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Australie : infos pratiques

L’Australie, île-continent de l’Océanie, cumule attraits culturels et beautés naturelles. Les paysages urbains des mégapoles côtières (Sydney, Melbourne, Brisbane, Perth, Adélaïde) succèdent aux grands espaces de l’intérieur du pays, où les kangourous et les coyotes sont présents en plus grand nombre que les êtres humains. Les formations géologiques singulières du bush australien - l’Ayer’s Rock, l’Outback - font place à des forêts tropicales, et, sur les plages, les vagues et la barrière de corail accueillent amateurs de surf et de plongée sous-marine venus du monde entier…

Climat

26 ° janv. 26 ° fev. 25 ° mars 23 ° avr. 20 ° mai 18 ° juin 17 ° juil. 18 ° août 20 ° sept. 22 ° oct. 24 ° nov. 25 ° déc.

Australie : Vos récits de voyages

Concours Récits de Voyages : week-ends et repas gourmands à gagner ! Je participe

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Il y a deux ans mon chéri m'a fait une énorme surprise. Un vendredi soir, il est venu me chercher à la sortie du travail sans me dire ou il m'emmenait. Il m'a d'abord bandé les yeux pour me conduire jusqu’à l'aéroport. Une fois sur place, j'ai découvert notre destination et nos billets d'avion pour l’Australie! Vous n'imaginez même pas l'effet que ça peut faire que d'entendre ce genre de nouvelle. Il m'a à cet instant même, rendue la femme la plus heureuse au monde. Et nous voilà parti pour 3 semaines de vacances... qui devaient être tranquille à domicile... EN AUSTRALIE! A notre arrivée, malgré le décalage horaire, nous avons pleinement profité de la ville de Sydney qui est juste magnifique. Et la surprise ne s’arrête pas il avait prévu un circuit au travers tout le pays pour découvrir les vraies merveilles comme Ayers Rock, ou encore King's canyon. Mais le souvenir qui pour moi restera à toujours gravé, c'est une soirée au cœur du désert à écouter des musiques et chants aborigènes qui illustrent les différents animaux du pays. Je souhaite de tout cœur, un jour, connaitre à nouveau ce doux sentiment de bonheur!

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18 novembre : arrivée à BRISBANE, l'une des grandes villes du prodigieux continent australien. Le logement s'avère royal, au 19ème étage du Lennon's Hôtel qui en compte une trentaine, en plein centre du quartier piétonnier. Au dernier étage trône un magnifique restaurant panoramique à chef français, au buffet somptueusement garni de produits frais et variés et à la vue imprenable sur les buildings et la rivièrealentours.
Il s'agit vraiment là de la meilleure table depuis le début de ce voyage magique. Une fois de plus, hélas, le temps m'est compté et il faut utiliser à plein rendement les quelques heures qui me sont attribuées dans ce pays par l'organisateur de ce fabuleux tour mondial. La journée du lendemain est donc pleinement mise à profit avec une excursion le matin dans la City, puis dans le Lone Pine Park, un amusant concentré de la faune australienne en semi-liberté avec ses moutons, ses wallabies, ses koalas et autres wombats.
L'après-midi un bus me conduit au bord de l'océan, sur la Gold Coast située à une soixantaine de kilomètres: la station de Surfer Paradise offre généreusement ses immenses plages de sable fin, ses déferlantes de rêve mais aussi ses milliers de boutiques détaxées pour touristes et tenues là encore souvent..par des Japonais ! Ces lieux sont habituellement fréquentés par les fameux requins blancs mangeurs d'homme mais les squales apparemment ne sont pas tous dans l'eau !

Las ! Il faut déjà quitter ce beau pays: bye bye Australia et en route pour MANILLE dès le lendemain. Au passage, une excellente surprise: pour compenser certaines déficiences techniques dans l'organisation hâtive et "sur mesure " de ce voyage, l'organisateur s'est permis de m'offrir dorénavant toute la suite du voyage sur une seule et même compagnie aérienne et EN PREMIERE CLASSE, s'il vous plaît! Je réalise enfin le vieux rêve de pouvoir voyager dans la fameuse "bosse" du Jumbo, vous savez, là où l'on accède par un escalier étroit en colimaçon, où l'on domine tout le monde et où l'on bénéficie à tout instant des avantages matériels habituellement dévolus aux V.I.P. (poids de bagages autorisé plus important, confort des sièges, cuisine copieuse et raffinée, hôtesse particulière, etc...) ! Quel apanage que celui du concouriste gagnant qui peut ainsi de temps en temps se glisser dans un monde inimaginable auparavant, aux antipodes de son quotidien...

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Photo de sandrine GASPARD Photo de sandrine GASPARD Photo de sandrine GASPARD Photo de sandrine GASPARD Après 24h00 d'avion, eh oui ! le bout du monde c'est loin !!

Nous arrivons enfin à Sydney. Il fait nuit et je m'empresse d'immortaliser ce premier moment car la vue est magnifique depuis la chambre d'hôtel.

A présent, il fait jour sur Sydney. Nous avons 3 jours pour visiter la ville de fond en comble. Muni de nos pass de transport, nous partons à la découverte de Sydney.

Cette ville au ciel toujours bleu est particulièrement accueillante. Les habitants y sont paisibles et sans stress apparent. Ils sont particulièrement aidants avec les touristes, prêts à "laisser tomber" leur travail pour vous venir en aide. D'ailleurs, leur devises est "no worries" (pas de soucis) ce qui effectivement les représentent très bien.

Premièrement nous prenons la direction du Circular Quay . C'est là que partent toutes les navettes en direction de la baie watson ou la baie manly (très connue par les jeunes étudiants français).

Elles permettent de se faire rapidement une idée des alentours et comme la ville n'est jamais aussi belle que vu de l'eau cela joint l'utile à l'agréable.

C'est d'ailleurs sur le circular quay que se déroulent les spectacles de rues (musiciens, jongleurs....).

Petit détail, n'espérez pas boire un café sur le port de bon matin car en raison du climat subtropical dans cette partie du pays, les Australiens vivent surtout la nuit et aucun bar n'est ouvert avant 10h.

Vous pourrez également emprunter le monorail, il permet de voir la ville sous un autre angle. C'est plutot sympa !

Sur la baie Watson, on peut y apercevoir des Cacatoès en liberté, et ...moins agréables des mouches. Elles sont tellement tenaces qu'on à l'air d'une vache agacée !!

Mais revenons plutôt à Sydney et à toutes ses merveilles.


Ce qu'il ne faut surtout pas manquer lors de votre visite à Sydney, c'est bien entendu le fameux pont Harbour Bridge, le pont le plus large et le plus lourd du monde. Il est immense !! A condition de ne pas avoir le vertige on peut y apercevoir d'un des pilônes tout Sydney et jusqu'au Blue Mountains. Et bien plus encore pour les amateurs de sensations fortes car si vous regardez bien sur la photo de droite, on peut y faire une ascension guidée jusqu'au point central ce qui offre un panorama à 360° sur la ville . Mais pour ceux qui sont un peu moins téméraires, traverser le pont à pied offre une également une très belle vue. Personnellement je suis allé sur l'un des pilônes, mais je n'ai pas tenté l'ascension.


Autre lieu incontournable de la plus belle baie du monde : Le Sydney Opéra House.

Je crois que la meilleure façon de l'admirer est de le l'apercevoir de la mer. Son architecture révolutionnaire a été longtemps contestée, il est à présent encensé comme un chef-d'oeuvre. Ses multiples voiles en forme de coquillages scintillent avec le reflet de l'eau et du soleil. Si vous avez la chance de vous y trouver le dimanche, allez donc assister à une représentation. Celles-ci y sont données gratuitement les dimanches après-midi. Un moment inoubliable !!

Nous avons passé 3 jours merveilleux dans la ville de Sydney, nous reprenons à présent l'avion et quittons la civilisation moderne afin de nous rendre à ALICE SPRING'S découvrir le fameux rocher Ayers Rock.


A suivre.... (récit Alice Spring's dans quelques jours).

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L'Australie, 13 Juin 2010

Je touche le sol Australien pour la première fois, et je suis déjà fier de moi. J'ai 16 ans, appréhende beaucoup par rapport à pas mal de choses, seulement je savais que ce voyage allait être source d'inspiration et d'émotions.

L'Australie, possède quelque chose que personne ne peut connaitre, seul ce qui y sont allés. Je parle en connaissance de causes, en effet, je pensais que tomber amoureux de quelque chose était impossible. A partir du moment ou je suis arrivé à Melbourne et que j'ai respiré l'air de ce pays pour la première fois, j'ai tout de suite compris que ce pays avait quelques chose de particulier, et je ne me suis pas trompé !
Après 1 mois dans ce pays, après une visite de great ocean road, je m'identifie totalement à ce pays, qui me semble le plus beau du monde. La chaleur humaine y est incomparable.
Avez vous déjà pleuré devant un paysage somptueux et magnifique ? Si non, je vous conseille d'aller en Australie, la beauté des paysages vous ouvrirons le sens des émotions.
Je n'ai tout simplement pas assez de vocabulaire pour décrire ce pays qui est incomparable.
Et même sous la pluie, l'Australie est un pays qui éblouit !
Je suis maintenant revenu de France, les larmes aux yeux d'avoir quitter un pays magnifique et chaleureux, au revoir l'artiste

La prose de l'Australien, 30/01/2011

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AYERS ROCK
Premier Jour

Me voici en route pour AYERS ROCK, et cette fois par avion. Ce soir, je rétablirai mon lien particulier avec ce lieu extraordinaire en y séjournant à nouveau.

De l'avion, je peux admirer une mosaïque de surfaces aux formes diverses, de couleurs rose et verte, de cette partie du territoire australien. L'équipage nous gratifie en phase finale avant l'atterrissage, d'un vol circulaire fortement incliné autour du rocher monolithique, nous donnant ainsi la possibilité de l'admirer longuement sous cet angle inhabituel. Sa forme et ses couleurs, sur fond de terre d'un ocre intense me ravissent les yeux. Suspendue dans l'espace, sentant la pression des forces jouant sur mon corps, je souris de ce premier contact, venu du ciel.

En sortant du cocon métallique protecteur, je baigne aussitôt dans un air chaud, sec, léger, ainsi que dans une forte lumière et je remarque les tons mauves des collines environnantes atténués par une brume de beau temps.

Je me trouve maintenant dans la navette qui me conduit au Red Centre Hotel. C'est un hôtel de formule économique car on peut y séjourner en dortoir, tout en profitant des installations d'un hôtel de bon standing. Il est en pleine nature, à 15 kilomètres du Roc, environné de trois autres hôtels de grand standing et d'un camping. Leur construction fonctionnelle et esthétique : voiles de grosse toile blanche, matériaux locaux, panneaux à énergie solaire, nappe d'eau souterraine, leur permet de s'intégrer harmonieusement au paysage.

Après une installation rapide, je quitte l'hôtel et suis toute à mon environnement, mes pas communiant déjà avec cette belle terre sableuse. Un coup d'oeil à ma montre me confirme le compte à rebours du coucher du soleil et, après un repérage des alentours, je m'engage sur un chemin tracé sur une colline à pente douce.

Arrivée sur une plate forme circulaire agrémentée de quelques bancs, une vue très dégagée s'offre à mes yeux. Je peux alors admirer de très loin, le Roc et les Monts OLGA, au dessus desquels se trouve maintenant la boule orangée. Leurs courbes brunes se découpent sur fond de ciel dégradé, du bleu passant par le mauve, puis le rose.

Le paysage, la lumière encore forte, me font ressentir les mêmes impressions de plénitude, de force, goûtées il y a quatre mois, lors d'un premier trop court séjour de deux jours, effectué à l'occasion d'une traversée rapide du sud au nord de l'Australie.

La beauté, la sobriété, la puissance, l'harmonie du lieu m'inspiraient une connexion particulière entre le site et l'univers, surtout la nuit.

J'avais éprouvé également un certain bien-être au niveau respiratoire, ne ressentais aucune pression due à la gravité, ni sur le visage, ni sur les jambes, mon énergie physique ne diminuait pas au cours de la journée, et une forte énergie psychique m'empêchait de dormir sans toutefois laisser la moindre trace de fatigue le lendemain.

Revenir ici et goûter ce genre de moment est un cadeau suprême.

Cette fois-ci je reviens quatre jours, pour approfondir les raisons de cette fascination, profiter de longs moments en contact avec la nature, recevoir aussi, pourquoi pas, une inspiration heureuse, après la forte impression que j'avais ressentie à la lecture d'un extrait d'article paru dans un magazine New Age Australien qui confirmait mes intuitions et impressions. Ce lieu était tout à fait exceptionnel dans la hiérarchie cosmique, plein de significations.
Il m'incitait même à effectuer une tentative d'harmonisation de ma conscience, de mon esprit, mon corps, avec le site, le cosmos.

Je sens que le moment est arrivé de relire ce texte à haute voix et je le sors :

"AYERS ROCK est le vortex, tourbillon, le plus fort de cette partie de la planète. Si vous souhaitez réaligner quoi que ce soit, le simple fait de vous placer au coeur de cette spirale, située au centre de l'hémisphère sud, permettra au réalignement de se produire.

AYERS ROCK est une porte de transformation. C'est un plateau, une plate-forme, un lien direct d'interface à tous niveaux, de tous les Conseils, dans toutes les dimensions. Si vous tenez des réunions de Conseil, en cercle, sur le sommet de ce roc, vous serez directement assis à l'autel multidimensionnel de tous les Conseils existants. Vous aurez une interaction directe avec ces derniers.

Il traverse beaucoup de voiles, de niveaux. Son magnétisme est très puissant et ce, de manière très spéciale.

C'est un relais qui renferme en lui toutes les représentations similaires de tous les autres mondes. C'est un point d'interface, dans une matrice holographique. C'est un autel de présentation, un tableau de projection, sur lequel les autres peuvent être projetés et à partir duquel vous pouvez vous projeter vers les autres afin d'être en interrelation.

C'est une plaque de réception et de transmission.

C'est comme si un morceau d'un autre monde touchait le vôtre. C'est un point de connexion. C'est un carrefour d'échanges, c'est un forum. C'est une place, une station, une station de transfert."

Une émotion s'est emparée de moi au fur et à mesure de la lecture de ces mots, mais elle s'arrête au niveau de la gorge, je suis très calme.

Je relève la tête, mes yeux perçoivent la boule rouge sang du soleil qui touche maintenant la ligne marron des montagnes se découpant dans le fond. Je le fixe quelque temps. Le Maître va bientôt disparaître malgré que mes yeux ne le souhaitent pas. Il est toujours sobre et beau. Il me fortifie. Les secondes prennent l'importance qu'elles méritent…..

Il a disparu….. Je suis toujours là, mon texte sur les genoux, sereine. Les yeux à nouveau fermés, mon souffle se dissout dans l'air léger et tiède.

Ouvrant les yeux j'aperçois un ciel orange et rose ; mon environnement est plus sombre, le sable est devenu marron clair, quelques lumières au loin, plusieurs étoiles déjà.

Il est temps de retrouver un monde moins "cosmique", moins majestueux : le restaurant. C'est une salle immense, à grandes baies vitrées, dont l'une donne devant la piscine. Peu de clients à cette heure. Un grand buffet aux nombreuses couleurs est installé au centre. Le dîner est agréable et serein, agrémenté d'arrivées et de départs de clients au style vestimentaire "australien" : quelques chaussettes unies arrivant au dessous du genou, quelques bermudas bariolés, beaucoup de Tee-shirts à tendance plutôt nationaliste, des casquettes ou des chapeaux.

Après le dîner je m'installe sur un fauteuil au bord de la piscine, presque allongée. Le ciel est bleu nuit, parsemé d'étoiles, la lune est presque pleine et éclatante. L'environnement est vivant et chaleureux, fait de bruit, de mots, de rires, qui n'altèrent en rien ma paix. Deux mondes différents fusionnent dans une situation spontanée, harmonieuse.

Un peu plus tard, mon esprit reprend son activité et mes projets du lendemain matin m'apparaissent clairement : louer une bicyclette, visiter le centre d'informations, escalader le rocher, faire quelques enregistrements de commentaires sur cassette, prendre quelques notes.

**Découvrez la suite du voyage de Nicole DOUTRE en Australie sur la page Circuit Australie de VoyagerMoinsCher.com** **La suite du voyage de Nicole DOUTRE en Australie (retrouvez le début de son voyage sur la page billet d'avion Australie de VoyagerMoinsCher.com)**

AYERS ROCK
Deuxième Jour

Sur mon vélo je file sur l'unique route qui permet de rejoindre le Roc. Il est un peu plus de huit heures. Une ascension très matinale est nécessaire, car parfois dès 10H30 ou 11H00 elle est interdite, la température pouvant atteindre déjà 35 ou 38°. De loin, le Roc offre différents tons de mauve. Il se rapproche petit à petit et trois quarts d'heure sont nécessaires pour rejoindre l'espace aménagé au pied du Roc où touristes, voitures, bus, stationnent.

C'est la deuxième fois que j'affronte la pente de cette roche sacrée, sur un site sacré. L'ascension sera longue et plus difficile qu'elle ne paraît : elle m'avait surprise quatre mois auparavant. Ma stratégie est au point : monter très lentement, mais régulièrement, ne pas m'arrêter pour profiter de l'échauffement des muscles et des jambes.

Le démarrage est toujours ardu et je m'aide quelquefois sans hésiter de la chaîne fixée sur des piquets métalliques enfoncés sur la paroi très abrupte. De temps en temps, je fais une courte pause pour régulariser mon souffle et j'en profite pour me retourner et admirer l'environnement plat, sobre, mais coloré des alentours mariant la terre et le ciel. Un vent frais souffle et mes vêtements flottent. On dirait une force adverse.

Après une trentaine de minutes de montée continuelle, au cours de laquelle j'espère apercevoir le plateau d'un moment à l'autre, je gravis une pente plus douce et, enfin une vaste étendue au relief toutefois légèrement accidenté s'offre à ma vue. Sur le sol, la trace épisodique d'une ligne blanche est le repère utile du bon chemin. Encore quinze minutes de marche et me voilà au milieu du plateau. Le livre d'or est toujours là, sur un trépied, attendant la signature d'une file d'une cinquantaine de personnes. Je me promène aux alentours et admire le paysage.

Revenant pour poser ma petite phrase et ma signature, j'entends le bruit d'un bouchon sortant avec bonheur et énergie d'une bouteille de champagne australien, et, à mon grand amusement, je vois un couple de jeunes remplir leurs coupes préparées pour la circonstance, célébrant un mariage certainement très récent.

Sans doute stimulé par cette action originale, un jeune homme sort d'un sac un petit cerf-volant à qui lui aussi l'endroit donne des ailes. Le voici, bien dirigé par son maître, s'élançant dans le ciel, emporté par le vent. Un charmant koala figure sur la toile blanche, se balance, monte, descend dans l'air, tirant le meilleur parti de sa situation extraordinaire. La tête levée pour admirer ce spectacle j'aperçois dans le même temps un hélicoptère survolant le site accompagné d'un vrombissement de moteur. Je souris, heureuse du synchronisme de ces "événements", survenant juste à mon passage.

Le vent très présent me refroidit lors de mon attente pour apposer ma signature et je décide de redescendre aussitôt. La descente est plus rapide, mais la prudence est de rigueur car quelques accidents, parfois mortels, sont survenus déjà sur ce lieu.

Au pied de la masse rocheuse, quelques chauffeurs de bus, en uniforme : short bermuda, chemise bleue à épaulette, style pilote, chaussettes montant jusqu'au dessous des genoux, chapeaux à larges rebords. Ils sont rassemblés et conversent sérieusement entre confrères.. Lors de mes voyages sur les lignes de bus australiennes, j'avais remarqué leur forte personnalité, leur verbe facile, leur humour, particulièrement lorsqu'ils magnifiaient les petits travers des touristes de différentes nationalités, malicieusement démontrés dans une plaisanterie bien structurée.

Seule utilisatrice de bicyclette à cette heure, mon départ est plutôt remarqué. La chaleur ne me dérange pas, je retrouve le ventre maternel, je baigne dans un air chaud, le corps chaud. Let's go !

A l'hôtel j'enchaîne rapidement par une baignade en piscine avec quelques longueurs sous l'eau, me sentant tout à fait en pleine forme, revigorée par l'eau fraîche. Le soleil australien n'ayant pas que de bons côtés, la séance de soleil se termine à la fin de la matinée.

En début d'après midi avec mon appareil radio et enregistrement à la main, je sors pour trouver un endroit ombragé, tranquille, où je pourrai enregistrer quelques pensées sur cassette. La température est élevée et je porte lunettes de soleil et chapeau pour me protéger. A l'indication du terrain de sport, joliment qualifié ici de "oval", j'imagine un bel espace vert et cela m'incite à suivre les flèches correspondantes.

Mon intuition est bonne car, arrivée aux alentours du terrain, je vois une grande pelouse, très verte, toute entourée d'une couronne d'arbres hauts et feuillus. Sur le terrain une colonie de galahs, beaux oiseaux au plumage de couleurs grise, blanche et rose, occupants certainement attitrés, investissent le quart de l'espace libre de la pelouse. L'ombre procurée par chacun des arbres dessine une belle forme plus foncée qui m'invite à m'y installer, ce que je fais.

Cet espace frais est idéal pour s'allonger et méditer sur le style nouveau de "retraite" que représente mon séjour ici à AYERS ROCK, (ULURU pour les aborigènes). Je ne connais personne, n'ai aucune intention de rencontre. Cet endroit mêle nature, Australiens en visite, touristes de la terre entière, personnels et aborigènes vivant sur place.

J'ai envie de me lancer alors dans le "vide sonore" tout à l'inconnu des mots exprimés. Le fait de n'avoir aucun interlocuteur me laisse un espace total d'expression et mes pensées s'élancent :

Ce voyage, ce séjour, sont très importants. C'est la première fois que j'ai envie de choisir un site pour m'en servir comme point d'appui d'une prise d'orientation, de position, de décision sur le plan du corps et de la conscience. Cet endroit est parfait, relié au cosmos, au passé, au présent et au futur.

Mon corps a besoin de chaleur, d'air pur, de s'assainir, de renforcer son immunité. J'espère vérifier les bienfaits physiques constatés lors de mon premier passage.

D'autre part, mon âme, c'est à dire mes plus hautes aspirations, pour la plupart non réalisées à mon niveau personnel et universel, mon idéal utopique, m'entraînent à "réaligner", réordonner, recadrer, ma conscience, en intégrant dorénavant comme une donnée certaine mon intuition, et non plus à la constater sans la suivre la plupart du temps..

Depuis quelques années déjà, ma conscience devient très globale grâce à mes séjours sur différents continents et pays. L'évolution de mes idées personnelles, mes contacts avec différentes cultures, mes expériences dans le travail, le défi permanent de nouvelles rencontres débouchant sur de nouveaux styles d'amitié, de nouveaux environnements, m'obligent soit à une adaptation, soit à une transformation, responsable de nouvelles attitudes et réactions.

Il m'apparaît aussi que le même scénario politique, économique, social, maintenant écologique, existe dans tous les pays. Je ne peux plus accepter la présentation du monde faite par les médias et les institutions nationales et internationales, les hommes politiques, les ordres et hommes religieux.

La coupure du monde en Nord/Sud, après avoir été Est/Ouest, me paraît cacher le laxisme dont les tous gouvernements font preuve, même ceux des pays soi-disant pauvres, pour ne pas solliciter de leurs citoyens et entreprises très riches une contribution plus forte. pour rééquilibrer les finances nationales. Les pays dits du tiers-monde sont toutefois durement pénalisés étant donné les critères de vie retenus par les pays occidentaux et imposés à tous. Ils sont influencés depuis longtemps pour imiter notre style de vie colporté par le cinéma, la télévision, la radio, les journaux et magazines, la publicité.

Nulle part, un pays ne tente de résoudre par lui-même, pour lui-même ses problèmes humains, économiques, écologique, prisonnier des racines qu'il a plantées dans les organisations internationales, humanitaires, et englué dans des ramifications de toutes sortes sur le plan mondial.

Il serait possible d'imaginer un nouveau concept, planétaire et non plus international, instigateur d'une nouvelle gestion de ces domaines et de régler les problèmes. De tels types d'organismes existent déjà pour harmoniser les relations, résoudre les problèmes internationaux dans les domaines, spatial, aérien, les télécommunications, ou des accords de négociation sont toujours possibles à la place de discussions politiques sans issue. Les problèmes écologiques nationaux et internationaux prédits feront-ils l'objet d'une harmonisation de ce type ? Cette nouvelle épée de Damoclès n'est-elle pas le signal d'une concertation planétaire impérative pour adopter des résolutions préventives ?

La terre émet des signaux qui nous effraient mais d'un autre côté n'est-ce pas le moment pour les êtres humains de les intégrer pour constater et rectifier les erreurs commises par tous, dans tous les pays ?

D'autre part, le temps est venu à chaque être humain de trouver très difficilement sa place dans ce monde déformé sans la protection d'un Etat, d'une entreprise, de supérieurs hiérarchiques ou autre relations, même religieuses ou de toute autre organisation.
Comment faire pour franchir les barrières des pouvoirs officiels, politique, économique, médiatique, scientifique, énergétique, et même des pseudo services secrets ? Comment passer à travers les barrières invisibles des pouvoirs "officieux" des diverses sociétés secrètes, des pouvoirs occultes et religieux en place ?

Comment s'échapper d'une prison, d'un camp d'envahisseurs, d'un hôpital psychiatrique, ou même de sa propre famille ?

Souhaitant agir sur ma réalité proche afin de l'accepter sans frustration, je devrai être plus vigilante sur mon environnement naturel et humain, écarter sagement toute force trop négative, trop agressive, trop dissimulée, ou qui me demanderait des négociations trop fatigantes. je dois vivre le plus possible dans un environnement à mon goût, sain et serein.

L'écriture sera dorénavant mon domaine d'expression, me permettant indépendance et action. Elle pourrait réguler mon surplus d'énergie psychique, se focalisant plus sur ma créativité, moins de rabâchage, un nettoyage intellectuel constant dans le cadre d'une discipline régulière.

Le pouvoir de la pensée est énorme, il aide directement à matérialiser les aspirations, les rêves, les souhaits, même vis-à-vis d'autres personnes. Les mots peuvent être utilisés comme une prière ou comme une arme. Leur impact peut parfois être double, à conséquences multiples, et reçu différemment. Ils agissent sur la réalité et le futur. Ils préparent la mise en place des événements qui doivent se produire.

J'espère pouvoir sculpter une nouvelle réalité proche et immédiate que j'accepterais sans rébellion et filtrer la réalité lointaine représentée par celle que nous transmettent les médias de toutes sortes, jusqu'à ce que celle-ci s'épure, se débarrasse de sa propre psychose et de son pessimisme habituel, se transforme.

Je suis l'acteur principal, d'un film que je souhaite démarrer film et je dis "action". La trame du scénario est amorcée, sa poursuite m'oblige toutefois d'y inclure les évènements qui me sont réservés par le destin mais sur lesquels j'aurai un plus très grand discernement.

Je fais partie du groupe d'êtres à transformation, évolution lente. Pour l'autre groupe d'individus qui utilisent les drogues, produits chimiques, alcools, la transformation peut se faire du jour au lendemain, ils obtiennent des données, ils font des expériences, ils ont des intuitions fulgurantes. Dans un premier temps déstabilisés ils doivent enchaîner généralement sur une quête individuelle pour résoudre leur nouvelle équation personnelle, sans d'ailleurs être sûrs de trouver la solution de leur énigme humaine, comme tout le monde.

Accidentellement branchés sur une nouvelle fréquence, qui officiellement, n'a pas encore été négociée et attribuée ou encore jalousement tenue secrète, nous avons passé une "porte" et nous voilà absorbés par la "porte". Ils représentent une sorte de caste inédite et discrète de "penseurs", tous égaux, une caste purement psychique, psychologique, intellectuelle. Les acquis de la naissance, l'éducation, la place tenue dans la hiérarchie sociale et matérielle, l'expérience de l'âge, ne sont d'aucune utilité. Tout est nivelé et résumé à une force psychique, à tendance mégalomane, c'est à dire atteint de délire des grandeurs selon le Petit Larousse, et en l'occurrence il s'agit de grandeur spirituelle, d'appel de vérité.

Dans la foule internationale de ces nombreux frères et rares soeurs, la différence des corps, donc des sexes ne compte pas, c'est le cerveau qui dirige, met les nouveaux mécanismes en action, débouchant sur une lutte âpre et difficile. Bien sûr le contact établi, les attractions intellectuelles peuvent engendrer des attractions sexuelles, ou bien ces dernières exister d'elles-mêmes. Mais l'attraction ne fait oublier en aucun cas que le compromis intellectuel est interdit. Chacun doit aller au bout de lui-même, être en accord avec sa conscience, tout simplement.

De plus, certains d'entre eux, découvrent, étudient leur corps, pratiquent des expériences, tout cela en dehors des chemins balisés par la médecine officielle. Lorsqu'ils auront trouvé des indices supplémentaires permettant de mieux connaître les réactions de leur corps en fonction d'orientations psychiques et environnementales, ils auront créé une brèche dans laquelle n'accèderont que ceux ayant tenté le même chemin original et aventureux, car aucun guide ne montre la voie ou ne donne de conseils.

Leurs actions individuelles frayent de nouveaux passages. Ils régulent mieux les événements de leur vie, se défendent mieux. Ils représentent un pouvoir d'action globale, universelle, non coordonnée officiellement, mais qui s'harmonise peu à peu et le réseau internet leur permet de se relier, maillon après maillon ou de se retrouver ensemble se comprenant aussitôt. Leur volonté et leur capacité de réalisation pourraient leur permettre d'aboutir à la mise au point d'une arme psychique dont aucun leader politique ne détiendrait le bouton.

Leur besoin de vérité fait qu'ils peuvent se trouver mal adaptés au monde tel qu'il nous est offert actuellement. Ce sont des défenseurs de l'âme humaine, des résistants, relayant ceux qui dans le passé ont lutté pour que celle-ci soit toujours libre.

Quant à moi, je pense en particulier aux Maîtres Indiens, grands défenseurs de l'âme, pour qui c'était un sujet fort sérieux et dont j'ai toujours admiré la hauteur de vues. Par leurs expériences et leurs révoltes ils sont de grands précurseurs et visionnaires. Par leurs enseignements, écrits, actions, ils peuvent certes être qualifiés de manipulateurs d'esprits, mais pas d'âmes. Sous considérés par les pouvoirs en place en occident, bannis par les médias, critiqués ou admirés par les individus, ils sont toutefois détenteurs de pouvoir occultes, qui, en dépit de leur disparition physique, ont des effets secondaires dans le présent et dont les répercussions inconnues dans l'avenir se manifesteront certainement.

Ils nous demandent notre participation, notre relais et, s'ils nous déstabilisent, c'est seulement pour une mise en condition psychologique qui nous permettra de faire face plus facilement au futur incertain et sans doute chaotique. Enfin, l'attraction géographique et spirituelle qu'ils représentent leur permet de susciter des rencontres entre de nombreux êtres humains, avec toutes leurs conséquences inattendues et extraordinaires.

Il est évident que l'aspect sacré de cet endroit, l'approche spirituelle des aborigènes vis-à-vis du lieu, de la terre, de cette terre, le respect exceptionnel des autorités à l'égard du site, le texte que j'ai lu et mon impression première profonde, ne peuvent que me conforter dans mes idées, m'encourager dans mes prises de position.

Ce flot de pensées et de mots qui me traversent pourrait se prolonger, car le lieu m'offre apparemment à profusion une énergie convenant à mon esprit et le stimulant. Je décide toutefois d'interrompre le processus et d'enchaîner sur un changement de rythme : revenir au calme, au silence.

Je m'allonge et ferme les yeux. Près d'une demi-heure passe. Le silence n'est accompagné que du bruissement du vent léger, des cris et des battements d'ailes des galahs se déplaçant en groupe.

Je me lève et traverse la pelouse. Mon attention est attirée par quelques jolies plumes roses et grises se détachant bien sur l'herbe verte. Certaines sont toutes fraîches, avec leurs tons plus soutenus et toutes duveteuses. J'en ramasse quelques unes.

L'idée de découvrir le Centre d'Informations réservé aux visiteurs me vient alors.

Lorsque je pénètre dans la pièce de réception, une cassette vidéo intitulée "le triomphe des nomades", est en cours de projection. Elle concerne les aborigènes, leurs déplacements nécessaires pour dénicher leur nourriture, leurs coutumes en la matière, leur lutte pour survivre sur ce territoire australien ou le climat souvent torride rend le sol peu fécond.

Six ou sept aborigènes visionnent la cassette en compagnie de quelques touristes. Je ressens une impression étrange à les voir dans cette pièce, regardant sur un écran de télévision leurs congénères vivant comme leurs ancêtres. Hommes et femmes, plutôt âgés, ils portent de vieux vêtements, tenues de base de notre style vestimentaire : pantalon, chemise, veste, robes blouses estivales. Leur apparence semble négligée, quelques femmes arborent quelques coiffures échevelées. L'une d'elles se distingue par des mèches franchement blondes dans sa chevelure cuivre.

Le film terminé, je me dirige vers l'autre grande salle spacieuse, servant à exposer de grandes photographies et commentaires relatifs au Roc et à l'environnement de la région, les animaux, les plantes, le sol, les coutumes de la contrée. Les photos et les textes correspondants sont intéressants.

Il n'est pas question de rater un seul coucher de soleil durant mon séjour. Je décide donc de rentrer à l'hôtel, récupère mon vélo et pars partir cette fois-ci vers le rocher afin de le contempler de plus près.

A un kilomètre environ à vol d'oiseau de celui-ci, j'ai choisi un endroit où je me sens indépendante de la foule des admirateurs bien présents pour assister au spectacle réputé. Je suis prête pour une cérémonie à double objectif : admirer le coucher du soleil et célébrer la promesse de mes nouvelles orientations.

Assise sur le sol, parmi les arbustes, les herbes, le Roc attire mon attention. Il m'hypnotise. Sa masse, sa densité, son impact terrestre me rappellent le fameux monolithe mystérieux du film 2001 Odyssée de l'Espace.

Puis les tons du Roc, ceux du ciel autour, changent progressivement. Soudain, il semble s'illuminer de l'intérieur. Le flamboiement commence, extraordinaire. L'embrasement dure bien vingt secondes qui paraissent longues, denses, suspendues. Ma solitude favorise l'intensité de ma sensation. Puis le soleil ayant achevé son chef d'oeuvre, il se retire modestement. Le rocher d'un beau marron, immense, se découpe alors dans un ciel à tons dégradés pastel. Le contraste avec l'éclat précédent me stupéfie. L'air devient plus frais, la nuit se prépare….

Je retourne tranquillement à mon vélo. La musique de mon baladeur dans les oreilles, mes jambes pédalent allègrement.

De retour à l'hôtel, j'ai l'impression d'arriver dans une ruche. De nouveaux voyageurs viennent de descendre d'un bus, chargés de bagages élégants ou de sacs à dos parfois monstrueux. Les mouvements du personnel efficace et travailleur se mêlent aux allées et venues des clients déjà installés aux tenues vestimentaires les plus diverses et décontractées que l'on puisse trouver. Toutes les nationalités, toutes les langues m'environnent. Tout cela crée une dynamique stimulante. Cela me rappelle les ambiances tonique et vivante, internationale, de différents endroits :

Tout d'abord, l'ashram situé à POONA, en Inde, de BAGHWAN RAJNEESH, appelé plus tard OSHO, le gourou indien décrié et disparu, qui par sa présence réussissait à créer cette sorte de "champ" rassemblant occupants, curieux et disciples dans une telle atmosphère. L'environnement faisait l'objet d'attentions esthétiques et d'une amélioration constante.

Egalement le quartier de l'ashram de SRI AUROBINDO et de MERE (disparus aussi) rayonnant de présences blanches à pied ou à vélos, ainsi que la communauté internationale d'AUROVILLE, patronnée par l'UNESCO, à 15 kms, implantée dans une nature faite elle aussi de sable ocre, d'arbres et de fleurs.

Enfin le quartier de King Cross à SYDNEY où se situait le quartier des hôtels Backpackers (prévus pour les routards rehaussés de la carapace de leurs sacs de voyage). Ceux-ci de passage dans cette ville animaient ce quartier, créant une ambiance dynamique, cosmopolite et décontractée.

Toutes ces allées et venues, toutes ces sonorités si différentes me fascinent et je reste plantée là quelque temps pour profiter de cette ambiance magique qui me transporte à différents endroits de la terre, en des temps différents.

Je dois me forcer à la quitter pour aller dîner.

Plus tard je m'installe au bord de la piscine. Mais rapidement, gagnée par la fatigue, je décide d'aller dormir.

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AYERS ROCK
Troisième Jour

Le fait d'être seule lors du petit déjeuner ne me dérange pas. Je suis particulièrement sereine à ce moment de la journée et j'apprécie le calme de cet espace à cette heure matinale.

Les écouteurs sur les oreilles, j'écoute maintenant les nouvelles du matin grâce à ma mini radio solaire très légère, et aujourd'hui je les prends en note sur un petit carnet.

Elles représentent une des facettes de mon intérêt planétaire. Cela fait déjà plusieurs années que je les écoute, pressentant une sorte de mécanisme ou de logique bien rôdés, similaire sur les plans nationaux et internationaux, où pays riches ou pauvres subissent les mêmes influences. Parfois j'y entrevois une sorte de phénomène énergétique, un biorythme national, planétaire.

Les nouvelles sont des produits qui s'achètent, se vendent. Elles sont sélectionnées par les agences de presse, les journaux, les radios, les chaînes de télévision, avec tous les filtres humains que l'on peut imaginer. Certains hommes décident de ce qui doit être vu et entendu par d'autres. Les buts politiques, manipulatoires, d'influence, sont potentiels et parfois assurés. Ces nouvelles concernant une réalité qui nous est lointaine dans l'espace la plupart du temps, mais qui s'introduit malgré notre volonté dans celle dans laquelle nous baignons.

D'autre part le travail actuel de surveillance des agences de renseignements de chaque pays sur les images télévisées, les ondes radio et celles de téléphones portables, les échanges via internet, me laisse en pleine perplexité. Une analyse constante en est faite, en plus de la lecture des journaux et magazines. Toutes les informations, images, sont ensuite regroupées, répertoriées, classées. Par exemple, la banque des données de la C.I.A. était effarante. Quels étaient les buts visés ?

Nous sommes donc nombreux à être auditeurs, spectateurs, de ces nouvelles imposées, prisonniers d'une passivité imposée, intéressés et observateurs. Là encore, notre cerveau est toutefois sollicité et stimulé, mais aussi dérangé dans sa propre répartition de données personnelles. Pour la plupart d'entre nous peu d'action et de réaction, sauf ceux qui se démènent sur le réseau internet. Mais ils ne se trouvent pas à la source de distribution des nouvelles. Plusieurs déductions sont possibles, parfois même une paranoïa s'installe.

Réfléchissant, toujours dans l'expectative, le sujet me semble soudain trop ardu à l'heure du petit déjeuner. Mes notes étant prises, les nouvelles de la matinée terminées, mon tour d'horizon n'ayant abouti à aucune évidence, il ne me reste plus qu'à me lever et à démarrer la journée.

Souhaitant écouter mon enregistrement de la veille je me dirige avec mon appareil vers la plate-forme toute proche de l'hôtel d'où je découvrirai la couleur du roc à cette heure matinale. Un homme est là. Il fait des photos. Il se retourne à mon arrivée et me dit hello.

- Vous faites des enregistrements ? c'était ma psychose quand je travaillais pour la B.B.C. Maintenant, je suis à la retraite et je fais des photos !

- Oui, depuis quelque temps seulement, à titre personnel. Cà m'intéresse... Les couleurs changent tout le temps n'est-ce pas ?

- Oui, c'est vraiment subtil, quelle palette !

Je reste silencieuse pour ne pas déranger plus longtemps cet homme charmant, et me contente de regarder les alentours sans me lasser.

Un peu plus tard, après un parcours en vélo moins rapide qu'hier matin j'arrive au pied du Roc. J'ai l'intention d'en faire le tour complet, alors que l'air n'est pas encore trop chaud et le soleil pas trop fort, afin d'admirer ses formes.
Lors de mon voyage précédent je n'avais visité que quelques sites autour.

Je marche sur un sentier bien tracé la plupart du temps, bordé de jolies fleurs séchées, à cette période de l'année. L'eau n'ayant pas tombé depuis longtemps. Quelques fois des sites sacrés sont indiqués par la trace de signes, de points colorés sur des pans de roche ou des sortes de cavernes : là, indication de telle cérémonie, là, emplacement réservé aux rassemblements des hommes, là, celui des femmes. Cette séparation m'intrigue par rapport à l'époque. Cela implique qu'elle ait été décidée. Cela me rappelle les clubs anglo-saxons, quelques sociétés secrètes ou autres fraternités. L'accès à certains sites est même interdit.

Après une heure de marche régulière, un gros rocher à forme plate qui se découpe sur ma droite m'incite à m'étendre et écouter ma radio solaire. Je peux capter la radio locale aborigène qui diffuse sa musique typique, interrompue par quelques commentaires dans un dialecte. La roche est chaude. Le soleil m'inonde. Je savoure ce repos inattendu.

Plus tard je reprends ma marche, heureuse de regarder les formes diverses du rocher monolithique. A un moment, les Monts OLGA se profilent au loin. En chemin, je croise des groupes de touristes ou quelques promeneurs individuels, et nous nous faisons un hello amical et fraternel.
Me voilà à nouveau au parking avec ses bus et voitures. La balade est terminée. Il est temps de partir découvrir l'autre Centre d'informations, celui des Rangers à un kilomètre d'ici.

Avant d'atteindre la porte d'entrée, il faut traverser une sorte de cour, entourée d'arbres, dont le sol est recouvert de sculptures en bois de toutes dimensions, représentant des sujets divers fabriqués par les aborigènes des alentours. Elles se détachent parfaitement sur le sol poudreux presque rouge. Des pseudo stands, faits de branches et branchages servent de support à quelques toiles tachetées d'une multitude de petits points blancs, ocre, verts, marrons, représentant des motifs, formes, symboles divers à signification précise. J'avais pu en admirer quelques unes, parfois de trois mètres sur deux, d'un prix élevé, à ALICE SPRINGS, ville également très touristique et située à environ 500 kilomètres.

A l'intérieur, l'espace se compose en premier lieu d'une boutique, où deux aborigènes élégants sont au comptoir. C'est un foisonnement de tee-shirts, tasses, porte-clés, cartes postales, dessus de table, porte-monnaie, pin's, etc… recouverts des dessins du drapeau aborigène ou de celui du Roc sous tous les angles et couleurs possibles.

Puis c'est la salle d'exposition, où photos et commentaires retiennent mon attention. La visite se déroule silencieusement car il y a peu de visiteurs en ce moment.

Malgré la grande chaleur de regagner je décide de regagner l'hôtel en vélo, d'une traite, et de me reposer.

Plus tard dans l'après-midi après quelques minutes passées au bord de la piscine, je vois que le soleil va se coucher. L'idée me vient de le contempler cette fois-ci du sommet de la petite colline, près du centre d'informations, où se trouve l'antenne des télécommunications.

Je m'y rends en empruntant un chemin bien aménagé, tout sablonneux. Me voici sur un espace aménagé ou deux bancs sont déjà occupés, l'un par des femmes aborigènes, l'autre par les hommes. Je m'assois sur un troisième, prête pour le rituel solaire.

Les femmes discutent et, tout d'un coup, elles s'approchent de moi et me tendent un rouleau. Je le déplie et découvre une belle peinture aborigène sur toile. Elle est bien exécutée, d'aspect soigné, harmonieuse en lignes et en couleurs. Elle me plaît aussitôt et en demande le prix : vingt cinq dollars ! Il est sans aucun doute intéressant pour la dimension et la qualité. Je suis intriguée par la signification des motifs représentés et pose la question. Elles m'indiquent qu'il s'agit de femmes assises, et qu'au milieu c'est le symbole de la fertilité. Je suis heureuse de cette réponse. Ma décision est rapide, je leur donne vingt cinq dollars. Je les remercie chaleureusement dès que j'ai le rouleau entre les doigts. Elles semblent apprécier le fait que je n'ai pas marchandé. Je le déplie pour le regarder tranquillement. Là encore, le synchronisme de ma venue et de leur présence me ravit et m'émeut.

Mon doigt leur montrant à présent la direction du soleil, car le coucher est proche, elles sourient et regagnent leur banc pour l'admirer, elles l'attendent aussi. Leur compagnie me renforce. Le soleil commence sa descente lente, parmi quelques nuages noirs déjà frangés d'or. Un peu plus tard, ces nuages le partagent horizontalement. Le voici à nouveau entier, mais il se glisse déjà derrière les Monts OLGA.

Voilà, il a disparu. Des tons orangés et roses envahissent le ciel. Les aborigènes s'éloignent. Je reste seule, le rouleau de toile dans ma main droite. Le métal de la grande antenne des télécommunications est sombre maintenant. Elle est imposante et je me demande si nos buts sont reliés, séparés et indépendants, ou adversaires. Les ondes invisibles qu'elle capte et transmet sont reconnues, acceptées, maîtrisées, négociées. Les ondes de l'esprit n'en sont pas encore à ce stade et leur reconnaissance devra attendre une preuve scientifique.

Passant devant le petit pub/restaurant près du centre d'informations, je décide d'y dîner. L'ambiance est agréable et chaleureuse tout d'abord, puis bruyante après la venue de nombreux clients au comptoir. C'est l'heure de la bière !

Je rejoins maintenant l'Observatoire Mobile des Cieux de l'Hémisphère Sud, où je dois assister à une description des astres à ciel ouvert et à leur observation au télescope. Nous formons déjà un petit groupe, et l'animateur nous invite à le suivre pour monter sur la scène du petit amphithéâtre, où se trouvent les instruments. Il paraît passionné par le sujet et son dos voûté s'explique certainement par une observation exagérée au télescope.

J'apprends que les nouvelles étoiles sont moins brillantes que les plus anciennes. Ce serait les Grecs qui auraient donné un "sens" au ciel, en regroupant les étoiles en constellations, certainement après avoir trop bu ! Eclat de rire dans les rangs du groupe. Ah ! cet humour australien !

Le commentaire s'agrémente maintenant d'une projection de diapositives sur grand écran. Il concerne les planètes. Uranus fut la première à être découverte.

Il nous propose maintenant d'utiliser les deux télescopes. Lorsque vient mon tour d'observer la lune, je lui fais remarquer l'existence d'une belle ligne bleue autour du disque blanc agrémenté de taches sombres.

- C'est normal avec ce genre de télescope ! Me répond-il. Sur les ultra perfectionnés ce phénomène ne se produit pas. Cela s'appelle une aberration chromatique !

Cette réponse me laisse toute songeuse. Saturne avec ses magnifiques anneaux bien nets retient particulièrement mon attention.

- Ce soir, ajoute-t-il, il n'est pas possible d'observer la Croix du Sud à cause de l'éclat de la lune.

Et je ne sais quel fanatisme intérieur le pousse à rajouter :

- que "l'action" est ici dans l'hémisphère Sud, encore dénommé méridional ou austral.

Encore un mégalo, j'en reste coite !

La conférence et observation terminées, il m'est agréable de flâner aux alentours. Dans le hall de réception de l'hôtel SHERATON, on peut admirer quelques didjeridoos, ces longs instruments de musique, en bois creusé, décorés par les aborigènes qui les utilisent pour nous transmettre un son envoûtant. Lorsque j'avais entendu cet instrument en direct, le son, son énergie vibratoire avaient pénétré mon corps aussitôt, et j'avais ressenti le besoin de redresser ma colonne vertébrale et de fermer les yeux, réaction déjà rencontrée lors d'état de méditation bienfaisant.

Dans ce même hall, sur les murs sont accrochées des toiles aux couleurs vives, représentant le Roc, les environs, les faunes végétale et animale, le continent australien, d'un style naïf et symboliste. Elles me plaisent beaucoup.

Poursuivant ma promenade dans les jardins très spacieux de l'hôtel, à un moment, en pleine verdure, je m'allonge sur un banc pour savourer quelques moments de détente, entre silence et grillons, une brise très douce me caresse la peau.

Au fait, je ne dois pas oublier la balade en HARLEY DAVIDSON demain.


AYERS ROCK
Dernier Jour


Au Centre d'informations je présente une réservation pour la promenade en moto, ce soir, juste avant le coucher du soleil. Le rendez-vous est pris. Ce sera le nec plus ultra !

Par la même occasion j'explore les rares boutiques se trouvant aux alentours, repérant aussi la poste, la banque, l'infirmerie, le salon de coiffure. Il est possible de réserver des ballades en avion de tourisme, en hélicoptère, et parfois en montgolfière. Ce sera pour une autre fois !

L'indication de la salle de projection dont les portes extérieures sont ouvertes attire mon attention. Je visionne un premier film sur l'histoire du Northern territory (où se trouve AYERS ROCK) qui n'est pas un Etat de l'Australie, mais un territoire rattaché pour sa gestion à CANBERRA, la capitale. Le second, consacré à l'environnement particulier de cette région, permet de constater l'intérêt d'une grande partie des Australiens en la matière. Ils ont depuis longtemps une approche compréhensive et respectueuse de la nature, et ils ont mis au point des méthodes pour en tirer parti sur le plan des énergies renouvelables, tout en respectant la beauté du lieu.

La projection terminée je retourne au RED CENTRE HOTEL où je déjeune rapidement pour profiter du soleil. Près de la piscine il y a beaucoup de jeunes "voyageurs", filles et garçons, aujourd'hui. Ils sont très à l'aise dans leurs tenues colorées et minimales. Beaucoup de baladeurs et de produits solaires, lunettes et chapeaux protecteurs.

Il est temps maintenant de savourer à nouveau la fraîcheur et la solitude goûtées avant hier sur la belle pelouse du terrain de sports. Je revêts une tenue légère, prend mon appareil d'enregistrement. Passant par l'entrée de l'hôtel il y a foule de touristes et de bus qui attendent le départ des tours organisés pour l'ascension du Roc et la visite des monts OLGA.

Arrivée au but, je retrouve l'harmonie goûtée l'autre jour, et m'assois sur ce tapis vert sans obstacle, où l'espace règne en Maître. Inspirée, j'enregistre quelques idées. Car le temps fait son oeuvre et vient toujours l'instant où elles peuvent s'énoncer clairement.

On peut vivre de différentes manières. Soit s'accorder une liberté totale physique et psychique, sans la discipline d'un travail, et il faut faire face à des problèmes matériels qui peuvent gâcher la vie, ou bien se lancer dans la discipline d'un emploi qui permet d'éviter les problèmes matériels, mais qui peut être fastidieux et engendrer un mal-être ou même des désordres psychiques ou des dégâts physiques. L'équilibre est difficile à trouver et plus encore de nos jours, où chose impensable, les emplois se font plus rares, malgré l'évolution continuelle
de notre monde. il est difficile d'être son propre maître pour gérer sa vie sur ce plan, vu les barrières administratives et financières imposées avant de "lancer" par exemple son affaire.

Puis je m'allonge, regarde ce ciel immense, quelques nuages. je ferme les yeux.

Lorsque je me réveille, ma première pensée est pour la très prochaine balade en moto. Je me lève et file rapidement à l'hôtel pour me changer.

La rencontre avec le pilote est directe et sympathique. Il est grand, a de larges épaules et le fameux chapeau australien en peau souple, cerclé d'un cordonnet de cuir.

Le short que j'ai prévu pour sentir l'air sur mes jambes est vraiment un bon choix. Le vent dans les cheveux, dévalant sur mon cou, s'engouffrant dans mon tee-shirt, le gonflant, glissant sur mes jambes, me permet d'éprouver une forte sensation corporelle immédiate. Je pénètre l'air à toute vitesse sur cette moto, et cette barrière franchie, l'air m'environne toute entière. Le bruit du moteur de la moto est un bruit plaisant à mes oreilles. Il remplit l'air dynamique d'une certaine densité. C'est un moment grisant physiquement.

Mes yeux repèrent rapidement le Roc, les Monts OLGA, le soleil. Aujourd'hui, la vitesse est de la partie et cela change mes perceptions. Et l'on roule, roule... Des couleurs, du vent plein les yeux, que j'ai protégés de lunettes. Grâce aux compétences chronométrées de mon pilote et de sa maîtrise du positionnement stratégique de sa HARLEY DAVIDSON, j'admire le coucher du soleil sous divers angles et couleurs avant sa disparition, et le flamboiement du Roc lui répond sur la même couleur ! Magistral !

Trente minutes passent très vite dans un tel contexte et, après avoir vécu "intensément", je pose le pied sur la route près du centre d'informations, un peu décalée. Descendue doucement, je tends la main à mon pilote pour le remercier et redécouvre son côté face que j'avais oublié. Je suis sûre que mes yeux brillent autant que les siens.

Pour me permettre de me "reconstituer", je préfère m'asseoir quelques instants sur les marches près du centre d'informations. Après quelques minutes, je me sens prête à me lever et à marcher tranquillement sur le chemin sablonneux en direction du restaurant.

C'est mon dernier dîner, il se déroule fort agréablement. Ce sont mes derniers instants au bord de cette piscine, plus que jamais consciente de cette paix baignant dans une atmosphère de début de nuit.

Une ultime promenade aux alentours de l'hôtel pour respirer cet air léger, contempler les étoiles sur fond de ciel bleu nuit, la lune justement très présente.

AYERS ROCK est un endroit qui m'inspire, où je me sens libre et protégée. J'en emmènerai demain une parcelle avec moi.

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