rare gentillesse et hospitalité, mais nous connaissions déjà les deux villes précédemment citées aussi, avons nous choisi Ouarzazate pour partir à la découverte du Sud du Maroc.
Il y a peu de vols directs, aussi le deuxième vol (généralement au départ de Casa) est-il plus remuant que le premier, car même en partant avec Royal Air Maroc, l'avion est tout petit (40 places) survole l'Atlas et le désert, il peut y avoir des secousses un peu "flippantes" mais à peine en fait.
Ouarzazate est vraiment typiquement marocaine, son souk municipal a des relents de viande crue stockée en plein soleil en attendant d'être vendue. Le boucher chasse les mouches qui tournent autour à grand renfort de Baygon. Les volailles dégagent une odeur pestilentielle, mais qu'est-ce qu'on s'en fout en fait.... On nous régale de Tajine dans tous les hôtels et restaurants de la ville. Prévoyez une demie journée pour vous rendre au souk, non pas qu'il soit immense mais les négociations et les verres de thé demandent du temps, faîtes ce plaisir aux vendeurs: ils sont venus là pour vous. En sortant du souk, sur la grand place de Ouarzazate, allez déguster un énième thé à la menthe et surtout les pâtisseries chez "El Habous" qui sont divines. On nous a donné un conseil à Ouarzazate qui nous a énormément facilité notre séjour: Buvez chaud quand vous avez chaud. Vous acclimaterez votre corps à la température extérieure et surtout vous n'attraperez pas la Tourista en buvant des trucs glacés (les glaçons ne sont jamais faits avec de l'eau minérale).
A Ouarzazate, visitez la Kasbah Taourfit (impératif) et surtout partez vous balader. Prenez un guide avec un 4X4 ou louez une voiture, et roulez jusqu'à l'oasis de Fint ( du vert en plein désert, même quand on sait que cela existe, on est bluffé par ce spectacle) qui est à vingt minutes de la ville. Prenez la route des mille Kasbah et traversez la vallée des roses, la vallée du Dadès jusqu'au gorges de Touzdra (une journée), visitez le village typique D'ait Ben Adu au bord de l'Oued (magique).
Bref, allez voir Ouarzazate, c'est juste trop beau.

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